Francis Groux (Président et Fondateur du Festival d’Angoulême) : « On vous propose la plus grande librairie de BD du monde ! »

22 janvier 2007 8 commentaires
  • Rappelé en catastrophe à la direction du Festival, le nouveau président, fondateur de la manifestation il y a 34 ans, avait plus d’un défi à relever pour remettre la manifestation sur les rails. A deux jours de son inauguration, cet ancien scout répond : « Toujours prêt ! »

Francis Groux, 74 ans, est avec Jean Mardikian et Claude Moliterni, l’un des trois fondateurs du Festival d’Angoulême. Après avoir fait toute sa carrière dans la distribution de produits pétroliers (Total, Streichen-Berger, puis la branche matériaux de BP rachetée ensuite par Point P), il profitait depuis douze ans d’une retraite méritée (mais néanmoins active puisqu’il participait à de nombreuses associations culturelles, sociales ou sportives) avant d’être rappelé à la présidence du Festival dont il n’était plus qu’un membre bénévole qui organisait à l’occasion l’une ou l’autre exposition. Mais les problèmes qui ont récemment affecté les relations entre le Festival, ses éditeurs et ses sponsors ont fait que l’on est allé rechercher ce « vieux grognard » qui avait l’avantage de bien connaître le dossier et qui n’était animé d’aucune ambition politique ou professionnelle. Après avoir décliné l’offre, il finit par se laisser convaincre à reprendre la présidence. Avec le délégué général Franck Bondoux et le directeur artistique du Festival, Benoît Mouchart, il a remis le FIBD sur les rails d’une 34ème édition qui s’annonce prometteuse. Total respect.

ACTUABD : Alors, vous êtes prêts ?

FRANCIS GROUX : Pratiquement. Les choses qui ne le sont pas encore le seront dans les temps. Notre seule inquiétude concerne la météo. Apparemment, on va vers un rafraîchissement de la température, mais d’après les prévisions météo que nous avons consultées, il n’y aura pas de neige. Ce ne sera pas sibérien cette année, mais je ne vous promets pas que ce soit pour autant ensoleillé !

On arrive au terme d’une année un peu difficile pour le Festival avec d’abord l’éviction en février de son Directeur Général, ensuite les travaux dans la ville. On a eu l’impression que vous avez découvert en cours d’année que le terrain était moins praticable que prévu…

Ce n’est pas tout à fait cela. Effectivement, ce que tout le monde savait, c’est que la place du Champ de Mars n’offrirait pas la surface qu’elle avait précédemment mais, de toute façon, même si ces travaux n’avaient pas eu lieu, cette place était devenue insuffisante pour le Festival tel qu’il doit être. Sans chercher à critiquer mes prédécesseurs, il aurait fallu que la ville d’Angoulême accompagne la progression de la bande dessinée ces dernières années, avec des surfaces correspondantes. Or, à moins de raser des bâtiments, ces surfaces n’existaient pas au centre-ville. Or, les éditeurs, et notamment le Président Directeur Général de Casterman Louis Delas représentant le SNE [1] , nous avaient dit : Si vous voulez que nos éditeurs viennent à Angoulême, il nous faut une surface de minimum 11.000m² où tout le monde sera présent : les grands éditeurs, les petits, les para-BD, les fanzines, etc. Il fallait donc mettre le Festival ailleurs. Cette décision, c’est moi qui l’ai prise et personne d’autre. J’ai dû pas mal argumenter auprès du maire pour lui dire qu’il fallait que nous quittions partiellement le centre-ville pour nous installer au pied des remparts, de façon à pouvoir offrir au Festival une surface correspondant à ce qu’est devenue la bande dessinée en 2007.

Cela complique immédiatement les choses pour les festivaliers qui vont devoir aller plus loin…

Evidemment. Nous sommes en contact constant avec la mairie à ce sujet. Leurs services nous garantissent une navette toutes les sept ou huit minutes, nous tablons sur dix minutes. Il y aura une navette qui partira de la gare, qui montera au centre-ville et qui s’arrêtera devant l’espace Franquin, qui suivra les remparts, descendra ensuite l’avenue de Cognac, fera une halte au CNBDI, puis ira sur le site des éditeurs à Montauzier. Cela fait, elle refera le chemin dans l’autre sens en passant par l’Hôtel de Ville. Pour les automobilistes, il y a un parking installé à Bourgines et là, il y a une navette qui fera Bourgines-Montauzier-Bourgines constamment.

Francis Groux (Président et Fondateur du Festival d'Angoulême) : « On vous propose la plus grande librairie de BD du monde ! »
Francis Groux. Avec Claude Moliterni et Jean Mardikian, il est un des trois fondateurs du Festival d’Angoulême.
Photo : (c) Laurent Melikian.

Tout cela est très bien expliqué sur un plan distribué par le Festival

Il y a un énorme travail de signalisation qui est en cours et il y aura deux plans qui seront remis à tout le monde : un plan avec les différents lieux du Festival avec ce qui se passe dans chaque lieu et un plan pour la navette. Le samedi et le dimanche, quelque 86 scouts accueilleront les festivaliers pour aider le public à se retrouver dans les lieux, et dans la billetterie, car elle est un peu compliquée, il faut bien l’avouer. Le conseil est de savoir un peu ce que l’on a envie de faire avant d’arriver au guichet.

Il y a quelques semaines, on parlait d’un trou de 350.000 euros pour boucler le budget…

C’est réglé. Nous avons eu des rallonges de trois de nos partenaires : la Ville qui va nous donner un million d’euros et qui a pris l’engagement de nous donner cette somme pendant trois ans après le Festival. Le Département et la Région ont décidé de rajouter chacun 120.000 euros à ce qu’ils nous donnaient habituellement. Donc, en principe, si tout va bien, on ne devrait pas avoir de problèmes. L’inconnue, évidemment, ce sont les entrées.

Quels sont les éléments les plus exceptionnels de ce cru 2007 ?

D’abord le fait que l’on vous propose la plus grande librairie de bandes dessinées du monde. J’ai été visiter ce matin les « bulles » de Montauzier, je vous assure que c’est surprenant d’avoir tout cela d’un seul tenant. Parmi les autres événements, il y a ce qui se passe sur les 3.500m² de la place du Champ de Mars : l’exposition Kid Paddle, je crois que les enfants vont en raffoler. Il y aura les concerts de dessins que l’on connaît et qui seront quatre cette année, une exposition très étonnante de Bernard Prats, un plasticien qui fabrique des sculptures avec des éléments récupérés dans des déchetteries. Il y a bien sûr l’exposition Hergé qui ne sera pas l’équivalent de l’exposition de Beaubourg mais dont nous espérons montrer un aspect différent. Il y a l’inauguration de la rue René Goscinny en prolongation de la rue Hergé, dans la rue de Périgueux. C’est une grande joie car les trois grands noms de la bande dessinée que sont Franquin, Hergé et Goscinny sont honorés à Angoulême : L’espace Franquin, la rue Hergé et la rue Goscinny.

Goscinny qui n’est jamais venu à Angoulême… [2]

On l’avait rencontré avec Pierre Pascal à l’époque. Il était alors en pleine crise avec Dargaud. Il pleurait presque. Il disait : « On a tué mon journal ». Il avait de la rancœur contre la nouvelle génération, ces « fils » qui l’avaient abandonné. On lui avait dit : « Nous comprenons que vous ayez des problèmes avec un certain nombre d’auteurs mais le public vous aime, et c’est ce qui compte. C’est lui que vous viendrez voir à Angoulême…  » Je lui ai rappelé que Hergé avait gardé ses distances mais que cela ne l’avait pas empêché de venir à Angoulême. En partant, il nous avait dit : « C’est encore un peu tôt, mais je ne dis pas que je ne reverrais pas ma position  ». Malheureusement, quelques mois plus tard, il n’était plus de ce monde… Bien avant qu’Anne [3] ne propose au Festival d’accueillir le Prix Goscinny qui récompense un jeune scénariste, j’avais proposé à Gilberte Goscinny, sa maman, de rejoindre le palmarès. Cela ne s’était pas fait à l’époque mais quand Anne a repris le flambeau, cela a pu se faire. C’était une façon pour moi de rattraper ce rendez-vous manqué.

Philippe Mottet, maire d’Angoulême, Francis Groux, président du FIBD et Lewis Trondheim, président 2006 de l’Académie des Grands Prix, lors de la conférence de presse du festival en décembre dernier.
Photo : D. Pasamonik.

On a eu l’impression ces derniers temps qu’il y avait du « mou » dans la stratégie du Festival. Où en est-on avec les histoires D’EPCC [4] ?

Ah ça, c’est terminé ! On a dit non, c’est très clair. Il se fera avec le CNBDI et La Maison des Auteurs. On était tous contre. Ils n’allaient quand même pas nous marier de force !

Alors, quel avenir se profile pour vous ?

Vous avez raison d’en parler. Le Festival vient de prendre un virage en atteignant une dimension qu’il n’avait jamais eue. Nous prenons un certain risque en l’établissant sur deux lieux. C’est vrai que pour nous, c’est une année-test. Si, comme nous l’espérons, à la fois les professionnels et le public sont contents de ce qu’on a fait, on pourra continuer à développer le Festival de manière à suivre la progression de ce métier. Evidemment, il va falloir trouver des moyens supplémentaires car la rallonge que nous avons obtenue ne nous permettra pas de pérenniser la situation. On voulait faire beaucoup plus mais on a été limité par le manque de moyens. En dépassant les remparts de la ville, je crois que nous pourrons procéder à ce développement.

Comment résoudrez vous cette équation impossible qui consiste à tenter concilier les exigences du public, des éditeurs et des différents sponsors ?

C’est un équilibre pratiquement impossible, on est bien conscients. Les motivations ne sont pas les mêmes. Les éditeurs veulent rentabiliser avant tout leurs investissements ce que, en tant qu’ancien commerçant, je peux parfaitement comprendre. Le public veut voir des auteurs, obtenir des dédicaces. Et puis les amateurs, au sens noble, qui viennent voir les expositions, les rencontres internationales, toutes ces facettes du Festival auxquelles je suis très attaché… Ils savent tous très bien que l’on n’obtient pas l’un sans l’autre.

Propos recueillis par Didier Pasamonik, le 22 janvier 2007.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

[1Syndicat National de l’Edition

[2Le Festival a été créé en 1972.

[3Sa fille

[4Acronyme d’Etablissement Public à Caractère Commercial. Cette forme avait été proposée par le rapport Ladousse pour concilier les relations entre le Festival et les institutions angoumoisines liées à la bande dessinée. Lire notre article "Angoulême 2006 : Un 33ème Festival à haut risque ?

 
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8 Messages :
  • "Comment résoudrez vous cette équation impossible qui consiste à tenter concilier les exigences du public, des éditeurs et des différents sponsors ?"

    et les auteurs ?
    c’est curieux comme les principaux interessés sont absents des débats...

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    • Répondu le 24 janvier 2007 à  09:42 :

      Les auteurs sont pour l’instant représentés par leurs éditeurs. Souvent, leurs intérêts convergent... mais tout aussi souvent, ils divergent. Si les auteurs décidaient de se choisir un représentant "auteur", ils prendraient une place dans le débat. Un syndicat des auteurs pourrait avoir toute son utilité. D’abord pour les auteurs... mais aussi pour tous les acteurs du petit monde de la BD. La difficulté serait d’arriver à mettre ensemble une bande d’individualistes convaincus... Il faudrait donc choisir le représentant le plus fédérateur... Pas simple...

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  • Claude Moliterni n’a pas tort de dénoncer la dérive commerciale d’Angoulême lorsqu’on voit que tout est dédié aux éditeurs. 11 000 mètres carrés c’est délirant. Comment vont faire les auteurs pour exister dans cet espace ?

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    • Répondu par Didier Pasamonik le 23 janvier 2007 à  22:26 :

      Le Festival fait la part belle aux auteurs, vous ne pouvez le contester : président auteur, élu par ses pairs, qui fait l’affiche, participe aux jurys et aux événements, expositions en tout genre (christin, Midam, Woodring, Hergé...), rencontres internationales avec des auteurs, concerts avec des auteurs, remise de prix à des auteurs, rue baptisée au nom d’auteurs, etc.

      Par ailleurs, selon nos renseignements, les auteurs vont avoir une bonne fenêtre d’exposition pour communiquer sur un sujet qui leur est cher : la création d’un syndicat.

      Et les éditeurs sur leur 11.000 m², comment animent-ils les stands sinon avec des auteurs ?

      En fait, votre revendication n’est pas claire. On aimerait comprendre où voulez-vous en venir ?

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      • Répondu par jph peyraud le 24 janvier 2007 à  15:14 :

        je crois que le president trondheim dans un entretien a sud ouest a tres bien resumé le probleme. (http://www.sudouest.com/240107/vil_cha_angouleme.asp?Article=240107a90314.xml).

        je crois savoir qu’un communiqué de presse de l’association des auteurs de bande dessinée est en cours d’acheminement aupres des journalistes.

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      • Répondu par Maëster le 25 janvier 2007 à  09:04 :

        Cher Didier Pasamonik,
        j’aimerais revenir sur votre sketch comique et cette affirmation très surréaliste ; "Le Festival fait la part belle aux auteurs, vous ne pouvez le contester".

        Heu, au risque de vous surprendre, cher Didier Pasamonik, je conteste.

        Vous rappelez que le festival international de Bande Dessinée se choisit chaque année comme président un AUTEUR. J’avoue que l’ironie mordante de cet argumentaire me réjouit. Il est vrai qu’il serait plus honnête et plus franc sans doute de mettre à la présidence un éditeur (Trondheim aurait d’ailleurs pu tout aussi bien être couronné), voire un journaliste, ou mieux, un people. On me souffle que Paris Hilton a quelques disponibilités dans son agenda. Cela du moins attirerait sur notre humble profession les feux des projecteurs des médias friands de potins et de glamour.

        Vous poursuivez en précisant que le président (auteur) réalise l’affiche (que l’on pourrait aisément confier à une agence de com’ qui nous pondrait des choses admirables) et participe aux jurys et que c’est bien là la preuve de l’implication des auteurs dans cette manifestation. Il me semble au contraire que c’est le minimum que l’on puisse leur demander, la présidence, l’affiche, les jurys et les expos n’étant que le hochet que l’on concède à ces grands enfants qu’ils sont restés (tout du moins dans l’esprit de certains analphabètes obtus).

        En fait, tout ce que vous citez (concerts, animations, remises des prix "à des auteurs"...) relève plus de la participation (bénévole) des auteurs que de leur implication au niveau de l’organisation ; jamais les auteurs ne sont consultés quant aux décisions qui vont les concerner en premier chef.

        L’adaBD (association des auteurs de Bande Dessinée, seule association reconnue à ce jour par quelques pouvoirs publics), bien qu’établie à Angoulème et malgré ses demandes répétées, n’a jamais été considérée comme partenaire potentiel de l’organisation par le FIBD ni comme interlocuteur. Les seuls (le seul ?) rendez-vous qu’elle a pu obtenir n’ont servi qu’à exposer les difficultés rencontrées cette année, sans jamais, jamais solliciter son avis ni ses éventuelles propositions.

        L’adaBD s’était autrefois fermement opposée, au nom des auteurs (premiers "fournisseurs" du festival), à l’augmentation substancielle du prix d’entrée pour le public. Nous ne pouvons que constater que cette année, l’augmentation est effective et significative sans que nous n’ayons été informés au préalable.

        Les auteurs vont donc se retrouver une fois de plus en première ligne, face à un public qui aura payé un très fort droit d’entrée dans "la plus grande librairie BD du monde" et sera en droit (croit-il) d’exiger comme un dû les dédicaces que nous concevons comme un don. Nous voilà donc en situation patente d’exploitation, au titre de "promotion de notre travail" (là, le rire m’étouffe).

        Personnellement, je ne puis que constater une fois de plus le mépris dans lequel les auteurs sont tenus, comme quantité négligeable, entre les jeux politiques et les enjeux économiques.

        Devons-nous rappeler, une fois de plus, que ce sont les auteurs qui font un festival, et non les éditeurs, les partenaires, les sponsors, aussi nécessaires soient-ils ?

        J’admire Lewis trondheim pour ses déclarations et ses initiatives présidentielles qui tentent de remettre les auteurs au centre d’un dispositif qui n’existerait pas sans eux. Ce que certains ont l’air d’oublier un peu vite, SNE en tête.

        Le SNE, en partenariat avec le FIBD, semble avoir décidé d’ouvrir le plus grand centre commercial d’attraction payant dédié à la BD. Les auteurs n’en sont complices que par manque de mobilisation, et plus souvent otages. Personnellement, après avoir envisagé le boycott pur et simple, je réfléchis à la meilleure façon de faire connaître mon profond désaccord avec cette dérive.

        Toute cette diatribe n’engage que moi et non l’adaBD, dont je ne suis plus président mais seulement membre.

        Cordialement
        Maëster

        Voir en ligne : Paris Hilton Présidente !

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        • Répondu par Didier Pasamonik le 25 janvier 2007 à  10:56 :

          Cher Maester,

          Il ne faut pas tout mélanger, revendications (légitimes) des auteurs et équilibre économique (tout aussi légitime) d’un festival. Ce festival, comme d’autres, est fait par des passionnés pour que le public rencontre des auteurs. Le succès d’Angoulême, le FIBD le doit avant tout aux auteurs et ce serait faire preuve de mauvaise foi que de dire qu’ils n’ont pas été servis toutes ces années. Le Festival a fortement contribué à la notoriété de certains auteurs, voire de certaines maisons d’édition.

          Le fait est que le challenge est difficile aujourd’hui. Au dernier pointage de Ratier, ce ne sont pas moins de 225 éditeurs qui animent ce marché. Derrière eux, des centaines d’auteurs. Je ne veux pas croire qu’ils viennent à Angoulême le revolver sur la tempe. Il y a là une cause commune avec l’éditeur, sans compter le besoin (la nécessité ?) de rencontrer le public, ni l’utilité de renouveler son carnet d’adresses pour mettre son éditeur en concurrence avec d’autres... La dimension interprofessionnelle du Festival est une évidence.

          Maintenant, cher Maëster, que la gouvernance du Festival soit restée sourde aux suggestions de l’Association des Auteurs, c’est un fait, puisque vous en témoignez. Il ne faut pas désespérer, l’ancienne gouvernance a fait place à une nouvelle qui joue gros cette année. Et avouez-le, entre les menaces des éditeurs (cf la position récente de Louis Delas, président de la section BD du SNE), le jeu trouble des politiques locales et les revendications de toute part, dont les vôtres, leur partie n’est pas facile.

          Sans être trop incisif, la représentativité de votre Association pose aussi problème et contribue à votre manque de poids dans le dialogue. Comme vous le dites vous même : apathie, manque de mobilisation,...Alors que vos droits sont légitimes ! Qu’adviendra-t-elle d’elle quand le syndicat qui est, dit-on, en cours de formation reprendra une partie de ses revendications ?

          Mais bah, comme dit la chanson : "Ce n’est qu’un début, continuons le combat..."

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  • La plus grande librairie bd du monde ? Allons bon, c’est le Comicon de San Diego !

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