Égide -T2 : « Africa Power » - Par Weytens & Morissette – Delcourt

28 août 2008 0
  • Après nous avoir livré « Energy Business » en avril dernier, le scénariste Fred Weytens récidive. Faisant équipe, cette fois-ci, avec le dessinateur Gabriel Morissette, il nous propose « Africa Power », un nouvel opus qui risque de décevoir les amateurs de séries d’espionnage.

Égide, une cellule de contre-espionnage mise sur pied par le millionnaire Marc de Saint-Mont, de concert avec les services secrets de sept pays européens, est appelée à défendre les intérêts de l’Europe… en Afrique. Le Como, un pays africain fictif, est menacé de coup d’État par des forces armées hostiles. Afin que l’Europe puisse maintenir de bonnes relations politiques et économiques (le pays a d’immenses ressources) avec son gouvernement démocratique et pro-occidental, l’Égide doit à tout prix protéger son président et l’escorter depuis la capitale jusqu’à une région sécurisée du pays. Pendant ce temps, Marc de Saint-Mont et sa nouvelle recrue, la cambrioleuse russe Aléna, enquêtent à Bruxelles, New York et Washington D.C. au sujet d’un trafic d’armes supposé entre les forces révolutionnaires et certains investisseurs occidentaux à qui le coup d’État pourrait profiter.

Même si tous ces éléments annoncent un album étoffé, il est malheureux que le scénariste ne parvienne pas à exploiter cette trame narrative potentielle. Au contraire, le lecteur a plutôt droit à une intrigue superficielle et incongrue. L’action se déroule de façon simplifiée et les évènements s’enchaînent avec une rapidité et une facilité peu vraisemblables. Enfin, le tout se conclut de façon abrupte et ce, avant même que le drame pseudo-politique proposé ait pu véritablement évoluer.

Côté dessin, le trait réaliste de Gabriel Morissette, parfaitement adapté à ce genre de série, ne déçoit pas. Celui-ci, fidèle au graphisme proposé par Denis Rodier dans le tome précédent, nous présente des illustrations dynamiques et rythmées. Par contre, ce travail, aussi remarquable soit-il, ne parvient pas à combler le vide narratif, ni à racheter l’album. Dommage…

(par Marianne St-Jacques)

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