Enfantillages - Le meilleur de moi, n°3 - Colonel Moutarde et Dumez

30 octobre 2002 0 Albums par Patrick Albray
  •   Ca s'appelle la vie. Un jour, on quitte le cocon parental et il faut se construire le sien, de cocon. En couple. Puis en famille. Et ça s'apprend sur le tas. Cette aventure de la vie est faite d'une multitude de petits événements banals qui, revus et corrigés par un humoriste, deviennent une chronique hilarante de notre monde moderne.

Déjà un vieil ami…

Entre l’adolescence et l’âge adulte, Philippe Dumez continue à se raconter au fil de ses souvenirs. Son passage mémorable à l’armée, son incursion dans le milieu impitoyable (mais tellement sympathique) de la télévision, ses relations chaleureuses avec ses voisins… autant d’anecdotes tendres, drôles ou touchantes qui transforment ces personnages en amis de longue date et nous préparent au plus grand des changements : la paternité.

Dérision et légèreté

À la façon d’un Nick Hornby et de son best-seller Haute Fidélité, ces deux chroniqueurs des petits riens du quotidien continuent de feuilleter le journal intime d’un garçon comme les autres. Qu’il parte faire son service, qu’il gagne une table de salon ou qu’il nous explique son attachement à sa première montre, on ne peut que fondre en lisant les nouvelles mésaventures de Philippe Dumez. Loin des autobiographies tristes et pesantes, cette suite de courts récits pratique la dérision avec légèreté, enluminé par le trait séduisant et élégant de Colonel Moutarde, une des nouvelles stars françaises du dessin de presse.

Et n’oubliez pas de visiter http://www.colonelmoutarde.com pour découvrir les coulisses de la série et fouiller dans les magnifiques cartons à dessin de Colonel Moutarde.

(par Patrick Albray)

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"Le Meilleur de moi" est basé sur des anecdotes réelles vécues par le scénariste. Et l’on aimerait avoir son sens de l’humour pour parvenir à transformer ainsi en gags toutes les mésaventures qui nous arrivent quotidiennement. Car, comment ne pas se reconnaître dans le pigeon piégé par une vente de fauteuils, dans ce locataire obligé de jongler avec une concierge tyrannique, par ce fils dont la mère s’est fait arnaquer par un bijoutier. D’autres se reconnaîtront dans ce bidasse confronté à la bêtise militaire. C’est drôle, terriblement vrai, gai, sans la moindre méchanceté dans l’humour. Frais et réjouissant !

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