Elixirs, tome 2 : Le Secret du Glupion - Par Arleston & Varanda - Soleil

25 novembre 2008 0 commentaire
  • Enfin, le second opus attendu : on gagne en magie, en aventure, en personnalité et donc en intérêt. Arleston ne faillit pas à la tâche, et certaines planches de Varanda valent les trois ans qu'il a passés dessus. À conseiller à ceux qui auraient été déçus du premier tome : la série prend son essor !

Le monde d’Amphel, au centre duquel flotte sur son île la cité libre d’Amporche, est un univers instable. La réalité y a tendance à se déliter. Pour la fixer, des mages utilisent les Élixirs qui doivent être pulvérisés pour que le monde retrouve sa substance.

Tolriq, jeune cancre à l’Université de la Magie, songe malheureusement moins à ses Élixirs qu’à ses conquêtes féminines ! Mais l’arrivée de monstres surgis de nulle part change beaucoup de choses, et Tolriq se retrouve protecteur de la princesse Murmillia. Le petit groupe qu’ils forment tous les deux avec sa garde du corps, l’aubergiste Foufnir et son Glupion vont devoir ranimer la puissance des Élixirs pour sauver le monde d’Amphel !

Elixirs, tome 2 : Le Secret du Glupion - Par Arleston & Varanda - Soleil

Il faut bien dire qu’à la lecture du premier tome, un sentiment de déjà-vu s’imposait : entre un gentil héros, valeureux mais un peu niais qui rappelle Lanfeust, les pouvoirs en moins, une petite bête poilue qui bondit à tous sens sur les rondeurs de belle demoiselle, comme dans une certaine Quête, un palais aux mille portes et l’Université de la Magie, cette histoire lorgnait plus vers le gentil , voire le réchauffé, que le trépidant.

Mais c’était sans compter sur l’expérience d’Arleston : son second tome dote Tolriq d’une personnalité double et retorse, alors que le Glupion s’avère incarner rien que moins qu’un dieu, décidé à aider nos héros dans la mesure de ses possibilités. L’exaspérante princesse trouve enfin un rôle à sa mesure et c’est dans une pièce de théâtre remplie de second degré que ce petit monde trouve enfin sa partition, même la garde du corps dénué de toute personnalité devient presque attachante.

L’ancienne et la nouvelle couverture du premier tome

Côté dessin, quiconque a déjà lu la première version noire et blanche de Bloodline et le premier épisode de la Geste des Chevaliers Dragons ne pourra douter du talent d’Alberto Varanda. Mais trois ans et demi entre le premier et le second tome, c’est tout de même long pour installer une série [1]. L’auteur nous promet le tome 3 pour le début 2010, et propose déjà de superbes crayonnés sur le forum de Soleil.

Si les décors, monstres et autres animaux sont d’une belle composition, les personnages lorgnent souvent vers l’adolescence, avec des expressions qui pourraient être plus travaillées. Là où justement les couleurs de la Geste et les ombres de Bloodline accentuaient les effets dramatiques, le côté pastel de Nolwenn Lebreton diminue la crédibilité de l’ensemble. C’est peut-être pour pouvoir placer l’album entre les mains des plus jeunes, mais cela en déforce le réalisme pour les lecteurs tatillons.

Élixirs demeure néanmoins une excellente série qui a pu trouver son rythme de croisière grâce à ce second opus chargé en aventures. Si Varanda redouble de travail pour régulariser la parution, ce titre pourrait devenir un incontournable du catalogue Soleil. L’éditeur a d’ailleurs ressorti le premier tome avec une nouvelle couverture, pour focaliser l’intérêt des libraires ... et des lecteurs.

(par Charles-Louis Detournay)

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Lire les six premières pages du second tome

Les illustrations sont © Varanda/Arleston/Soleil.

[1C’est pourtant le même délai pour les Conquérants de Troy dont nous vous parlerons prochainement.

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