Enma T1 & 2 - Par Kei Tsuchiya et Nonoyamasaki - Kana

8 octobre 2011 0
  • Nouvelle venue au rayon des séries fantastiques, cette envoyée des enfers apporte quelques idées intéressantes. Mais ses aventures, même si plaisantes, manquent globalement d'originalité et se révèlent répétitives.

Lorsque l’un des rois des enfers ne peut exercer correctement son jugement pour cause d’arrivée massive de morts, Enma est envoyée dans le monde des Hommes. Cette jeune fille un peu particulière s’adapte chaque fois au lieu et à l’époque afin d’approcher une personne précise qui est ou sera responsable de nombreux décès. Son rôle est simple : tuer sa cible en extirpant son squelette afin d’éviter des morts inutiles. Ne reste plus dans le corps de l’intéressé qu’un nombre d’os proportionnel à celui des individus qui l’aimaient.

Une fille venue des enfers pour éviter des morts qui n’ont pas lieu d’être, voilà une base qui a de quoi rendre curieux. En transportant Enma vers une nouvelle mission à chaque épisode, Kei Tsuchiya offre une variété de décors et de personnages à son scénario. Le souci vient du concept lui-même qui, sur la durée, devient lassant et sans réelle surprise. Bien souvent, Enma doit stopper les agissements d’un meurtrier qui tue égoïstement, en lui laissant parfois une dernière chance d’éviter la sentence.

Heureusement il arrive quelques exceptions, comme l’histoire du jeune Raziya qui se lie d’amitié avec un autre enfant mais qui, atteint d’une maladie mortelle, déclenchera une épidémie s’il ne fuit pas la population. Mais dans tous les cas, le résultat est le même : Enma finit par réclamer les os de sa cible. Les actions se répètent donc et l’écriture manque d’ampleur, d’ambition.

Pour la mise en images, Nonoyamasaki propose un travail assez soigné. Sans être extraordinaire, sa mise en scène fonctionne bien. En revanche, le trait (comme souvent) reste très influencé et calibré. On n’aurait pas craché sur quelque chose de plus original, de plus personnel.

Au final, malgré certains récits plus prenants que d’autres, ces deux premiers tomes ne parviennent pas à passionner. La faute à un principe qui tourne trop rapidement en rond.

(par Baptiste Gilleron)

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