Dorohedoro T21 - Par Q. Hayashida - Soleil Manga

25 juillet 2017 0 commentaire
  • Œuvre atypique aussi bien graphiquement que par son univers décalé, « Dorohedoro » entame avec ce nouveau tome sa dernière ligne droite, offrant révélations et combat épique, mais toujours dans cette perspective de l’étrangeté qui fait son charme et sa force.

Nous avions laissé nos héros, répartis en différentes factions, en plan à Hole, le monde des humains, après leur « fuite » du monde des Mages et les événéments faisant suite à la prise de contrôle des Yeux-en-Croix de la demeure d’En, le plus redoutable et puissant des Mages.

Tout ce beau monde se décida ensuite de se rendre au Grand Magasin Central, cela pour des raisons diverses et variées, donnant lieu à un très long arc narratif, qui a débuté au tome dix-sept pour s’achever ici, au vingt-et-unième volume.

Le rythme de cette longue séquence se révéla relativement lent avec des groupes qui se font et se défont, les épreuves personnelles qui s’enchaînent, le tout avec un changement de focus à chaque chapitre ou presque.

Il y avait certes beaucoup de personnages et de sous-intrigues à suivre à ce moment-là, et l’ensemble fut indéniablement dense et riche, mais un peu longuet sans doute, avec l’impression que ce jeu de chaise musicale pouvait durer éternellement tant les combinaisons semblaient inépuisables, mais savoureuses admettons-le.

Il n’y avait en effet pas de quoi bouder son plaisir et le récit a fini par se décanter, touchant à sa conclusion dans ce dernier tome, préparant l’avènement de l’acte final du manga !

Dorohedoro T21 - Par Q. Hayashida - Soleil Manga
© 2002 Hayashida-Q / Shogakukan

Revenons donc sur le contenu de ce fameux vingt-et-unième tome, particulièrement épais et qui a de quoi ravir les amateurs des aventures de Caiman, de Nikaido, d’En et de toute cette clique qui les suit avec plus ou moins de bonheur ! En effet, tous les acteurs, dont certains avaient été longtemps absents, sont enfin réunis pour faire face à la grande menace qui a longtemps rampé dans l’ombre.

Par rapport aux tomes précédents qui faisaient donc la part belle au déroulement chaotique et multiple, nous sommes ici face à un récit plus bien simple et clair, car il s’agit aussi d’amener aux lecteurs les réponses tant attendues.

Ainsi nous avons deux grandes parties : tout d’abord Aï révèle toute son histoire à travers un long flashback ; nous avons enfin la version complète et linéaire des événements, ce qui est appréciable, vu leur complexité !

© 2002 Hayashida-Q / Shogakukan

L’entité « Hole » a pour but de gagner en puissance afin d’être capable de tuer le plus de mages possible, et c’est En qui l’affronte dans le second gros morceau du tome ! Le combat est aussi dingue qu’attendu : des spores et des champignons partout, en armures ou en clones guerriers ! Tellement étrange et dérangeant par moment…

Et cela grâce à une partie graphique toujours à l’avenant, avec des trouvailles et un trait underground, mais aussi un ton aliéné, de fond et de forme, absolument jubilatoire ! Surtout que l’édition de Soleil Manga propose un format un peu plus grand que la norme et toutes les pages couleurs originales !

Œuvre de folie douce ou violente, selon les cas, Dorohedoro est bien toujours un incontournable du genre mais qui arrive à sa conclusion très prochainement ! Comment cela va-t-il finir ? Mystère complet et c’est bien là l’un des autres charmes de la série !

© 2002 Hayashida-Q / Shogakukan

(par Guillaume Boutet)

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Dorohedoro T21. Par Q. Hayashida. Traduction Sylvain Chollet. Soleil Manga, collection "seinen". Sortie le 28 juin 2017. 278 pages. 15,00 euros.

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Dorohedoro sur ActuaBD :
- La présentation de Dorohedoro,
- Lire la chronique du tome 14,
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