Flash T1 - Par Francis Manapul & Brian Buccellato (Trad. Alex Nikolavitch) - Urban Comics

20 mars 2015 0 commentaire
  • Le plus rapide des super-héros de DC Comics nous revient pour de nouvelles aventures placées sous le signe du renouveau. Alors, quoi de neuf au pays des cités-joyaux et des Lascars ?

C’est en retard, un comble pour le héros le plus rapide du monde, qu’arrivent en librairie les aventures New 52 du bolide écarlate, alors que ses camarades de la Justice League, Superman, Batman, Wonder Woman, Aquaman et Green Lantern, y sont présents depuis 2012 !

Cependant les nouvelles aventures de Flash n’avaient pas été oubliées par Urban Comics et se trouvaient présentes en kiosque dès cette époque, avec celles de ses camarades, d’abord dans le magazine DC Saga, puis dans Justice League Saga – où elles se poursuivent actuellement.

Une absence en librairie rattrapée aujourd’hui, peut-être grâce au succès de la série TV en cours de diffusion, partageant l’univers de la très populaire Arrow, et peut-être aussi en raison de l’anniversaire du personnage qui fête ses 75 ans cette année. D’ailleurs signalons que la sortie de ce premier tome s’accompagne ce mois-ci d’une anthologie consacrée au personnage, chroniquée dans nos colonnes prochainement.

Flash T1 - Par Francis Manapul & Brian Buccellato (Trad. Alex Nikolavitch) - Urban Comics
Une catastrophe frappe la vielle entière mais heureusement Flash peut être partout à la fois !
DC Comics / Urban Comics

Créé en 1940 par Gardner Fox et Harry Lampert, le super-héros connu sous le nom de Flash, caractérisé par un pouvoir de super-vitesse, est en réalité multiple. En effet, plusieurs personnages ont porté ce célèbre patronyme : d’abord Jay Garrick au cours l’Âge d’Or (1938-1954), puis Barry Allen pendant les Âges d’Argent (1956-1970) et de Bronze (1970-1986) et qui se sacrifia lors d’une scène mémorable du culte Crisis on Infinite Earths, Wally West qui endossera ensuite le célèbre costume rouge, puis en 2006, suite à Infinite Crisis, c’est Bart Allen qui devient la quatrième incarnation de l’homme-bolide, mais l’expérience tournera rapidement court.

Patty et Barry
DC Comics / Urban Comics

En 2009, l’incontournable Geoff Johns ressuscite Barry Allen, lors d’une mini-série bien nommée Flash : Rebirth, sur le modèle de Green Lantern : Rebirth, qui avait en son temps ramené à la vie Hal Jordan. Depuis, Barry a repris du service ainsi que le costume de l’éclair humain.

Frappé par la foudre et aspergé de divers produits chimiques, l’agent de police scientifique Barry Allen est devenu subitement l’homme le plus rapide du monde. Timide et maladroit, il décide néanmoins de mettre ses pouvoirs au service de la justice, sous l’identité du Flash.

Ce premier tome de ses aventures New 52 [1] se déroule cinq ans après cet événement et nous invite à suivre un Barry Allen plus jeune, en début sa carrière, mais avec tout de même quelques années au compteur. Une façon de séduire les fans de la première heure comme les néophytes.

Nous retrouvons aux commandes de la série Francis Manapul, scénariste et dessinateur, accompagné de son comparse de longue date, Brian Buccellato, coloriste, qui cosigne également le scénario. Un duo bien rodé à l’univers de Flash, qui s’était déjà chargé de la partie graphique lors de la relance du personnage en série régulière en 2010.

Après la super-vitesse du corps, celle de l’esprit !
DC Comics / Urban Comics

S’agissant d’un reboot, la très nombreuse (et complexe) Flash Family a été évacuée : Barry n’est plus marié à sa chère Iris, toujours présente néanmoins, et sort avec sa collègue de boulot, Patty Spivot, personnage créé en 1977 et qui endossa durant l’Âge de Bronze le costume de Ms Flash... mais nous n’en sommes pas encore là, le récit exploitant pour le moment la simple carte du triangle amoureux.

Barry tente comme il se doit de conjuguer sa vie professionnelle (et amoureuse) avec ses obligations de super-héros. Le premier arc narratif met en scène un ami d’enfance du héros, mêlé à une expérience gouvernementale qui a mal tourné. Une façon d’aborder le personnage par son passé, qui ne convainc hélas pas totalement.

En effet, davantage que la menace et le mystère entourant cet ami, la question de l’évolution des pouvoirs de Barry, sur le thème : « penser à la vitesse de l’éclair », le triangle amoureux (avec des héroïnes fort présentes) et l’énigmatique black-out plongeant les cités joyaux dans le chaos, nous ont semblé des éléments plus passionnants, fonctionnant mieux que l’intrigue principale.

Heureusement, après cet arc introductif de « reprise », notre cher bolide retrouve ses classiques, à notre sens indémodables : Capitain Cold, certes un peu trop violent, un tapis « cosmique », les voyages dans le temps et une certaine Cité de gorilles ! Bref du Flash comme nous l’aimons, fun et pulp.

Ainsi, en dépit d’un bémol sur l’intrigue introductive de l’ami d’enfance, un peu longuette à notre goût, le reste s’avère au diapason, bien pensé, bien mené, et soutenu par l’excellent travail graphique de notre duo, clair, vif et chatoyant, avec un rendu des pouvoirs de notre héros fort réussi !

Un premier tome convaincant de façon générale, qui fait honneur aux personnages, mais dont on attend tout de même une accélération dans les prochains épisodes, ce qui serait la moindre des choses...

Départ réussi, à confirmer au tournant !
DC Comics / Urban Comics

(par Guillaume Boutet)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Flash T1. Par Francis Manapul (scénario & dessin) & Brian Buccellato (scénario & couleur). Traduction Alex Nikolavitch. Urban Comics, collection "DC Renaissance". Sortie le 20 mars 2015. 192 pages. 17,50 euros.

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[1Les épisodes contenus dans Flash T1 : De l’avant sont :
- The Flash #1-8 (septembre 2011 à avril 2012).

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