Ghost Rider T2 - Par Felipe Smith et Damion Scott - Panini Comics

29 septembre 2015 2
  • Dernier tome qui met un terme aux premières aventures du nouveau Ghost Rider et laisse apparaître ses faiblesses suite à un changement de dessinateur qui dessert l'œuvre.

Nous retrouvons le jeune Robbie Reyes, toujours autant accablé par les problèmes qu’ils soient d’ordre sociologiques ou surnaturels. Possédé depuis peu par un esprit vengeur que certains surnomment le Ghost Rider, Robbie va apprendre dans ce volume, et à ses dépens, les origines de la chose qui l’habite et qui lui donne ses pouvoirs, le spectre d’un tueur en série sataniste.

Et les évènements vont très vite s’aggraver lorsque le second prend l’ascendant sur le premier et qu’un invité inattendu vient à sa rencontre, Johnny Blaze, le Ghost Rider originel. Une confrontation au sommet !

Ghost Rider T2 - Par Felipe Smith et Damion Scott - Panini Comics
© Marvel

On ne va pas s’en cacher, la grande force du premier album reposait dans la qualité des dessins et du découpage hyper nerveux et dynamique de Tradd Moore qui transformaient les nombreuses courses de voitures et autres combats de gangs parcourantt l’œuvre en des moments d’une rare intensité. Le scénario de Felipe Smith soulevait quelques points intéressants en insérant par exemple des problématiques sociales actuelles au sein d’un comic-book de super-héros,même si cela restait dans l’ensemble assez léger, l’intérêt étant bien plus porté sur la qualité graphique.

Au départ de Tradd Moore, à l’issue du premier arc (le dessinateur préfère alors entièrement se consacrer au retour de sa création originale chez Image Comics, Legacy of Luther Strode), le pari était de relever le niveau d’un scénario somme toute basique en insistant sur ses points forts, afin de palier à l’absence d’un artiste difficilement remplaçable.

Pour lui succéder au pied levé, Marvel fait appel au service de Damion Scott qui fait avec ce travail un véritable retour dans le monde des comics après une absence prolongée où, à la suite de ses différents projets chez DC où il illustra notamment les pages de la série Batgirl, décida de poursuivre sa carrière dans un registre différent en s’installant au Japon en 2007. Le style de Damion Scott se prête plutôt bien à l’approche moins sombre et plus urbaine et branchée recherchée par Smith, en raison d’un trait qu’il revendique comme étant très influencé par la culture hip-hop.

Il n’en demeure que cela reste un cran en dessous de ce qui se faisait précédemment et que la comparaison est désormais préjudiciable à cette série, d’autant que le scénariste peine à donner un second souffle à son histoire. Les bonnes idées du premier tome s’évanouissent dans quelque chose de plus bourrin et sans réel relief, les personnages deviennent antipathiques.

Une série qui avait su démarrer sur les chapeaux de roues et qui se conclut sur une note de déception. Dommage !

(par Marco ZANINI)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
Participez à la discussion
2 Messages :