Frédéric Boilet s’éloigne de Sakka

6 janvier 2009 0 commentaire
  • Le dessinateur franco-tokyoïte qui a installé Jirô Taniguchi dans le giron de Casterman, avant d’y construire un catalogue manga digne de ce nom, a décidé de prendre ses distances avec l’éditeur tournaisien pour mieux s’occuper de son travail d’auteur.

On peut lire sur le site de Frédéric Boilet en date du 2 janvier 2009 un communiqué au titre laconique : « Frédéric Boilet abandonne la direction de Sakka auteurs ».

Ce label qu’il avait créé en 2004 avant de le laisser aux éditeurs de Casterman pour se concentrer sur une collection d’auteurs avait affiché à son tableau de chasse des signatures comme Kazuichi Hanawa, Kan Takahama, Jirô Taniguchi ou Hideji Oda et avait fait découvrir pour la première fois en Occident les ouvrages de quelques-uns des meilleurs auteurs de la bande dessinée japonaise adulte : Usamaru Furuya, Daisuké Igarashi, Iô Kuroda, Q-ta Minami, Kiriko Nananan, Kyôko Okazaki, Fumiko Takano...

Frédéric Boilet s'éloigne de Sakka
"Le Rayon vert" de Boilet (1987), un introuvable réédité par Impressions Nouvelles en août 2009

Un passionnant travail de passeur et de découvreur qui s’était également concrétisé par une contribution à la collection Écritures, assurant notamment la direction éditoriale et artistique de plusieurs ouvrages, dont le collectif Japon paru fin 2005 simultanément en sept langues, et plus récemment La Montagne magique de Jirô Taniguchi, parue hors-collection en 2007.

Lassé par ce travail éditorial, Frédéric Boilet a donné sa démission en décembre 2008, après avoir livré ses deux derniers titres : Tôkyô Girls Bravo 1 de Kyôko Okazaki et L’Eau amère de Kan Takahama, qui paraîtront fin janvier 2009.

Cette liberté nouvelle va permettre au dessinateur de se recentrer sur sa propre création et sur celle de sa compagne Aurelia Aurita. 2009 verra d’ailleurs reparaître son premier album important historiquement : Le rayon vert (1987), un hommage à Jules Verne à la facture classique mais qui constitue pour Boilet sa première œuvre d’auteur. Elle va être rééditée aux Impressions nouvelles en août prochain, en même temps que le nouvel album d’Aurelia Aurita.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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