Fire Fire Fire T1 - Par Shouji Sato - Tonkam

16 janvier 2016 0 commentaire
  • Dans un monde post-apocalyptique un jeune garçon armé d’un sabre, accompagné d'un cyborg et d'une jeune fille étrange, est à la recherche d’un peuple légendaire répondant au nom de « japonais ». Une série B décomplexée, avec son lot de violence et de fesses, par le dessinateur de « Highschool of the Dead ».

Après la mort de son père, Jiga décide de partir en quête du peuple auquel il appartient, appelé les « Japonais », bien qu’il ne reste guère de trace d’eux. En effet, nous nous situons dans un avenir incertain où ne subsistent que quelques villes, isolées au milieu de terres arides et abandonnées, sous un ciel éternellement gris.

Devenues l’objet de toutes les convoitises, les dernières ressources se retrouvent aux mains d’organisations sans scrupule, obligeant les survivants à une vie de soumission corps et âme. Un métal très rare se distingue plus particulièrement mais seul le légendaire peuple des « Japonais » sait le raffiner !

Fire Fire Fire T1 - Par Shouji Sato - Tonkam
© 2009 Shoji Sato / SHUEISHA / Tonkam

C’est en s’infiltrant dans une ville ultra-protégée que Jiga fait la connaissance d’un cyborg renfrogné à la recherche des parties manquantes de son corps et d’une énigmatique jeune fille aux intentions peu claires. Bon gré mal gré, ils s’allient pour poursuivre leurs objectifs qui semblent converger vers les « Japonais ».

Connu pour la série Highschool of the Dead qu’il publie depuis 2006 en collaboration avec son frère, Daisuke Sato, ainsi que pour Triage X qu’il réalise seul, Shouji Sato semble s’offrir une petite récréation avec ce court récit en deux tomes, publié entre 2008 et 2010 [1].

Avec son style simple et direct, Fire Fire Fire propose une recette aussi efficace que peu subtile : de l’action, avec une bonne dose d’humour et d’érotisme léger, mais également de violence qui peut surprendre car, en dépit d’une narration très décontractée, la mort peut frapper les personnages secondaires de façon particulièrement cruelle.

Les personnages apparaissent très classiques mais notons tout de même que le cyborg, Shishimai, tire son épingle du jeu par une design soigné et une personnalité traître et sadique fort amusante.

Nous pouvons parler ici de série B : sa dimension de pur divertissement basique et son mélange de violence et d’érotisme ne sont pas forcément toujours de bon goût. Néanmoins, il y a le graphisme de Shouji Sato, précis et détaillé, aussi à l’aise dans l’action que pour mettre en forme des pin-ups.

Signalons également le coût plus élevé que la moyenne de ce tome, un prix qui s’explique (du moins en partie) par la présence de huit pages couleurs, d’un mini-poster et d’un papier de qualité supérieure.

Les amateurs du mangaka devraient donc trouver leur bonheur avec Fire Fire Fire, une distraction plaisante et sans prise de tête. Signalons qu’une suite a été publiée sporadiquement au Japon depuis 2013, sous le titre bien trouvé de Fire Fire Fire - Black Sword.

© 2009 Shoji Sato / SHUEISHA / Tonkam
© 2009 Shoji Sato / SHUEISHA / Tonkam

(par Guillaume Boutet)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Fire Fire Fire T1. Par Shouji Sato. Traduction Fabien Nabhan. Tonkam, collection "Seinen". Sortie le 12 novembre 2015. 168 pages. 9,35 euros.

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Shouji Sato sur ActuaBD :
- Lire la chronique du tome 1 de l’édition couleur de Highschool of the Dead.

[1La liste des œuvres de Shouji Sato :
- Futari Bocchi Densetsu (2004, 1 tome), scénariste & dessinateur, inédit en France
- Highschool of the Dead (2006-en cours, 7 tomes), dessinateur, Pika
- Triage X (2007-en cours, 12 tomes), scénariste & dessinateur, Pika
- Fire Fire Fire (2008-2010, 2 tomes), scénariste & dessinateur, Tonkam
- Fire Fire Fire - Black Sword (2013), scénariste & dessinateur, inédit en France.

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