Dragon Ball SD T1 - Par Naho Ohishi et Akira Toriyama - Glénat

14 janvier 2016 1 commentaire
  • Un nouveau Spin-off de {Dragon Ball}? Pas vraiment, mais une nouvelle tentative pour continuer à creuser le filon du manga culte d'Akira Toriyama, en se demandant s'il va un jour s'épuiser...

À première vue, on a le sentiment de tomber sur un des anime comics qu’affectionne Glénat depuis plus d’un an maintenant : volume moins épais, entièrement en couleur et un découpage des planches très sommaire et souligné. Mais il ne s’agit pas d’une récupération d’un dessin animé transformé en BD, mais bel et bien d’une création, ou plutôt d’une recréation.

Naho Ohishi a ainsi reçu la charge de proposer une nouvelle version, adoubée par Akira Toriyama lui-même, de Dragon Ball, à destination des plus jeunes. Ce qui peut surprendre dans la mesure où le titre, initialement paru dans le Weekly Shonen Jump, visait déjà un public enfantin. Les nouvelles générations ne pourraient-elles pas lire la version d’origine ?

En tout cas, nous voilà replongés dans la quête des Dragon Ball, en compagnie de Goku et Bulma, dans un style graphique dit "SD", pour Super Deformed, où les proportions des personnages sont revues, la tête occupant une place privilégiée par rapport au corps. Le but étant de tirer plus encore le titre vers l’humour.

Pour être honnête, le style de Toriyama au début de Dragon Ball, juste après Dr Slump, nous semblait déjà assez rond et mignon, héritage du manga comique. Le travail autour de cette version "SD" nous paraît relever plutôt du soulignement ou du renforcement que de la transformation.

Sur le fond, par ailleurs, et c’est peut-être là finalement que les changements sont les plus importants, certaines allusions ou situations qui faisaient que Dragon Ball parlait aussi à un public plus mature, sont modifiées, pour ne pas dire édulcorées. Une forme de pudibonderie ou une sorte de politiquement correct dans l’ère du temps ? Peut-être bien mais en tout cas le récit conserve son efficacité première : testé sur le public-cible, à la maison, le titre a été un succès immédiat.

C’est aussi sans doute une manière de réactualiser un succès - les mauvaises langues diraient de le presser jusqu’au bout - tout en raccrochant ses débuts à ce qu’il est devenu depuis. Ainsi divers petits écarts par rapport à la trame initiale constituent autant de clins d’œil aussi bien au lecteur ancien de Dragon Ball qu’à celui qui ne connaît la saga que par les films les plus récents. Et de ce point de vue, la démarche est plutôt un succès.

(par Aurélien Pigeat)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Dragon Ball SD T1. Par Naho Ohishi (dessin) et Akira Toriyama (œuvre originale et supervision). Traduction . Glénat. Couleur. Sortie le 25 novembre 2015. 192 pages. 7,60 euros.

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1 Message :
  • " une nouvelle tentative pour continuer à creuser le filon du manga culte d’Akira Toriyama, en se demandant s’il va un jour s’épuiser...- les mauvaises langues diraient de le presser jusqu’au bout - "

    Il est amusant de remplacer dans votre article "Dragon Ball SD" par "SW The force awakens". ça colle parfaitement, et on ne saurait nier une forme de logique dans la manière similaire dont ces licences se repropose. Tiens rajoutons Jurrassik World et Super mario kart 8, on est exactement dans la même démarche.
    Ensuite, un titre terminé en 1999 qui 15 ans plus tard est toujours dans le top 10 des ventes, il faudrait être un très mauvais professionnel pour ne pas faire durer cette demande du public.

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