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Festival BD Colomiers 2021 : jeunesse et édition indépendante au programme

  • Expositions, spectacles et concerts, animations et ateliers, rencontres et dédicaces... Le festival BD Colomiers, qui se tiendra du 19 au 21 novembre 2021, et la métropole toulousaine, ne lésinent pas pour faire oublier la parenthèse, d'ailleurs pas encore refermée, liée à la pandémie de coronavirus. Avec un événement essentiellement tourné vers l'édition indépendante, qu'elle soit adulte ou jeunesse, et un programme éducatif important, BD Colomiers cultive son originalité.

Pas évident, après les mois troublés par un coronavirus arrivé en Europe depuis presque deux ans, de relancer un festival. Il faut mobiliser les énergies, les fonds nécessaires - et donc les partenaires publics et privés - ainsi que les éditeurs et les auteurs pour espérer séduire un public certes avide de sorties mais qui doit faire avec les mesures sanitaires destinées à endiguer l’épidémie. Le programme présenté par BD Colomiers a réussi cette mobilisation. Il faut dire qu’il est prometteur !

Né en 1987, le festival de Colomiers, en Haute-Garonne, n’est pas un petit salon vivotant dans l’ombre de la capitale occitane. Il s’est affirmé au fur et à mesure des années comme un événement d’ampleur nationale, et même un peu au-delà. Grâce à une ligne directrice claire, associant jeunesse - des lecteurs et des auteurs - et indépendance - des éditeurs et de l’esprit du festival, BD Colomiers a su forger son identité.

Festival BD Colomiers 2021 : jeunesse et édition indépendante au programme
© Antoine Maillard

L’édition 2021 était, forcément, attendue. Son programme est dense et devrait séduire autant les plus jeunes lecteurs que les amateurs de bande dessinée alternative. Il y sera question d’éducation artistique, de donner le goût du dessin et de la lecture, et de partage. Un concours « jeunes talents » et une journée professionnelle intéresseront particulièrement les autrices et auteurs en devenir. Les spectacles et projections attireront les familles tandis que les rencontres devraient ravir les lecteurs les plus pointus.

© Antoine Marchalot

Deux expositions seront visibles le temps du week-end seulement : il ne faudra pas les rater. « Toute première fois » permettra de découvrir - nous en avons déjà parlé, en partie, sur ActuaBD ! - de jeunes autrices et auteurs qui ont publié cette année leur première bande dessinée longue : Manon Debaye pour La Falaise chez Sarbacane, Léa Murawiec pour Le Grand Vide chez 2024 et Antoine Maillard pour L’Entaille chez Cornélius. « La bande d’Antoine Marchalot dessinée », dont on avait pu voir une version à Angoulême en 2020, sera l’occasion de profiter de l’humour absurde et décalé, en tous cas dévastateur, de l’auteur.

© Camille Jourdy & Lolita Séchan

Les quatre autres grandes expositions pourront être visitées jusqu’à la veille de Noël - une durée non négligeable et pas si fréquente dans le cadre des festivals. « Cachée ou pas, j’arrive », inspirée de l’ouvrage publié par Lolita Séchan et Camille Jourdy chez Actes Sud BD, fera bien sûr le bonheur des enfants grâce à son univers ludique et très beau. « Chez Marylène, la frite est belle » permettra de voyager jusqu’au Pays Marylène inventé par Anne Simon et dont la série est éditée par Misma. « L’Heure dorée » permettra de découvrir les peintures encore trop méconnues d’Eleanor Taylor. Enfin, « Une grande histoire de l’amour » de Nicolas Barrome-Forgues associera histoire de l’art, humour et formes pop.

© Anne Simon

L’ensemble du programme - consultable dans son intégralité ci-dessous - est à l’aune de la qualité des expositions. Trois « concerts dessinés » et un « match d’impro » mêlant théâtre et dessin, diverses animations telles qu’un cadavre exquis dessiné, des lectures pour les tout petits, un quizz, une enquête, des ateliers et des rencontres : se divertir, découvrir et apprendre sont indissociables à Colomiers. Un pont vers le cinéma d’animation sera réalisé avec la projection de courts-métrages et du film La Traversée de Marie Desplechin et Florence Miailhe notamment.

À tout cela s’ajouteront les traditionnels stands des éditeurs - une soixantaine, pour la plupart indépendants - et la présence d’une centaine d’autrices et d’auteurs. Pour prolonger l’événement, d’autres expositions seront visibles dans la métropole toulousaine : « Apprentis-sorciers… chercheurs égarés et autres savants fous ! » de Tom Gauld et « Amazones : bandes dessinées combattantes » avec Gwenola Carrere, Charles Forsman, Léon Maret, Aude Picault, Anne Simon et Chloé Wary. Impossible donc de s’ennuyer !

Un festival à suivre, en direct ou en léger différé, sur notre site, notre page Facebook et notre compte Instagram !

(par Frédéric HOJLO)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Visuels en médaillon © Jérôme Dubois / Studio Vost / BD Colomiers.

- Tarifs :
3 €. Gratuit pour les moins de 18 ans, les étudiants et les porteurs de la carte Pastel-Tisséo.
Pass festival (accès Hall Comminges tout le week-end) : 5 €.
Tarifs spectacles : 2 €. Gratuit pour les moins de 18 ans.
Ciné-goûter au Cinéma le Grand Central : 4 € 50.

- Horaires d’ouverture au public :
Vendredi 19 novembre de 14h à 19h
Samedi 20 novembre de 10h à 19h
Dimanche 21 novembre de 10h à 19h

- Accès :
Route - RN124, Direction Auch, sortie N°4 suivre Hall Comminges
Train - Ligne TER Toulouse-Auch – Arrêt Gare de Colomiers
Bus - Ligne L2 (Toulouse Arènes > Colomiers)

- Mesures sanitaires :
La présentation du pass sanitaire est demandée à l’entrée de tous les lieux du festival pour les plus de 12 ans.
Le port du masque pour les plus de 11 ans est obligatoire dans tous les lieux du festival.
Du gel hydro-alcoolique sera mis à disposition du public à qui il sera demandé de systématiquement se laver les mains avant d’entrer dans les différents lieux du festival.

- Renseignements :
05 61 15 23 82
www.bdcolomiers.com
www.facebook.com/bd.colomiers

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20 Messages :
  • Le festival de la gentrification de la bayday

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    • Répondu par moog le 15 novembre à  12:01 :

      On voit que vous n’y êtes jamais allé, si vous pensez ça. C’est un festival extrêmement agréable et populaire.

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      • Répondu le 15 novembre à  13:22 :

        Non, c’était un très grand festival agréable et populaire, c’est devenu la vitrine de la bien-pensance de la bd, nuance.

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        • Répondu par renaud le 16 novembre à  10:37 :

          "La bien-pensance de la BD"… Expliquez-nous donc ça, qu’on rigole un peu !

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    • Répondu par Balan le 15 novembre à  12:18 :

      Le mépris chapitre 24 4222

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      • Répondu le 15 novembre à  13:22 :

        pour la bd populaire, oui.

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        • Répondu le 15 novembre à  17:02 :

          Mais c’est quoi la bien-pensance en fait ? On entend ça sans arrêt dans la bouche des réactionnaires, de la droite, de l’extrême-droite. Ça veut dire être de gauche tout simplement ? Quel rapport avec un festival de BD ? Il est organisé par une mairie de gauche ? Il est subventionné par l’Etat ? C’est quoi le problème ?

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    • Répondu par anonyme le 16 novembre à  10:39 :

      Vous avez des centaines de festivals de bédé "populaire", mais dès qu’il y en a un qui sort du lot, ça vous défrise… Détendez-vous mon vieux, personne ne vous oblige à y aller !

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  • Bon, essayons d’être clair, au lieu de lancer des expressions à l’emporte-pièce.
    D’après le Larousse, la gentrification désigne la « tendance à l’embourgeoisement d’un quartier populaire ». C’est en effet un concept qui vient de l’urbanisme et de la géographie. Admettons que l’on puisse l’étendre à la bande dessinée (ce que certains contributeurs de ce site ont d’ailleurs déjà fait). Qu’est-ce que cela signifierait alors ? En gros : elle est devenue chère et donc seules les classes bourgeoises peuvent en lire. Le festival BD Colomiers est en grande partie dédié à la jeunesse, ses tarifs sont très peu élevés et c’est même gratuit pour les mineurs. Les éditeurs et auteurs invités sont pour la plupart modestes, financièrement parlant, et beaucoup interviennent dans les écoles ou auprès d’associations éducatives. Quel rapport donc avec la gentrification ?
    Plus loin : la bien-pensance. Voilà qui est beaucoup plus flou encore. Restons avec le Larousse, qui semble plutôt neutre. Il définit un bien-pensant comme quelqu’un « qui se conforme à l’ensemble des opinions dominantes ». Si l’on en juge par les résultats électoraux et les sondages, les opinions dominantes en France actuellement penchent sérieusement à droite (voire au-delà). Le Figaro Magazine a récemment fait sa une sur l’école qui « endoctrinerait » les enfants à l’antiracisme... Ce n’est qu’un exemple, révélateur d’une ambiance. Or, rien n’indique dans son programme que BD Colomiers promeut des idées proches de ces opinions dominantes. Il est d’ailleurs rares que les festivals de bande dessinée d’ampleur nationale mettent en avant des opinions.
    Nous avons donc là des commentaires dont on peut se demander si son auteur ne s’est pas trompé de site.

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    • Répondu par M.Blot le 16 novembre à  12:57 :

      Il ne faut pas se référer aux résultats électoraux mais à la norme du monde de la bd, si vous ne voyez pas la dominance flagrante d’une certaine forme de créations qui pousse à la gentrification de la bd, vous n’avez rien compris. Ce festival bd, qui n’est plus aujourd’hui qu’un festival de bd indé, qui se veut ouvert mais écarte tout un pan de la création actuelle est à l’image de ce milieu. Et pas la peine d’ouvrir le Larousse, ça saute aux yeux.

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    • Répondu le 16 novembre à  13:04 :

      C’est marrant, vous n’avez visiblement pas suivi l’évolution de ce festival grand public vers un festival plus élitiste et tourné vers la bd indépendante, ainsi que toutes les querelles, les mises aux placards, la main mise des Requins Marteaux à un moment, les orientations politico-culturelles suite à la création du Pavillon Blanc, etc. Vous ne voulez voir que la petite partie visible d’un iceberg qui vous dépasse. Dommage.

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      • Répondu par Frédéric HOJLO le 16 novembre à  21:55 :

        Voilà qui me « dépasse » et (message précédent), je n’ai « rien compris ».

        Merci pour ces tranches de sympathie. Quoiqu’en effet, je n’ai pas bien compris pourquoi toute cette sympathie. Je n’ai fait ni dans mon article, ni dans mon commentaire, l’histoire du festival, ni son apologie, même si je n’en dis certes pas du mal.

        A M. Blot : « la norme du monde de la bd », « une certaine forme de créations », « la gentrification », « l’image de ce milieu ». Qu’est-ce à dire ? Le Larousse que j’affectionne tant a ses limites : éclairez- nous.

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    • Répondu le 16 novembre à  13:08 :

      D’accord mot pour mot avec la réponse de M.Hojlo. Pour autant, il est vrai qu’il existe une forme d’embourgeoisement de la BD avec le développement grandissant d’une offre de romans graphiques vendus aux alentours des 25 euros, et donc inaccessibles à une très large majorité de la population. Cette gentrification, si on peut l’appeler ainsi, est principalement le fruit de la politique des grands éditeurs. Les mêmes grands éditeurs qui publient les albums de BD dite "populaire" que certains défendent ici à corps et à cri. De BD véritablement "populaire", je ne vois pas, donc, puisqu’elle est produite par de grands groupes éditoriaux capitalistes, très éloignés des préoccupations du "peuple". S’il existe une BD populaire, il faut plutôt la chercher du côté des mangas, qui sont bon marché, mais qui sont eux aussi produits industriellement par de gros éditeurs, assez peu soucieux du bien-vivre de leurs auteurs. Non, la vraie BD populaire, c’est plutôt celle des petits indépendants partis souvent de rien, dont certains étaient représentés lors de ce festival. Le fait que certains considèrent ces petits indépendants comme d’affreux snobs élitistes en dit long sur les ravages de la culture de masse dans les esprits depuis une cinquantaine d’années, et sur les préjugés politiques et populistes qui gangrènent désormais toute conversation, ici comme autre part.

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      • Répondu le 16 novembre à  15:28 :

        Il y a des festivals grand public et d’autres plus ciblés. De la même façon, il y a des multiplexes qui projettent des blockbusters et des petits cinémas art et essai qui essayent de survivre en projetant des films plus ciblés. Tout le monde a le droit d’exister. Pas la peine de s’insulter. Un peu de tolérance de part et d’autre, par pitié, on n’est pas en guerre.

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        • Répondu par Frédéric HOJLO le 16 novembre à  21:45 :

          En effet, merci. Pas de quoi se faire une guerre.
          Il est simplement dommage qu’à la suite d’articles même factuels (je ne parle pas seulement de celui-ci) nous soyons abreuvés d’expressions comme gentrification, bien-pensance, BD populaire, grand public, sans que jamais (ou très rarement) elles ne soient définies ou discutées avec des arguments. C’est une raison qui pourrait m’inciter à cesser de contribuer à ce site : la lassitude face à ce phénomène.
          Cordialement,
          F.

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          • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 16 novembre à  21:56 :

            Bah, on va pas déprimer pour quelques zozos.

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            • Répondu par Milles Sabords le 19 novembre à  10:38 :

              Les Indés publient très souvent des albums qui sont plus des expérimentations artistiques que des BD. Des trucs souvent abscons, quant ce n’est pas passablement moche, soyons francs, dont on ne comprend pas toujours le cheminement. Ils ont choisis leur niche commerciale. Une production qui ne s’adressent qu’à un public très restreint, voir, à une certaine élite journalistique qui se tire la bourre parce-que le groupe de presse d’en face a pondu juste avant le bon papier et qu’il est de bon ton d’être au-dessus du pékin moyen. Certains critiques BD me font penser à des critiques d’art, capables de trouver une explication logique à des voies sans issues. La surenchère du verbe pour inventer l’invendable. Il y a là tout un cirque médiatique dont tous les acteur s’échangent leurs parts de privilèges, oups, de "bons procédés", pour faire courir vers le tiroir-caisse le consommateur. Heureusement, tous les goûts sont dans la nature et c’est plutôt sain, sauf lorsque l’on veut que cela devienne une norme intellectuelle. Tout le monde à le droit d’exister, y a pas de souci, mais même chez les Indés, il y a une forme de snobisme. Certains éditeurs Indés ne seront jamais cités : "ha non, pas eux, c’est pas comme nous, ils font de la m...". La BD doit rester un art "populaire" en s’adressant au plus grand nombre, quel que soit le niveau culturel, social, ou de pouvoir d’achat. Une BD de "7 à 77 ans" pour caricaturer mon propos. Attention, je ne cherche pas la stigmatisation, chez les autres éditeurs qui ont pignon sur rue, les catalogues fourmillent aussi de machins improbables et toutes ces lignes éditoriales finissent par se copier pour devenir des lignes de plus en plus floues. Si le Manga représente aujourd’hui 50% des ventes en France, et la France le deuxième marché mondial du Manga, avec des jeunes qui lisent de moins en moins, il faudrait peut-être que les éditeurs revoient leurs fondamentaux. Quoique, ils ne sont pas naïfs, juste marchands, et tout ça est savamment orchestré. La vraie question est : jusqu’à quand notre aveuglement culturel qui prétend éclairer le monde de son bon goût va t-il continuer à nous précipiter vers l’abîme, avant un rétropédalage salvateur ? Laissez le monde faire son chemin tout seul, il est assez grand, pour enfin promouvoir la créativité de nos auteurs et autrices. Au bon prix bien sûr, car 30 euros pour des bouquins qui ne permettent même pas à leurs auteurs-trices d’en vivre, alors que les gens avec la crise n’ont plus les moyens, c’est suicidaire. Et la cinquième vague de Covid annoncée, et les prochaines puisque ce virus est appelé à durer, n’arrangera rien. C’est tout un modèle économique qu’il faut revoir. Je n’ai pas dit qu’il fallait fermer notre marché à d’autres cultures graphiques, d’autres courants de pensées, d’ailleurs, cela laisserait un peu de place à de la BD africaine, sud-américaine, européenne, et peut-être même orientale, etc... non, juste la recherche d’un équilibre. Là, enfin, notre particularité culturelle deviendra un modèle à suivre et non plus un mécanisme coincé entre "le burger" et le "sushi", et le prochain bidule à la mode qui va débarquer en emportant tout sur son passage. J’adore le burger et le sushi ou le bidule à la mode, mais pas à tous les repas.

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              • Répondu par Ordralphabetix le 21 novembre à  19:39 :

                Colomiers est une banlieue dortoir de Toulouse qui logeait les salariés d’Airbus dans des immeubles construits pour eux lorsque cette industrie aéronautique était florissante. Voilà pour le contexte urbain, qui écarte ce qu’on peut entendre par gentrification. La vie culturelle y est toujours balbutiante. Depuis qu’Amandine Doche est directrice du festival elle a trouvé cet équilibre précaire entre éditions plus ou moins indépendantes - seules les petites ou moyennes structures d’éditions sont invitées- et une programmation d’événements et d’expositions surtout orientée vers la jeunesse et les scolaires. Le truc c’est qu’il y a déjà des dizaines de festivals qui invitent les auteurs des grosses maisons d’éditions, exploitent les personnages dits populaires ou mettent en avant le manga seul. On doit reconnaître au festival de Colomiers sa position originale dans le paysage des festivals dédiés à la bande dessinée en France , une position qui n’a rien d’élitiste et qui brasse un large public populaire depuis des années. Je pense que l’influence de quelques journalistes parisiens sur cette position est dérisoire.

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              • Répondu le 22 novembre à  12:30 :

                Mille Sabords : la BD a le droit aussi d’être parfois une expérimentation artistique. Les éditeurs indépendants dont vous critiquez le positionnement élitiste crèvent de faim généralement bien davantage que les ressortissants de la BD populaire que vous défendez et qui est presque entièrement produite par de gros groupes éditoriaux à fort capital. S’il y a un embourgeoisement de la BD, il faut plutôt le chercher de ce côté-là. Par ailleurs, ce n’est pas parce que vous n’avez pas compris une œuvre qu’il faut en déduire qu’elle est élitiste. Il y a sûrement énormément de gens plus cultivés ou plus intelligents que vous.

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                • Répondu par Milles Sabords le 23 novembre à  06:24 :

                  Visiblement, vous ne lisez pas suffisamment les témoignages d’auteurs et même d’autrices jeunesse, qui expliquent qu’ils sont au niveau RSA tout en travaillant pour un gros éditeur. Si vivre en dessous du seuil de pauvreté, ça n’est pas crever de faim... il faudrat m’expliquer. Je l’ai dit, tout le monde a le droit d’exister, mais certaines productions ne sont plus de la BD. La BD n’est pas un terme fourre-tout pour faire n’importe quoi. Il y a certains codes à respecter si l’on veut vendre ses livres et sortir de l’ombre. Et lorsque vous basez votre argumentation seulement sur l’attaque personnelle, vous pratiquez déjà une forme d’élitisme méprisant. Le manque de culture ou d’intelligence d’une personne n’est pas une valeur de jugement, car vous êtes toujours la risée de quelqu’un d’autre.

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