Franquin « gadgetisé » par Hachette !

1er février 2005 0 commentaire
  • Les éditions Hachette éditent depuis peu une série de fascicules (publiés tous les quinze jours) consacrés aux {Inventions de Gaston Lagaffe}. Une figurine en trois dimensions à la finition soignée restitue ces inventions.

Chaque numéro met en évidence une invention spécifique, et bien évidemment loufoque, de l’œuvre d’André Franquin. Dans le troisième numéro par exemple - en vente ces prochains jours - les rédacteurs se sont penchés sur le célèbre « bilboquet casque à pointe » du gaffeur professionnel. Un texte non dénué d’humour explore les meilleurs trucs et astuces pour que « la boule ne vienne pas vous heurter la bille ». La figurine « offerte » à l’achat du fascicule représente bien évidemment Gaston portant son invention.

Un texte rédactionnel explore également les différents aspects du travail de Franquin. Un article, par exemple, nous explique la genèse du Trombone Illustré, ce journal indépendant qui squattait le journal de Spirou à la fin des années 70. Après avoir interrogé le facétieux Yvan Delporte, que l’on ne présente plus, on apprend que le rédacteur en chef de l’époque, Thierry Martens, comme son éditeur Charles Dupuis, ne pouvaient influer sur la politique rédactionnelle du journal. De nombreux dessinateurs y firent une apparition (Bilal, Dany, Gotlib, notamment). D’autres y débutèrent (Jannin, Rosinski, etc). Le Trombone Illustré accueillit le premier les célèbres Idées Noires de Franquin.

Le magazine a également interrogé Batem, le dessinateur du Marsupilami. Il a sélectionné une planche pour parler du travail de Franquin et nous confie son analyse. Il partage avec nous quelques-unes des leçons de dessin qu’il a reçues du grand artiste. Certains de ses propos amuseront les bédéphiles avertis. Ainsi apprend-t-on que le dernier chat élevé par Franquin s’appelait simplement « le chat », comme celui de Broussaille...

Un abécédaire collectionnable de Gaston explore dans ce numéro la lettre « P », comme "peinture", "progrès", "parapluie" ou "poésie".

Ces fascicules méritent que l’on s’y attarde. Le contenu éditorial explore l’univers de Franquin en partageant des informations connues, agréables rappels qui sont autant de souvenirs, avec d’autres, documentaires ou anecdotiques, qui le sont beaucoup moins.

Les collectionneurs y trouveront leur compte grâce aux figurines. Les autres auront sous la main un riche outil de référence sur l’univers du maître de l’Ecole belge.

(par Nicolas Anspach)

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