Envoûtantes chimères - Par Milo Manara - Glénat

6 mai 2014 1 commentaire
  • Glénat poursuit la réédition des oeuvres complètes de Manara. Après les oeuvres principales du maître italien, voici un nouveau recueil dans lequel on peut retrouver un certain nombre de travaux rares et inédits. Une pépite !

Depuis que Glénat a racheté le fond Albin Michel, l’éditeur a retravaillé et réédité pratiquement toute l’oeuvre de Manara. On a pu assister à des essais aussi étranges que concluants comme la mise en couleur du Déclic, la réédition du Singe, ou encore la remise en avant des aventures de Giuseppe Bergman avec, en bonus, une page qui n’avait jamais été éditée en album.

Dans la continuité de cet effort éditorial, Glénat propose un nouveau recueil de plusieurs histoires courtes de Milo Manara, Envoûtantes chimères, qui réunit un hommage au créateur de Barbarella, Jean-Claude Forest, une histoire sur le mythe de Salomé, une fantaisie autour de la chute du mur de Berlin, un ode au respect des droits de l’homme, ainsi que quelques histoires érotiques, comme il se doit.

Un recueil qui ravira les amateurs d’onirisme et de beau dessin et qui illustre parfaitement les centres d’intérêt et la virtuosité du maître italien.

Envoûtantes chimères - Par Milo Manara - Glénat

"Milo Manara est un grand artiste, nous explique son éditeur Benoît Cousin, Mais il n’a jamais tenu un réel registre de ce qu’il dessiné. Je l’ai donc bien entendu interrogé pour constituer ce recueil d’œuvres rares ou inédites, mais j’ai aussi compulsivement exploré tous les fumetti et les magazines de bande dessinée afin d’y trouver ce qu’il aurait pu réaliser dans sa carrière. Ce qui m’a permis de dénicher quelques perles comme cette longue frise qui évoque l’histoire de l’humanité."

Une bonne moitié de ces récits courts de ce recueil de 120 pages avait été publiée jadis dans Journal intime (1992), mais cet album des éditions Himalaya (label de Magic Strip) est épuisé depuis des lustres, et c’est donc avec beaucoup de plaisir que l’on retrouve et que l’on redécouvre toutes ces histoires.

Nous portons particulièrement notre attention sur deux récits : dans Mors tua, vita mea, Manara met en scène la Renaissance italienne, et sa noria de créations, de désirs, de passions et de morts atroces. Une introduction aux Borgia à venir, ici présentés dans un noir et blanc particulièrement efficace ; par ailleurs, cet hommage à Hugo Pratt, son mentor et ami dans lequel Manara reprend tous les personnages fétiches de Corto Maltese, à l’exception du marin lui-même. S’il continue à se murmurer que Manara pourrait bien reprendre cette série mythique si l’opportunité s’y prête, on peut en attendant se laisser aller à rêver le temps de quelques planches...

(par Charles-Louis Detournay)

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Lire nos interviews de Manara :
- "L’aventure est quelque chose de plus important que la politique." (Mars 2011)
- "La femme possède un caractère sacré qu’il ne faut pas galvauder" (Mars 2009)

 
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1 Message :
  • "Ce qui m’a permis de dénicher quelques perles comme cette longue frise qui évoque l’histoire de l’humanité."On peut la trouver dans la bd collectif "Demain l’an 3000" sortie chez Albin michel en 1999 ainsi quand porte folio et aussi dans un petit ouvrage luxueux en poster et .........

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