Geoff Johns présente Green Lantern T6 - Par Geoff Johns & Collectif - Urban Comics

13 juin 2015 0 commentaire
  • Au sortir de la Guerre de Sinestro, les Gardiens de l’Univers redoutent un embrassement émotionnel et ils ont bien raison : du rouge, de l'orange, du bleu et du violet jaillissent de toutes parts et colorent de nouvelles lumières la galaxie !

Tandis que les membres du Corps des Green Lanterns pansent leurs plaies et que Sinestro attend en prison son jugement, les Gardiens de l’Univers préparent les changements à venir provoqués par l’apparition du Corps de Sinestro manipulant lui-aussi l’énergie du spectre émotionnel –la lumière jaune de la peur dans son cas.

L’ancien Lantern les ayant poussés à autoriser la force létale contre lui et ses hommes, les Gardiens ne semblent plus avoir de scrupule à aller au bout de leurs idées de contrôle des émotions… qu’ils ont toujours considérées comme incompatible avec le devoir de maintenir l’ordre et la paix car brouillant le jugement.

C’est ainsi qu’ils décident de créer une nouvelle faction, les Alpha-Lanterns, une « police des polices », dont les membres ont la particularité d’avoir accepté de renoncer à leur émotion pour dispenser une justice parfaite !

Geoff Johns présente Green Lantern T6 - Par Geoff Johns & Collectif - Urban Comics
© DC Comics / Urban Comics

Pendant ce temps, sur une lointaine planète prison, Atrocitus, meurtrier d’Abin Sur, le précédent détenteur de l’anneau de pouvoir d’Hal Jordan, ivre d’une haine sans limite à l’encontre des Gardiens de la Galaxie et de Sinestro, réussit à invoquer le pouvoir de la lumière rouge, cristallisant la rage !

Et il n’est pas le seul : ailleurs d’autres forces, manipulant elles aussi des couleurs du spectre émotionnel se mettent en marche, annonçant une nouvelle ère !

© DC Comics / Urban Comics

Comme nous vous l’avions précédemment indiqué, cette série propose les épisodes de Green Lantern écrits par Geoff Johns antérieurs au relaunch The New 52 [1], dans un format qui devrait compter en tout une douzaine de tomes (sachant qu’Urban Comics a déjà publié l’arc narratif Blackest Night, chronologiquement à venir, dans deux tomes à part [2]).

Ce sixième tome [3], faisant suite à la fameuse Guerre de Sinestro (tes tomes 4 et 5), propose deux arcs narratifs et s’attarde d’abord sur les conséquences morales et pratiques de cette guerre au sein du Corps des Green Lanterns.

Au-delà des questions de divergences de point de vue, portées en partie par le personnage de Laïra, ce sont les échanges entre Sinestro et Hal Jordan que le lecteur savoure, avec des réflexions d’une grande lucidité, bâties autour d’une amitié brisée et tourmentée qui a fait la légende de la série.

La seconde moitié nous entraîne dans le cœur des enjeux qui marquent le run-période de travail- de Geoff Johns avec l’entrée en scène des Red et des Blue Lanterns. Si la découverte et l’action sont parfaitement au rendez-vous, la densité des événements présentés (et qui préparent la suite) rend difficile à tout ce personnel de s’exprimer efficacement, au point que Sinestro vole même la vedette à Atrocitus lors de leur confrontation.

Il faut en effet admettre que, pour le moment, ces nouveaux personnages se résument à la caractérisation de leur Corps, donc à un unique trait de caractère (rage, espoir, etc.), et demandent encore à trouver leur marque dans cet univers en expansion constant !

Du côté du dessin, nous sommes un cran en dessous des fulgurances de tomes précédents avec trois artistes qui se partagent le travail : Miles McKone signe la partie sur les Alpha-Lanterns dans un style moins précis et plus « pâteux » qu’Ivan Reis, qui reprend la main pour la seconde partie dans ce style détaillé et percutant dont il a le secret, proposant quelques pages mémorables comme toujours. Shane Davis dessine de son côté le récit servant d’introduction aux Red Lanterns, dans un style proche d’Ivan Reis.

Un tome forcément moins épique et débridé que les précédents, mais qui fait son œuvre, entre moments intimistes et déploiement d’une nouvelle mythologie fascinante qui sait parfaitement accrocher le lecteur toujours désireux d’en lire davantage !

© DC Comics / Urban Comics

(par Guillaume Boutet)

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Geoff Johns présente Green Lantern T6. Par Geoff Johns (scénario), Ivan Reis (dessin), Miles McKone (dessin) & Shane Davis(dessin). Traduction Edmond Tourriol. Urban Comics, collection "DC Signatures". Sortie le 22 mai 2015. 176 pages. 17,50 euros.

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Geoff Johns présente Green Lantern sur ActuaBD :
- Lire la chronique du tome 0.

Green Lantern sur ActuaBD :
- Lire la chronique du tome 1,
- Lire la chronique du tome 4.

Présentation de l’univers de Green Lantern :
- Introduction,
- un petit guide pour se mettre au vert (1/3) ,
- Vert de rage ! (2/3),
- en plein jour ou dans la nuit noire, la guerre ne change jamais (3/3).

[1Redémarrage éditorial de l’univers super-héroïque de DC Comics, qui a eu lieu en septembre 2011.

[2Les grands arcs narratifs restant sont :
- Agent Orange,
- Blackest Night (déjà publié par Urban Comics),
- Brightest Day,
- War of the Green Lanterns.

[3Les épisodes contenus dans Geoff Johns Présente Green Lantern T6 : La Rage des Red Lanterns sont :
- Green Lantern #26-28, #36-38 (décembre 2007 à février 2008, novembre 2008 à janvier 2009),
- Final Crisis : Rage of the Red Lanterns #1 (octobre 2008).
Les épisodes a priori manquants (29 à 35) sont ceux constituant le tome 0.

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