Dofus Monster - T2 : Le Dragon cochon - Par Gilles Aris - Ankama Editions

18 mai 2008 0 commentaire
  • Suivez l'odyssée d'une horde de cochons à travers la sombre forêt d'Amakna. Mieux vaut ne pas chercher des noises à leur drôle de dieu, c'est ce qu'apprendront certaines créatures à leurs dépens.

Dans le monde d’Amakna, les cochons de lait se font massacrer, engloutir, exterminer, non par un village gaulois, mais par des sacrieurs, dont le rejeton n’aime pas le sang (un comble, car une blessure les rend pourtant plus forts). Une sadidette adore flâner dans la forêt. Un vieil osamodas s’y balade également pour s’adonner à sa passion : la sieste. Lorsque le dieu des porcos, le dragon cochon, se met en tête de partir mettre les cochons à l’abri, tout ce petit monde va se croiser.

Dofus Monster - T2 : Le Dragon cochon - Par Gilles Aris - Ankama Editions
Extrait du Dragon cochon
© Gilles Aris/Ankama éditions.

La série des Dofus Monster se poursuit : après le Chêne mou de Crounchann, où un gentil arbre se laissait corrompre par une pierre maléfique, place maintenant à Gilles Aris et ses drôles de porcos. Le dessin et le scénario de l’auteur du Vieux Ferrand sont moins accessibles que ceux de Crounchann. Le graphisme gagne en force ce qu’il perd en clarté. En effet, le trait, épais et dense, et les zones de gris tramées l’emportant sur un blanc très rare ne permettent pas parfois de distinguer qui est qui et qui fait quoi, mais dépeignent parfaitement une forêt sombre et dangereuse. Nous délaissons l’univers du Chêne mou, clair, fait de crayonnés, pour nous enfoncer dans la noirceur des grottes et de la forêt nocturne. Le lecteur aura aussi peut-être plus de mal à entrer dans l’histoire, en raison des trois quêtes en parallèle, et de suidés moins sexy qu’un arbre parlant.

A l’instar du Chêne mou, Le Dragon cochon doit se lire plusieurs fois pour être pleinement apprécié. Il s’agit d’une fable traitant des responsabilités liées à la paternité, aux chefs de tribus. Comment ces différentes créatures parviennent-elles à veiller sur leurs congénères ? Un dernier détail à ne pas manquer : comme les autres albums du même éditeur, vous pourrez admirer les nombreuses illustrations (des avis de recherches de cochons perdus) en fin d’album, provenant de différents artistes.

(par Thomas Berthelon)

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