Dofus Monster : Koulosse - Par Zytka & Trass’ Bill - Ankama Editions

1er mai 2013 0
  • Un petit koalak voit son destin basculer grâce à une pierre magique, et redonne sa fierté à une tribu de géants de pierre.

Dans la vallée montagneuse de la Morh’Kitu, le petit peuple des Koalaks (des sortes de cousins des Ewoks de la saga Star Wars) vit à l’abri des regards des aventuriers, bien décidé à protéger le Dofus caché dans les galeries souterraines.

Un peu plus loin, les montagnes frémissent au son des affrontements entre craqueleurs : l’une de ces gigantesques créatures de pierre décide de semer la zizanie parmi eux, et élimine lâchement un de ses frères.

Khôti, un jeune koalak, sera amené, par le plus grand des hasards, à reprendre le flambeau des deux races, et donner vie à l’une des légendes de sa tribu : le Koulosse...

La série des one shots de l’univers Dofus Monster se poursuit ici avec l’un des albums les plus réussis. Inspiré chacun par un monstre du jeu Dofus afin d’en conter les origines, chaque tome est scénarisé et dessiné par un auteur différent.

Ainsi, après notamment un chêne mou, des cochons, des lapins, un chevalier noir, ou encore un panda alcoolique, c’est au tour de Koulosse, un craqueleur porté sur la fumette, de s’illustrer sur un scénario de Philippe Zytka. Au contraire de certains albums précédents, le scénario ne se cantonne pas ici à présenter un héros débile atteint d’une malédiction, mais à l’instar du Chêne Mou ou de Zatoïshwan, raconte une histoire prenante en humanisant un monstre présent dans le jeu, que le joueur ne regardera plus de la même manière.

Dofus Monster : Koulosse - Par Zytka & Trass' Bill - Ankama Editions
©Trass’ Bill / Ankama Editions

Au dessin, Trass’ Bill utilise à son tour les codes visuels de la série à base de nuances de gris. Mais au lieu d’être plombées par cette absence de contraste, ses mises en page mettent à profit la couleur grise (la teinte naturelle des craqueleurs) pour composer des jeux de lumière restituant parfaitement le volume des colosses de pierre. Certains visuels servant de flashback utilisent par contre un rendu hachuré, montrant que l’artiste est également à l’aise dans un style plus nerveux.

Assurément l’un des meilleurs albums de cette série, cet épisode koulossal est chaudement conseillé.

(par Thomas Berthelon)

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