Frank Lincoln - T4 : Kodiak - Par Bourgne & Perrotin - Glénat

1er décembre 2005 0 commentaire
  • La plupart des séries de la collection {Bulle Noire} des éditions Glénat ont bien des difficultés à décoller. {Frank Lincoln}, la série initiée par {{Marc Bourgne}}, est l'une de celles qui a récolté rapidement les faveurs du public. Fortement touché par la thématique de la série {Lance Crow Dog} axée sur l'insertion des amérindiens dans la culture américaine, Marc Bourgne a demandé à {{Serge Perrotin}} de cosigner avec lui {Kodiak}, le quatrième album de {{Frank Lincoln}}.

Lincoln cherche toujours à élucider la disparition de sa femme, entre deux enquêtes. Le privé découvre des micros, façonnés avec une technologie pointue, dans son bureau et dans sa maison. Frank Lincoln songe tout naturellement au FBI... Une mission urgente va le tenir éloigné de cette enquête qui lui tient fort à cœur.
En effet, Kay, une amie proche, doit remettre une collection de masques rituels découverts dans l’archipel de Kodiak aux héritiers du guide d’un explorateur. Eileen Mac Allister, la descendante de l’explorateur qui a découvert ce trésor, veut suivre les volontés de son aïeul. Elia, l’arrière-petite-fille du guide, apprend donc qu’elle va hériter, avec son frère, d’une collection valant une somme considérable. Quelques heures après, elle se fait abattre par un tueur. Quelle est la raison de ce meurtre ? La collection Mac Allister ? Où l’adoption d’un enfant blanc ?

De facture très classique, les ingrédients qu’emploie les auteurs pour bâtir leur récit font penser à une bonne série policière télévisée. Bref, le genre d’histoire qui ne nous apporte pas grand-chose, sauf beaucoup de divertissement -et parfois un sourire-, et dont on se demande pourquoi on continue à la lire. En y réfléchissant, on comprend que les auteurs recherchent avant tout à donner du plaisir à leurs lecteurs. Marc Bourgne et Serge Perrotin nous offrent donc une histoire classique, mais néanmoins prenante. On regrettera cependant que la thématique amérindienne soit finalement en filigrane de ce récit qui explore beaucoup plus les dérives des sectes.

Comme à son habitude, Marc Bourgne excelle dans la représentation graphique de l’Alaska et dans un découpage particulièrement dynamique.

(par Nicolas Anspach)

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