Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse Cosey

  • Dans quelques jours, le Festival International d’Angoulême va communiquer son programme officiel définitif. La question de savoir qui sera Grand Prix cette année se posera avec d’autant plus d’acuité que, cette année, le choix est moins évident que précédemment.
Grand Prix d'Angoulême : L'hypothèse Cosey
Jonathan revient après une longue absence. Son retour fait plaisir.
Ed. du Lombard

Jusqu’ici, c’étaient toujours les mêmes quelques noms qui sortaient du chapeau : Trondheim, Muňoz, Baru, Spiegelman… Sauf que maintenant, ils sont élus ! Quels seront les prochains « papabile » ?

Nous avions évoqué le fait que le Festival de Bois qui a lieu ce week-end, était en quelque sorte l’antichambre des Grands Prix d’Angoulême. Et, de fait, la liste de leurs derniers prix offre un bon nombre de prétendants crédibles : Jean-Pierre Gibrat, Emmanuel Guibert, David B, Jean-Claude Denis, Lorenzo Mattotti, Rubén Pellejero, François Bourgeon, Miguelanxo Prado sont tous de très bons candidats à une élection par leurs pairs.

Car telle est l’originalité et même la force d’un tel Grand Prix : c’est une académie constituée des anciens lauréats qui en constitue le Grand Jury. Parmi les membres de l’Académie des Grands Prix, dans l’ordre de leur élection, on trouve : Fred, Moebius, Claire Brétécher, Jean-Claude Mézières, Jacques Tardi, Enki Bilal, Philippe Druillet, René Pétillon, Max Cabanes, Frank Margerin, Nikita Mandryka, Philippe Vuillemin, André Juillard, Daniel Goossens, François Boucq, Robert Crumb, Florence Cestac, Martin Veyron, François Schuiten, Régis Loisel, Zep, Georges Wolinski, Lewis Trondheim, Jose Muňoz, Dupuy & Berberian, Blutch, Baru et enfin le dernier élu : Art Spiegelman. Rien que ça ! [1]

Autobiographie imaginaire de Jonathan (Ed. Le Lombard). L’oeuvre de Cosey a longtemp flirté avec l’autofiction. "À la Recherche de Peter Pan" est un précurseur du Roman Graphique moderne.

Au début du Festival, les Grands Prix étaient dispensés par un petit groupe qui cooptait ses copains. Cela a été d’abord « la bande à Pilote » et de Dargaud, puis celle de (À Suivre) et de Casterman, puis cela a été la bande de L’Écho des Savanes et d’Albin Michel. Il y a eu un entre-deux où se succédaient les auteurs de Métal Hurlant, de Fluide Glacial et de L’Écho. Mais depuis quelques années, ce sont les goûts des auteurs qui priment sur les influences d’appareil, bien que les familles « L’Association » et « Futuropolis » émergent dans les derniers tours de table.

Dans la bande, il y a ceux qui ne viennent pas, soit par désintérêt (Crumb), soit parce qu’ils sont fâchés (Druillet) ; il y a les discrets (Brétécher, Mandryka, Juillard, Cabanes, Zep…) et les exaltés (Schuiten, Loisel, Trondheim, Muňoz, Dupuy & Berberian, Blutch…). Alors, qui va sortir du chapeau ?

Avant de piocher dans la liste des prix de Blois, il ne faut pas oublier les noms qui figurent depuis des années dans la short-list : Hermann et Cosey. Le premier a ses détracteurs. On lui reconnaît un incommensurable talent graphique mais l’esprit de ses scénarios déplaît par son côté violent et radical. C’est pourquoi le dessinateur belge reste depuis si longtemps au purgatoire.

Cosey, en revanche, pourrait faire la surprise. D’abord parce que son ami Zep est dans le jury et cet artiste discret et charismatique peut peser sur les décisions de l’ancienne comme de la nouvelle génération.

Cosey (à droite), avec Dany. Un auteur qui séduit les anciens comme les modernes.

Il n’y aurait pas que le coup de main du Genevois au Lausannois : il y a aussi cette catégorie de créateurs « classiques » qui reconnaissent là un artiste complet qui a su tracer sa voie singulière entre les autoroutes de la bande dessinée commerciale et les pics escarpés de la BD indépendante, un auteur dans tous les sens du terme, héritier du classicisme franco-belge, mais aussi un précurseur du Roman Graphique à la Emmanuel Guibert, flirtant avec l’autofiction, s’inscrivant dans un discours « cérébral » que ne dénierait pas un Fred, un Mandryka ou un Moebius. Mézières, Juillard, Schuiten, Boucq, Berberian ou Loisel pourraient être séduits.

Alors qui ? Les paris sont ouverts. Et vous, quels seraient vos favoris ?

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Expositions de Bernard Cosey :

- à la Galerie Maghen à Paris. Exposition-vente. Du 2 novembre 2011 au 12 novembre 2011.
- à la Galerie Champaka à Bruxelles : Exposition-vente Atsuko. Du 4 au 20 novembre 2011


Lire aussi :
- Cosey troque les cîmes pour les cimaises (Novembre 2011)

Cosey sur Actuabd.com, c’est aussi :

Des interviews :

- "Chaque trait doit être indispensable" (Décembre 2008)
- "C’est sans doute la dernière fois que je dessine le Tibet" (décembre 2006)

Un dossier sur l’exposition rétrospective de Charleroi (2006)

Et aussi des chroniques d’album :

- Une maison de Frank L. Wright et autres histoires d’amour
- Le Bouddha d’Azur
- Echo

Voir un joli site sur Cosey
Lire l’article de Pro Helvetia sur le séjour de Cosey à New Delhi.

Acheter "Jonathan, une Autobiographie Imaginaire en BD (Hors série)" sur internet
Acheter le T15 de "Jonathan" sur internet
Acheter le T14 de "Jonathan" sur internet

Illustrations : © Cosey & Le Lombard.
Photos : © D. Pasamonik (L’Agence BD)

[1Albert Uderzo et Joann Sfar ont reçu chacun un "Prix de la Ville d’Angoulême" mais ne figurent pas dans l’Académie.

 
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192 Messages :
  • Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse Cosey
    15 novembre 2011 10:01, par Bob

    J’ai toujours trouvé que le trait de Cosey ressemblait dans certains aspects à celui de Derib. Les histoires de Derib sont tout aussi humaniste que Cosey et je trouve sa variété de mise en scène plus intéressante que celle de Cosey : jeunesse avec Yakari, plus adulte avec Buddy Longway, Jo pour des histoires très fortes en sentiments. Pour moi cet auteur pas assez mis en valeur en raison de sa production jeunesse mériterait bien plus le Grand prix que Cosey qui disons le fait souvent des histoires ennuyeuses.
    C’est mon avis.

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    • Répondu par Yvon le 19 novembre 2011 à  05:41 :

      Cosey qui disons le, fait souvent des histoires ennuyeuses.

      Cosey ce n’est jamais ennuyeux, Jonathan est une série profonde, contemplative, vivifiante, où l’on aime se promener, se retrouver, chaque lecture en est différente et vous rend meilleur. Si vous vous ennuyez en lisant Jonathan c’est que vous n’avez aucune vie intérieure, tatez votre poul, il se peut que vous soyez déja mort.

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  • Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse Cosey
    15 novembre 2011 10:03, par Franck Biancarelli.

    Comme je sais que mon avis est décisif...
    Rubén Pellejero.

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    • Répondu par ozanam le 15 novembre 2011 à  10:32 :

      Pellejero est pas mal du tout comme choix. Mais pour moi, c’est Andreas avant tout !

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      • Répondu le 15 novembre 2011 à  14:51 :

        d’accord avec ça !
        Andreas est immense, et beaucoup trop méconnu rapport à son talent.

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        • Répondu par Marc31 le 15 novembre 2011 à  15:19 :

          +1 pour Andreas. Mais j’attendrais que ses deux séries Arq et Capricorne soit finies pour lui donner le grand prix. Il n’en a plus que pour trois quatre ans pour finir et après le consacrer pour son boulot magnifique.
          Sinon pour rester chez LE LOMBARD, j’aime bien l’idée de Derib, en tout cas aussi intéressante que Cosey.

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        • Répondu le 15 novembre 2011 à  15:19 :

          Le problème c’est que c’est un bien piètre dessinateur.

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          • Répondu le 15 novembre 2011 à  15:38 :

            Oui, mais Wolinski, Trondheim et Pétillon aussi, ça n’empêche pas.

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            • Répondu le 15 novembre 2011 à  16:10 :

              Oui, mais Wolinski, Trondheim et Pétillon aussi, ça n’empêche pas.

              Pourtant, s’il y en a bien qu’on aurait dû "empêcher", ce sont bien ceux-là. Mais n’oubliez pas Cestac dans le lot, s’il vous plaît.
              De plus leur apport à la bande dessinée est bien négligeable. Ils n’ont rien inventé. Leur style est assez balourd.

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              • Répondu par Denis Lapiere le 15 novembre 2011 à  16:56 :

                On peut ne pas aimer le style de Trondheim (moi, j’adore) mais son impact a été et est encore déterminant dans le petit monde de la bande dessinée. Lewis est un inventeur.

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                • Répondu le 15 novembre 2011 à  17:57 :

                  comme celui de Pénélope Bagieu ?

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                  • Répondu le 15 novembre 2011 à  18:17 :

                    Absolument, Pénélope Bagieu a été précurseur d’une nouvelle bande dessinée qui s’impose dorénavant comme partie prenante du paysage bédéisque.

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                    • Répondu le 15 novembre 2011 à  20:02 :

                      Absolument, Pénélope Bagieu a été précurseur d’une nouvelle bande dessinée qui s’impose dorénavant comme partie prenante du paysage bédéisque.

                      Ah ?!!! (fou rire)

                      Parfois je me demande pourquoi Bar2 (Joe Bar Team) n’a pas été grand prix. On a vu Zep après tout.

                      Bon, eh bien sur ce, bonne continuation, hein !
                      Quelle déprime... rendez-vous Menu !!!!

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                      • Répondu le 15 novembre 2011 à  21:56 :

                        Parfois je me demande pourquoi Bar2 (Joe Bar Team) n’a pas été grand prix.

                        Parce que ce n’est qu’un décalque du Gaston de Franquin. Pourquoi pas Séron à ce titre ?

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                      • Répondu le 15 novembre 2011 à  22:05 :

                        C’est étrange cette misogynie récurrente dans le monde la BD. Les femmes ne seraient bonnes qu’à faire les couleurs ou à poser en string avec une épée sur les couvertures cartonnées.

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                        • Répondu le 15 novembre 2011 à  23:37 :

                          Je trouve Bagieu particulièrement en string sur ses couvertures, effectivement.

                          De là à dire qu’elle est misogyne, je trouve que vous poussez

                          Répondre à ce message

                          • Répondu par Steph le 16 novembre 2011 à  02:47 :

                            Bagieu est un auteur majeur, elle marque son époque, l’avenir vous trouvera ridicule.

                            Répondre à ce message

                            • Répondu le 16 novembre 2011 à  10:34 :

                              Le vôtre ne vous tue pas, c’est bien là l’essentiel.

                              Répondre à ce message

        • Répondu par effer le 15 novembre 2011 à  16:57 :

          Andreas est un immense créateur.
          Il y a un an "Le Lombard" voulait abandonner la publication de Capricorne, maintenant on sait qu’il pourra finir cette remarquable série.
          Choisir d’élire Andreas comme Grand Prix d’Angoulême donnera une visibilité qui lui permettra de continuer à publier des séries qui sont à l’écart des modes, mais d’une force et d’une originalité, tant dans le scénario que dans le dessin et surtout le découpage, qui n’ont pas d’équivalent dans la production franco-belge, d’hier ou d’aujourd’hui.

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          • Répondu le 15 novembre 2011 à  18:16 :

            qui n’ont pas d’équivalent dans la production franco-belge, d’hier ou d’aujourd’hui

            Et il ne faut pas se demander pourquoi.

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            • Répondu par ozanam le 15 novembre 2011 à  21:57 :

              qui n’ont pas d’équivalent dans la production franco-belge, d’hier ou d’aujourd’hui Et il ne faut pas se demander pourquoi.

              Allons bon. Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre (ou lire).
              S’il faut un auteur qui a marqué de sa patte la BD, qui l’a amené sur un territoire pas encore foulé, Andreas est de ceux-là. C’est un auteur exigent qui utilise la BD pour sa forme et son fond. et s’il n’a pas d’équivalent, c’est surtout qu’il a choisi une voie dangereuse (pour les ventes) et fatigante (puisqu’il se remet toujours en question, testant des narrations différentes). c’est un auteur qui ne prend pas ses lecteurs pour des idiots. Et ça, c’est franchement la meilleure des qualités.
              Alors, on peut ne pas aimer son travail (autant graphique que narratif) mais au moins, reconnaissez son talent (il faut juste regarder une page du troisième Cromwell Stone pour comprendre).
              Bien sûr on pourra toujours trouvé que Marc Antoine Mathieu a fait plus progresser la narration BD... Disons de façon plus évidente. Mais franchement je ne le crois pas. Car si MA Mathieu joue avec le médium, personne ne peut utiliser sa voie (trop personnelle) alors qu’Andreas le permet.

              Bref, tout ça pour dire qu’Andeas reste mon favoris (malgré les railleries). Même si effectivement, MA Mathieu, Pellejero, Mattotti et Cosey feraient de très bons candidats... en attendant l’élection des scénaristes... un jour...

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              • Répondu le 15 novembre 2011 à  22:08 :

                personne ne peut utiliser sa voie (trop personnelle) alors qu’Andreas le permet.

                Mais personne ne le veut car c’est une voie sans issue, même son éditeur historique s’en est rendu compte.

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                • Répondu par ozanam le 16 novembre 2011 à  08:09 :

                  Donc, il me semble que vous allez être surpris dans les prochains mois de voir ô combien son "éditeur historique" ne s’en est pas rendu compte. Outre la suite de Capricorne, il y aura un Rork nouveau. On parle aussi d’une intégrale.
                  Par ailleurs, je suis pas forcément là pour faire votre éducation mais sachez que pas mal d’auteurs de BD revendiquent son influence.
                  - ceci dit, je vais pas continuer cette conversation stérile. C’est comme en politique, il est rare de convaincre les gens qu’ils font fausse route. Sur ce, je m’en vais continuer de travailler ma propre voie sans issue... Bisou.

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                  • Répondu le 16 novembre 2011 à  21:27 :

                    Il s’est ravisé pour faire plaisir à son auteur qui n’avait trouvé nul autre éditeur pour clore la série (même Glénat qui pourtant a repris le Scrameustache et Docteur Poche).

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                    • Répondu par ozanam le 16 novembre 2011 à  23:19 :

                      Encore une fois vous êtes très mal renseigné ! Plusieurs éditeurs se sont proposés. Et Docteur Poche n’a pas été repris par Glénat.

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                      • Répondu le 17 novembre 2011 à  09:05 :

                        C’était chez Casterman Docteur Poche, mais l’intégrale est chez Dupuis.

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                  • Répondu le 16 novembre 2011 à  21:44 :

                    mal d’auteurs de BD revendiquent son influence

                    On peut avoir des noms ?

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  • Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse Cosey
    15 novembre 2011 10:04, par Sergio Salma

    Dans la liste des auteurs potentiels( chacun pourra vous envoyer ses suggestions ) vous oubliez Blain et Larcenet. Mais surtout et je pense que ce serait bien plus opportun : Taniguchi.( tous les autres sont encore jeunes).

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  • Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse Cosey
    15 novembre 2011 10:12, par Bart

    Cosey, bien sûr, ce serait bien. Et sinon Frank Le Gall, lui aussi au carrefour d’un certain classicisme et d’une certaine modernité. Son œuvre est passionnante (et pas seulement Théodore Poussin). Mais il s’est fait discret ces derniers temps.

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    • Répondu le 15 novembre 2011 à  22:07 :

      Frank Le Gall,(et pas seulement Théodore Poussin).

      Qu’a-t-il fait à part Théodore Poussin ?

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      • Répondu le 15 novembre 2011 à  22:52 :

        Un bouquin pour enfant sur un petit chat avec sa nouvelle copine, c’était pas terrible.
        Le dernier Théodore Poussin est sorti il y a 10 ans, depuis plus rien, peut-être la série est-elle terminée avec l’intégrale.

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        • Répondu le 15 novembre 2011 à  23:33 :

          Ce n’était pas lui mais sa copine qui dessinait (comme lui mais en moins bien), Le Gall faisait le scénario lui.

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        • Répondu le 15 novembre 2011 à  23:40 :

          Yoyo (2 tomes) avec Yann, complètement déjantée. Les Petits contes noirs chez Poisson Pilote, une merveille. C’est vrai, pas grand chose, mais Théodore Poussin, c’est énorme.

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          • Répondu le 16 novembre 2011 à  13:00 :

            tout le monde a oublié son Spirou ?

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            • Répondu le 16 novembre 2011 à  15:37 :

              Vous confondez avec Fournier.

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              • Répondu le 16 novembre 2011 à  21:46 :

                Ils sont très bien les Spirou de Fournier, sous-estimés je pense. Fournier Grand-prix !

                Répondre à ce message

  • Alan Moore

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    • Répondu par Bart le 15 novembre 2011 à  10:27 :

      Peu probable : les scénaristes ne sont jamais récompensés :)

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      • Répondu par Denis Lapiere le 15 novembre 2011 à  10:55 :

        Ce serait, en tout cas, un fameux précédent… Qui ne serait pas pour me déplaire.

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        • Répondu par Sergio Salma le 15 novembre 2011 à  13:25 :

          Y a eu Jacques Lob en 86. mais 1 sur 38 !

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        • Répondu le 15 novembre 2011 à  22:26 :

          S’il y a UN scénariste a récompenser, c’est Raoul Cauvin. Qui peut se vanter d’avoir créé autant de classiques ?

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          • Répondu le 16 novembre 2011 à  00:06 :

            ou Luc Brunschwig ?

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          • Répondu par Yaneck Chareyre le 16 novembre 2011 à  08:18 :

            Oui, mais Cauvin est le premier à revendiquer faire de la bd de toilettes. Donc ce n’est pas un grand artiste tel qu’Angoulême les revendique.
            Dans les auteurs évoqués en commentaires ici, Taniguchi serait un excellent choix, mais après l’américain Spiegelmann, les grands prix voudront peut-être remettre à l’honneur un européen. Je ne connais pas Cosey, ça va me donner l’occasion de le découvrir, mais donc, pas de préférences... Si peut-être Larcenet, pour la qualité et l’intelligence de ses séries.

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            • Répondu par Taboum le 16 novembre 2011 à  21:48 :

              Si peut-être Larcenet, pour la qualité et l’intelligence de ses séries.

              Vous n’avez pas dû lire Blast pour écrire ça.

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            • Répondu le 16 novembre 2011 à  23:39 :

              Oui, mais Cauvin est le premier à revendiquer faire de la bd de toilettes.

              Ce n’est pas parce que Cauvin est un homme modeste qu’il faut sous-estimer son oeuvre et préférer de vrais mégalos à un vrai modeste.

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              • Répondu le 19 novembre 2011 à  22:04 :

                Absolument d’accord avec vous, surtout que trainent dans ce milieu beaucoup de faux modestes. N’oublions pas qu’un des grand prix doit son nom à Cauvin : Blutch, qui l’a trouvé dans les tuniques bleues. Étrange que la créature soit récompensée avant son créateur.

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  • Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse Cosey
    15 novembre 2011 10:24, par Denis Lapière

    Cosey et Ruben Pellejero sont mes favoris ! Evidemment…

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  • Jusqu’ici, c’étaient toujours les mêmes quelques noms qui sortaient du chapeau : Trondheim, Muňoz, Baru, Spiegelman… Sauf que maintenant, ils sont élus ! Quels seront les prochains « papabiles » ?

    Ce comportement avait fini par décrédibiliser le grand prix au yeux d’un grand nombre (dont les lecteurs, rouage essentiel pour la BD) à cause de ce phénomène de cooptation pyramidale.

    Esperons que l’election corrigera cela et permettra de sortir de ce syndrôme comparable au cinéma où les professionnels s’auto-congratulent.

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  • Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse Cosey
    15 novembre 2011 10:46, par Jet

    On peut dire ce qu’on veut sur les GP, avec du recul, la liste membres de l’Académie des Grands Prix représente tout de même une sacrée histoire graphique, artistique et créative. Et Cosey (comme d’autres bien sûr)y trouverait place sans rougir. On aimerait que Angoulême les sollicite sur un truc qui les rassemblerait, une oeuvre, une fresque ou que sais-je...

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    • Répondu le 16 novembre 2011 à  00:07 :

      pourquoi veux-tu qu’ils fassent une fresque ? ce sont des dessinateurs de bande dessinée, pas des peintres.

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  • Au début du Festival, les Grands Prix étaient dispensés par un petit groupe qui cooptait ses copains. Cela a été d’abord « la bande à Pilote » et de Dargaud, puis celle de (À Suivre) et de Casterman, puis cela a été la bande de L’Écho des Savanes et d’Albin Michel. Il y a eu un entre-deux où se succédaient les auteurs de Métal Hurlant, de Fluide Glacial et de L’Écho. Mais depuis quelques années, ce sont les goûts des auteurs qui priment sur les influences d’appareil, bien que les familles « L’Association » et « Futuropolis » émergent dans les derniers tours de table.

    etonnament les auteurs Dupuis sont quasi-inexistants dans ce palmarès

    Alan Moore

    Répondu par Bart le 15 novembre à 10:27 :

    Peu probable : les scénaristes ne sont jamais récompensés :)

    Répondu par Denis Lapiere le 15 novembre à 10:55 :

    Ce serait, en tout cas, un fameux précédent… Qui ne serait pas pour me déplaire.

    Charlier, Goscinny, Tillieux pour l’âge d’or... puis Cauvin, Tome, Corbeyran ou Velhmann (listes non exhaustives) parmi ceux toujours actifs sont effectivement passés à coté alors que leur succès, leur longévité et le plébicite du public démontrent un talent incontestable et indéniable (après on aime ou on n’aime pas, c’est un autre débat). Les scénaristes n’ont effectivement pas la cote et c’est bien regretable.

    Le parti pris de l’originalité et d’une forme d’intellectualisme fini par se poser la question : être reconnu par le public empêche-t-il de l’être par Angoulème ?

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    • Répondu le 15 novembre 2011 à  11:54 :

      Ah, parce que tu crois encore au "Grand Prix" dans ta grande naïveté ?

      Bien entendu, les grands prix ne sont pas exhaustifs, et de bien plus grands talents n’y seront jamais récompensés.
      Dans la liste des "moyen grands prix" : Brétécher, Pétillon, Mandryka, Vuillemin, Cestac, Veyron, Zep, Wolinski, Trondheim... etc...

      Dans la liste des très grand prix jamais récompensés : outch, la liste est trop longue.

      Le grand prix d’Angoulême = du flan.

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      • Répondu le 15 novembre 2011 à  13:16 :

        Dans la liste des très grand prix jamais récompensés : outch, la liste est trop longue.

        Non, elle n’est pas longue du tout, vous vous défossez. Allez-y, citez quelques noms...

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        • Répondu le 15 novembre 2011 à  14:28 :

          La moitié des auteurs qui ont plus de 50 ans sont plus intéressants que les "moyens" que j’ai cité.

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          • Répondu le 15 novembre 2011 à  15:03 :

            Mouillez-vous, citez des noms !

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            • Répondu le 15 novembre 2011 à  16:17 :

              Mouillez-vous, citez des noms !
              Il y en a tant et tant... Pourquoi être si excité ?

              Allez : F’murr, Bess, Davodeau, Wasterlain, Pé, Legall, Adamov, Andréas, Mattoti, Bourgeon, Chauzy, Chaillet, Loustal, Dumontheuil, De Crécy, Guibert, Manara etc ...

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      • Répondu par Thomas le 15 novembre 2011 à  18:04 :

        Zep moyen ?! Trondheim moyen ?! mais sur quelle planète vivez vous...

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        • Répondu le 15 novembre 2011 à  20:05 :

          Zep moyen ?! Trondheim moyen ?! mais sur quelle planète vivez vous...

          Au hasard : De crécy, Guibert, Dumontheuil (pour rester dans l’alternatif, pour ne pas que vous soyez perturbé) ont réalisé des livres beaucoup plus pertinents que ces deux-là.

          Cultivez votre regard et votre langue, ça vous fera du bien !

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          • Répondu par LC le 15 novembre 2011 à  22:04 :

            La "pertinence" pour une BD ne veut rien dire, ou alors n’importe quelle page de Franquin ou Hergé est plus pertinente que l’oeuvre complète de Guibert, Dumontheuil et David B réunie.

            Dumontheuil aligne les livres ennuyeux avec une belle régularité, Guibert se la joue intello, mais bon, sorti de la Guerre d’Alan qui a un intérêt testimonial ses livres ne sont qu’une démonstration de technique picturale assez vaine (et peu époustouflante).

            De Crécy est un authentique génie graphique, je suis plus circonspect sur ce qu’il raconte, il compte d’ailleurs abandonner la BD pour se consacrer au dessin seulement. Au terme de cette carrière dans la BD, il mérite amplement d’être Grand Prix.

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          • Répondu par Thomas le 15 novembre 2011 à  22:54 :

            Je ne jure pas que pour ces deux la ni que par l’alternatif, mais il est de mon droit le plus strict de m’opposer à votre point de vue.or, je pense que ces deux la,(comme vous dites) ont crée des oeuvres beaucoup plus interessantes que ceux que vous citez.certes, De Crecy est un immense dessinateur, mais ses histoires me touchent peu.de meme pour Dumontheuil, et de meme pour Guibert...

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            • Répondu le 15 novembre 2011 à  23:31 :

              Mon cher Thomas, apprenez à écrire. Là, vous êtes incompréhensible (en disant "ces 2 là ou ces 2 là, de qui parlez-vous ?).

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  • Il faut se rappeler qu’à une époque, les professionnels faisaient une présélection et le jury choisissait dans une short list de 5 à 10 noms. Quelques noms revenaient d’année en année : Hermann, Loisel, F’murrr entre autres
    Hermann est refusé chaque année, pour les raisons exprimées plus haut
    Loisel est trop ’commercial’
    F’murrr et Fred se détesteraient, d’où véto de Fred ? (c’est une rumeur, je ne sais pas jusqu’à quel point c’est avéré)

    Mais le jury voulait se débarasser de cette présélection qui ne leur laisse pas lescoudées franche. Comment faire sans tomber dans les accusations de copinage ? Choisir un auteur franchement inattaquable. Ce sera Crumb. Qui oserait remettre en cause ce choix ? Personne, Crumb est objectivement un beau lauréat et un auteur incontournable de la bande dessinée mondiale. Ce putsch permettra au jury de décider seul, quitte à tomber dans le cooptage, même si on peut saluer les grand prix accordées à Schuiten, Loisel ou Zep, qui ne semblent pas dicté par aucune forme de cooptage ou copinage. Et, malgré toutes les critiques formulées, on peut difficilement considérer que des auteurs depuis ce putsch n’ont pas leur place dans ce club fermé. Les critiques portent finalement plus sur l’absence de certains que sur la présence d’autres.

    Mais il serait temps que le grand prix soit remis soit à un asiatique, les grands absents du palmarès (plus que Taniguchi, on pourrait imaginer Matsumoto Taiyo ou Otomo, voire Shirow) ou, évidemment, un scénariste pur jus (en tête, Neil Gaiman, Alan Moore, Pierre Christin et dans une moindre mesure Jodorowski, voire van Hamme ou Cauvin, mais cela n’est pas prêt d’arriver), qui manquent singulièrement à ce palmarès.
    Et un nom qui ne revient jamais alors que son influence sur la bande dessinée mondiale est essentielle : Stan Lee.

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    • Répondu par Bart le 15 novembre 2011 à  13:28 :

      D’après ce qu’on m’a dit : le souci avec un grand prix étranger est qu’il doit présider le jury de l’année suivante (et lire notamment la cinquantaine de livres sélectionnés pour le palmarès). Le président du jury doit donc connaître le français - ce qui est le cas paraît-il d’Art Spiegelman. Mais peut-être pas, hélas, le cas de Taniguchi ni d’Otomo.

      Sinon, pour F’murrr, j’ignorais cette rivalité avec Fred. C’est d’autant plus regrettable que F’murrr le mérite.

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      • Répondu par Philippe le 15 novembre 2011 à  15:18 :

        F’murrr a commencé sa carrière en pompant audieucement Fred, il en a d’ailleurs gardé l’encrage. On comprend que Fred ait une dent contre son plagiaire.

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      • Répondu le 16 novembre 2011 à  13:11 :

        c’est tout le paradoxe d’un festival soi-disant international mais qui reste profondément francophone et francophile.

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    • Répondu le 16 novembre 2011 à  21:42 :

      Et un nom qui ne revient jamais alors que son influence sur la bande dessinée mondiale est essentielle : Stan Lee.

      Mondiale ???? Pas du tout, il a eu une influence sur la bande dessinée de super-héros aux USA, c’est tout, et c’est déja beaucoup en soit.

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  • Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse Cosey
    15 novembre 2011 11:53, par Fabrice

    Pour moi, Cosey est un très bon choix et je pense effectivement qu’il a de grande chance d’être élu !

    Cependant, il y a je trouve 2 grands oubliés dans la liste, c’est Bourgeon et Manara !!!

    Et Loustal et Mattotti sont également des Grand Prix potentiels dans les prochaines années...

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    • Répondu par Bart le 15 novembre 2011 à  13:42 :

      Bourgeon, c’est incontestable mais c’est quelqu’un d’entier qui fait un peu peur. Manara est rejeté par certains comme Trondheim qui l’a qualifié de dessinateur de vagins. Mattotti devrait l’être d’ici ces prochaines années, sans aucun doute. Et puis avec lui, cette année-là, le festival aura une jolie affiche :)

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      • Répondu le 15 novembre 2011 à  20:03 :

        Bourgeon, c’est incontestable

        Moi je conteste.

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        • Répondu le 16 novembre 2011 à  00:10 :

          Bourgeon est meilleur que Trondheim.
          Manara est meilleur que Trondheim.
          Mais personne n’a essayé de lire "les petits riens" ?
          On parle de narration graphique ?

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          • Répondu le 16 novembre 2011 à  02:41 :

            Manara passe surtout son temps à décalquer des photos.

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            • Répondu le 16 novembre 2011 à  09:26 :

              non rien de photographique chez Manara. Achetez-vous des yeux

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              • Répondu le 18 novembre 2011 à  21:31 :

                non rien de pornographique chez Manara

                Je ne sais pas ce qu’il vous faut, même dans les Borgias, toutes les filles ont des têtes d’actrices porno, avec le nez rataboisé et des grosses lèvres siliconées.

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  • Il serait temps de remédier à cette anomalie. Ne pas avoir encore donné le Grand Prix à l’immense Hermann est un scandale.

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    • Répondu par Mikekafka le 15 novembre 2011 à  17:21 :

      Un grand de la bd qui va de nouveau être snobé par le jury d’Angoulême

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    • Répondu par xav kord le 15 novembre 2011 à  19:14 :

      Si on veut que le grand prix soit refusé par le lauréat et ainsi créer un bon buzz, pourquoi pas ?
      NB : je suis un inconditionnel de Hermann...

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      • Répondu le 15 novembre 2011 à  19:46 :

        Hermann n’est plus ce qu’il était, il a beaucoup baissé sur ses derniers livres je trouve, et l’idée de prendre son fils pour faire des scénarios c’est gentil pour lui mais c’est une mauvaise idée.

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      • Répondu le 15 novembre 2011 à  19:58 :

        Hermann n’a jamais dit qu’il le refuserait.

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        • Répondu par xav kord le 15 novembre 2011 à  22:20 :

          "Hermann n’a jamais dit qu’il le refuserait."

          On parie ? :D

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          • Répondu le 15 novembre 2011 à  22:32 :

            "Hermann n’a jamais dit qu’il le refuserait."

            On parie ? :D

            Qu’il l’ait dit ? Je suis prêt à parier qu’il ne l’a jamais dit.

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  • Frank Legall, Frank Pé, Wasterlain, David Dethuin, Pénélope Bagieu (pour la parité).

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    • Répondu par Jos le 15 novembre 2011 à  15:12 :

      C’est une bonne idée Pénélope Bagieu, ça apporterait un coup de jeune et de féminité et ça mettrait tout le monde d’accord.

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      • Répondu par Claire le 15 novembre 2011 à  15:37 :

        D’accord avec vous pour Pénélope Bagieu, surtout que Claire Brétécher a eu le grand prix il y a maintenant très longtemps et que Pénélope est sa digne successeuse. En plus on aurait une super affiche pour une fois.

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        • Répondu le 15 novembre 2011 à  17:07 :

          D’accord avec vous pour Pénélope Bagieu, surtout que Claire Brétécher a eu le grand prix il y a maintenant très longtemps et que Pénélope est sa digne successeuse. En plus on aurait une super affiche pour une fois.

          Ouais, bonne idée, comme ça on ne pourra pas descendre plus bas. Au moins ce sera fait.

          Répondre à ce message

          • Répondu le 15 novembre 2011 à  19:52 :

            Comment "tomber si bas" ? Vous faites partie de ces rétrogrades qui ont hurlé quand Claire Brétécher a été nommée Grand Prix ? Faut grandir mon gars...

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            • Répondu le 16 novembre 2011 à  00:13 :

              Bagieu ?!!!!!!!!!!!!

              Avant Bagieu, si on veut à tout prix une femmes, on a Marjane Satrapi, et Nine Antico qui font autre chose que remuer leur nombril de fifille attardée.

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              • Répondu par Lola le 16 novembre 2011 à  21:43 :

                remuer leur nombril de fifille attardée.

                Mais quel mépris, cette haine envers les femmes est maladives je pense, faites-vous soigner.

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                • Répondu le 16 novembre 2011 à  23:50 :

                  aimer les femmes, ce n’est pas aimer les pétasses. réfléchissez et on en reparle.

                  cessez de faire le jeu des machos. Bagieu est là où on l’attend. Si elle contestait quoi que ce soit, elle aurait un succès bien moindre. cela dit, je ne voudrais pas vous faire désespérer du monde, vous avez l’air bien jeune, avec toujours les mêmes arguments : brandir une supposée haine des femmes quand on est pas d’accord avec vous, et qu’on hurle pas avec la meute. Votre auteure favorie n’a rien apporté à la bande dessinée, à la narration, au style graphique, à la langue. Elle a un humour sympathique qui flatte les côtés féminins les moins intéressants.

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                  • Répondu par Oliv le 17 novembre 2011 à  09:09 :

                    aimer les femmes, ce n’est pas aimer les pétasses.

                    Traiter les femmes de pétasses, ce n’est pas aimer les femmes. Il y a encore du boulot pour amener les hommes à respecter les femmes.

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  • De Crécy ou Christophe Blain bien-sûr ! Ou MAM.

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    • Répondu le 15 novembre 2011 à  15:13 :

      Michèle Alliot-Marie ???? Vous êtes sûr ???

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  • Mourier est le meilleur dessinateur actuel, il mérite amplement d’être nommé Grand Prix.

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    • Répondu par Sergio Salma le 15 novembre 2011 à  14:12 :

      Il ne s’agit pas d’élire notre auteur favori. Le grand prix ( quel que soit le système de vote) c’est décerner à un auteur une récompense parce que celui-ci ( ou celle-ci) a fait avancer, évoluer la bande dessinée. L’auteur a par sa sensibilité, sa force de travail ou ses récits apporté quelque chose et surtout mine de rien ou d’une manière éclatante modifié la perception que le lectorat ( les amateurs mais aussi les simples lecteurs occasionnels ) a de la bande dessinée. Il aura aussi influencé d’une manière consciente ou inconsciente d’autres auteurs, ayant donc par sa seule existence et sa carrière modifié le paysage . C’est en cela que Cosey effectivement a joué un rôle important. Stan Lee et Taniguchi ont donné à voir depuis des dizaines d’années, ainsi que Alan Moore ou Frank Miller une nouvelle image de la bande dessinée. Par cousinage ou filiation. Spiegelman, auteur de très peu de livres et forcément d’un seul en particulier, a considérablement modifié la perception de ce média( lui c’est au niveau mondial de surcroît) . je crois qu’un grand prix c’est ça. Sinon en coups de coeur ou vraie admiration , il y a une liste très longue. Goscinny ne l’a pas eu ce grand prix car décédé 2 ans après la création du festival mais certainement l’aurait-il reçu un jour ou l’autre...

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      • Répondu le 15 novembre 2011 à  15:05 :

        Tout à fait d’accord, mais je ne peux m’empêcher de citer Ferri parmis ceux qui amènent une autre perception de la bd.

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      • Répondu le 15 novembre 2011 à  15:09 :

        Mourier n’est pas du tout mon auteur favori (je préfère Blutch, MAM ou Blain, même Larcenet), mais le déconsidérer parce qu’il fait de la bd populaire est stupide, j’attendais mieux de votre part.

        Votre définition de ce que doit être un Grand prix (fait avancer, évoluer la bande dessinée...par sa sensibilité, sa force de travail...) descrédite quelques uns qui l’ont eu (Wolinski, Vuillemin...).

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      • Répondu par Denis Lapiere le 15 novembre 2011 à  16:03 :

        Sincèrement, Jean Van Hamme a eu une vraie et grande influence sur la BD, bien plus forte et profonde que Art Spiegelman qui n’a été qu’un petit pont entre Will Eisner et les indés actuels. Mais voilà, c’est un scénariste et de façon inexplicable, un scénariste n’est pas un auteur aux yeux de l’Académie des Grand Prix.

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        • Répondu le 15 novembre 2011 à  16:12 :

          Jean Van Hamme a eu une vraie et grande influence sur la BD

          Jean Van Hamme a eu une mauvaise influence sur la BD, en particulier avec tous les spin-off qui bouchent le paysage en librairie.

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          • Répondu par Denis Lapiere le 15 novembre 2011 à  16:54 :

            Les spin off ne sont pas le fait de Jean Van Hamme ! Lui, il est arrivé avec une façon d’écrire pour les séries grands publics qui a complètement renouvelé le genre et a permis de toucher un très large public y compris parmi ceux qui ne lisaient pas de bande dessinée avant. Son impact est plus "populaire" mais n’en est pas moins très important.

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            • Répondu le 19 novembre 2011 à  21:58 :

              Les spin off ne sont pas le fait de Jean Van Hamme

              spin off de XIII de Thorgal, les Blakes et Mortimer, je ne sais pas ce qu’il vous faut.

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        • Répondu le 15 novembre 2011 à  16:41 :

          Pour l’énorme majorité, ce sont des auteurs complets (scénaristes, dessinateurs, coloristes) qui ont été élus grands prix.

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  • Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse Cosey
    15 novembre 2011 14:39, par Mael R.

    Ce que je trouve terrible c’est que dans le choix proposé (David B, Guibert, Bourgeon, Gibrat, Cosey, Mattotti, etc.) on trouve en effet des gens qui ont fait évoluer la BD, mais on oublie des personnalités phares de leur génération : Baudoin et F’murr. Ils sont tellement évident que tout le monde les pensent déjà primé... C’est bien dommage. Il parait que l’auteur du génie des alpage est interdit pour des raisons d’inimités avec les membres du jury, c’est triste.

    Autre problème c’est le côté très franco-français des résultats. Bien sûr il y a des exceptions (Spiegelman mais avec quel retard, Muñoz mais parce qu’il vit en France, quelques suisses ou belges). Cette page offre un tableau par pays, le résultat est éloquent http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Prix_de_la_Ville_d%27Angoul%C3%AAme

    Cette "académie" pose question. En effet les ex-jurés sont légitimes, mais quand on discute avec les jurés on voit les limites. Je me souviens de mon entretien avec Mandryka (cf. Du9) qui disait ne pas lire de BD et ne connaître personne, et donc trouver logique de voter pour les copains de son époque... Les auteurs sont rarement des connaisseurs de la BD et ça explique les graves carences et le côté franco-français des primés. ET aussi que certains auteurs mineurs (même si j’aime leur boulot ils le sont par rapport à d’autres en terme d’apport, je ne donne pas de noms je ne veux pas polémiquer) s’y retrouvent. Mais avec ce panel de juré méconnaissant - dans leur majorité - finalement la création actuelle et internationale (on ne peut pas leur en vouloir ce ne sont ni des historiens ni des critiques) ce n’est pas demain que seront récompensés des gens comme Chris Ware, Daniel Clowes, Katsuiro Otomo, Shigeru Mizuki, Quino, etc.

    près peut-être qu’un de ces noms sortira et j’en serai ravis (Wolinsky a publié beaucoup de bons auteurs étrangers et connait leur boulot) mais ce n’est pas la direction actuelle...

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    • Répondu par Bart le 15 novembre 2011 à  15:07 :

      Je le disais plus haut : un grand prix préside le jury l’année suivante... et doit lire la cinquantaine de livres sélectionnés pour le palmarès - donc connaître le français. C’est pour cette raison d’ordre pratique que les grands prix sont avant tout des français... semble-t-il. Sinon, ces dernières années, il faut reconnaître que les prix des meilleurs albums ont aussi été décernés à des étrangers (italiens, australien, américain...).

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    • Répondu le 15 novembre 2011 à  16:09 :

      Autre problème c’est le côté très franco-français des résultats. Bien sûr il y a des exceptions (Spiegelman mais avec quel retard, Muñoz mais parce qu’il vit en France, quelques suisses ou belges).

      Il ne me semble pas que les auteurs belges, français, suisses, italiens ou espagnols pour la plus grande partie de la production européenne aient été récompensés à lors de festivals à l’étranger de façon plus significative. Je ne connais honnêtement pas les palmarès d’autres festivals par exemple en Belgique ou en Suisse mais est-ce différent ?

      Cela prouve doublement que l’ensemble des jurys de professionnels restent composés d’humains : ils se cooptent et sont restreints par leur copinage à se renvoyer l’ascenseur...

      Il faudrait être capable de récompenser un(e) auteur (scénariste, dessinateur et pourquoi pas coloriste !) pour son oeuvre, pour la façon dont son travail a renouvellé voire révolutionné la BD ou a permis de perreiniser un genre graphique et/ou scénaristique. Pas parce qu’il est le copain du copain. Ca demande du recul.

      Un auteur belge qui mériterait bien cette hommage de la profession : il est scénariste, dessinateur, coloriste, il a touché à de nombreux sujets, travaillé avec des "grands" : André BENN

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  • André Geerts, par sa sensibilité alliée à une vraie réussite populaire mérite largement d’être nommé Grand Prix, de plus les belges sont sous-représenté.

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    • Répondu par Bart le 15 novembre 2011 à  15:21 :

      post-mortem :)

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      • Répondu le 15 novembre 2011 à  19:48 :

        Oui, malheureusement, le grand Tabary n’aura jamais été Grand Prix non-plus, c’est assez honteux.

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  • Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse Midam
    15 novembre 2011 15:18, par Philippe

    Midam, grand auteur populaire actuel, digne successeur des Franquin, Hergé, Morris devrait être Grand Prix. Il est au sommet de son talent et de son succès, vient de fonder sa maison d’édition, il est le candidat parfait, de plus il y a trop peu de belges dans ce collège des Grands Prix eu égard à leur place de choix dans le monde de la bd.

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    • Répondu le 15 novembre 2011 à  20:00 :

      Trop populaire, Angoulême préfère les obscurs comme Blutch ou Trondheim ou Baru que je connaissais même pas.

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      • Répondu le 15 novembre 2011 à  23:47 :

        Pour Blutch, c’est sûr qu’ils ont fait fort :) Blutch lui-même l’a reconnu ; il n’était pas toujours très à l’aise avec son intronisation.

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        • Répondu le 16 novembre 2011 à  00:14 :

          C’est surtout que ça ne lui a pas rendu service. Trop tôt.

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          • Répondu le 16 novembre 2011 à  21:48 :

            Blutch l’a eu à 42 ans je crois, soit plus vieux que Bilal, Tardi, Reiser, Zep, Sfar etc...

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      • Répondu par Vincent S le 16 novembre 2011 à  12:14 :

        C’est que vous n’êtes pas très curieux...

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  • Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse Cosey
    15 novembre 2011 15:19, par and the winner is....

    rosinski, un point , c’est tout !
    talentueux à souhaits, un vrai dessinateur qui a bercé une génération d’auteurs actuels.
    tous les autres, sans intérêt ! juste bons à être dans télérama et ensuite aux toilettes !

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    • Répondu le 15 novembre 2011 à  19:57 :

      Rosinski fait partie des artisans de la bd comme Dupa, Bob De Moor, Will, Jidéhem, Walthéry ou Bercovici, ce sont de bons professionnels qui font un travail honnête, mais pas des auteurs innovants ou précurseurs, ayant marqués la BD de leur patte comme doivent l’être les Grands Prix d’Angoulême.

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  • Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse Bastien Vives
    15 novembre 2011 15:23, par Audrey

    Bastien Vives est jeune mais a déja une belle bibliographie derrière lui, pourquoi ne récompenser que des vieillards, comme à l’académie française ?

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    • Répondu le 15 novembre 2011 à  17:00 :

      Là, j’avoue que j’ai ri.

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      • Répondu par Audrey le 15 novembre 2011 à  19:47 :

        Pas de quoi rire, je suis très sérieuse.

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        • Répondu le 16 novembre 2011 à  00:19 :

          c’est une bulle de savon, Vivès...ouvre les yeux !

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          • Répondu le 16 novembre 2011 à  02:39 :

            L’oeuvre de Vives est déjà plus riche, innovante et intéressante que celle de 99% de la bd, y compris de celle de Cosey (que j’aime bien par ailleurs) qui n’a jamais décollé de sa lecture de Tintin au Tibet.

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            • Répondu le 16 novembre 2011 à  14:37 :

              "L’oeuvre de Vivès" ?

              Le pauvre, fichez-lui la paix. A force de le défendre de cette façon, vous allez en faire ce qu’il n’est pas.

              Il est gentil, Vivès.

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              • Répondu le 16 novembre 2011 à  15:41 :

                Le pauvre... Il est gentil, Vivès.

                Arrêtez de le prendre pour un con sous prétexte qu’il est jeune, ses livres ont plus de maturité que ceux de la plupart des vieux ados bedonnants que sont la majorité des auteurs de bd.

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                • Répondu le 16 novembre 2011 à  21:20 :

                  Sa narration est assez simpliste. Je n’y vois aucune maturité. Deux trois tics, répétés sans cesse. David Gueta pour la "musique" et Carla Bruni pour la "voix". Remarquez, c’est peut être pour cela que ça fonctionne auprès d’un certain public.

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                  • Répondu par Benoît le 16 novembre 2011 à  21:31 :

                    Vous n’avez sans doute pas lu Bastien Vives, il se renouvelle à chaque livre (son Polina est un chef d’oeuvre).

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                    • Répondu le 17 novembre 2011 à  09:16 :

                      Arf, chef d’oeuvre... Non.
                      V pour Vendetta est un chef d’oeuvre.
                      Les Bijoux de la castafiore est un chef d’oeuvre.
                      Il a encore le temps avant de faire un chef d’oeuvre.
                      Mais on va le lui laisser.

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                      • Répondu par Benoît le 17 novembre 2011 à  12:17 :

                        L’avez-vous lu au moins ? Sûrement pas.
                        La valeur d’un artiste n’a rien à voir avec son âge, des médiocres le resteront toute leur vie, mais vu ce que vous considérez comme des chefs d’oeuvres, vous ne pourrez jamais comprendre ça.

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            • Répondu le 16 novembre 2011 à  15:09 :

              arf arf arf ! amusante votre remarque sur Cosey !°)

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  • De l’audace que diable, de l’audace !

    Nommer Pénélope Bagieu Grand Prix d’Angoulême serait récompenser toute cette nouvelle génération d’auteures de talent, apportant un souffle nouveau au monde machiste et sclérosé de la BD de papa. L’époque évolue, il serait bon qu’un grand festival comme Angoulême ne devienne pas le repaire de vieux moustachus.

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    • Répondu par Jacques le 15 novembre 2011 à  19:43 :

      Audacieux en effet mais peut-être un peu prématuré non ?
      J’aime beaucoup ses livres mais elle n’a même pas 30 ans, elle a du temps pour être reconnue à la hauteur de son talent. Pourquoi pas nommer Nancy Pena plutôt ?

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    • Répondu le 15 novembre 2011 à  20:07 :

      Et Mimi Stinguette l’année suivante !

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    • Répondu le 15 novembre 2011 à  21:19 :

      N’oubliez pas que le grand prix est censé récompenser un ou une auteur(e) pour l’ensemble de son œuvre, ce qui implique d’avoir déjà un certain nombre d’années au compteur. Si vous voulez une femme élue pensez plutôt à des auteures comme Montellier, Goetzinger, Nicaise, Magda ... Celles-ci ont déjà un bon nombres de bouquins à leur actif et depuis longtemps, prouvant ainsi quelles ne sont pas un feu de paille dédié à la mode ou l’air du temps. Ceci dit, je ne partage pas votre avis sur un certain machisme(en 25ans de métier, je n’ai jamais vu un seul projet refusé ou accepté parce que l’auteur était une femme ; sauf peut être "la bite à Urbain" que Tronchet avait présenté sous un pseudonyme féminin et qui fut accepté ). Ou alors il faudrait aussi parler du diktat féminin dans l’édition du livre pour enfants. Si vous voulez voir de vrais comportements machistes, allez du côté d’autres corps de métier, celui du bâtiment notamment. Les mots ont un sens, ne les utilisons pas à tort et à travers.

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      • Répondu le 15 novembre 2011 à  22:11 :

        pensez plutôt à des auteures comme Montellier, Goetzinger, Nicaise, Magda ...

        Oui mais pensons plutôt à de vraies auteures, avec un public, comme Nancy Pena ou Vanyda.

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        • Répondu le 15 novembre 2011 à  22:20 :

          Joëlle SAVEY, auteure complet depuis des années, il serait plus que temps de mettre la grâce de son travail en avant.

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        • Répondu le 16 novembre 2011 à  14:39 :

          Vanyda grand prix ?

          Après que Kevin Hérault l’ait eu pour l’ensemble de son oeuvre, il faudra effectivement penser à Vanyda.

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          • Répondu par Jo le 16 novembre 2011 à  21:50 :

            Qu’est-ce que vous avez contre Vanyda ? Ses livres sont formidables !

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  • Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse Menu
    15 novembre 2011 20:35, par Schtroumpf Grincheux

    JC Menu, un auteur qui ferait l’unanimité.

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    • Répondu le 15 novembre 2011 à  21:55 :

      L’unanimité ??? Pour qui ?
      Comme auteur il ne vaut pas tripette et comme éditeur il a plusieurs fois montré ses limites (pour être gentil). Bref, je ne vois pas pour quelles raisons il pourrait être Grand Prix (ou alors grand prix de la mode Jean-Paul Gaultier pour la vareuse à rayures).

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      • Répondu le 15 novembre 2011 à  22:16 :

        Oui, Menu grand prix, pour faire chier Trondheim ahahah !

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        • Répondu le 16 novembre 2011 à  00:17 :

          ça le ferait surtout chier lui d’abord, j’espère. Ou alors il n’est plus lui. Je doute fort qu’il apprécierait d’être un "officiel".

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          • Répondu le 16 novembre 2011 à  02:35 :

            Il ne demande que ça d’être un officiel Menu, c’est un faux punk, et il n’a jamais refusé les aides du CNL, il ne refuse pas le système.

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  • Et Binet alors ?!!
    15 novembre 2011 21:37, par Arnaud

    Pas encore cité ici, moi je milite depuis des années pour le couronnement de Binet !!!
    Une série à succès, précurseur de l’autobiographie en BD, il mériterait clairement ce prix !

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    • Répondu le 15 novembre 2011 à  22:09 :

      Ca fait des années que Binet a arrêté la bande dessinée.

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  • Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse Cosey
    15 novembre 2011 21:41, par Klare Lijn

    Joost SWARTE mériterait cette haute distinction. N’oublions pas qu’il est apprécié par bon nombre d’anciens grands prix, qu’il est un ami proche de SPIEGELMAN et que son MODERN SWARTE, géniale compilation de ces meilleurs récits, va être édité par Denoël Graphic juste avant Angoulême. Autant d’éléments qui me font dire que l’inventeur des concepts de ligne claire et de style atome a toutes ses chances cette année !

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  • GRAND PRIX EDIKA !!!

    Ca ça aurait de la gueule, l’auteur le plus drôle du monde, qui a fait hurler de rire tout le monde mérite largement qu’on le récompense pour service rendu à l’humour (en plus c’est un type charmant).

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    • Répondu le 15 novembre 2011 à  23:45 :

      Oui Edika, bonne idée.
      Au moins, ça nous mettra les Bagieu et Vivès au placard. Ces culottes courtes n’ont rien inventé. Ils sont juste "malin". Mais leurs fans viennent faire du lobbying partout.

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      • Répondu le 16 novembre 2011 à  02:37 :

        ça nous mettra les Bagieu et Vivès au placard

        Vous rêvez,Bagieu et Vivès sont là pour 50 ans encore, ils sont le présent ET l’avenir.

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        • Répondu le 16 novembre 2011 à  09:31 :

          j’en ai vu passé des kilotonnes d’auteurs en pailles.
          Vivès ne dit rien, c’est le sommet de la sensiblerie, aussi vulgaire que son premier livre. Relisez-le.
          Et Bagieu, la pauvre, quand elle aura passé 35 ans, je pense qu’elle sera oubliée, ou alors faire la fille cruche ne séduira plus les mâles en recherche d’excitation et les cruches en recherche de copines "qui ont les mêmes préoccupations. Dire que ces deux-là sont des auteurs, c’est haïr la bande dessinée. La prochaine fois, donnez le prix Goncourt à Bridget Jones, et on aura fait le tour en 5 secondes de votre culture.

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          • Répondu par Benoît le 16 novembre 2011 à  21:33 :

            Allez lire les livres de bastien Vives avant de dire des bêtises.

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            • Répondu le 17 novembre 2011 à  09:20 :

              Charles Burns, Adrian Tomine, Daniel Clowes.
              Pas un Bastien Vivès n’arrive à la cheville de ces trois là.
              Les bêtises, c’est le lobbying général sur cet auteur. On ne lui laisse pas le temps de vivre quelque chose qui ait du poids, d’avoir des échecs, un trait qui exprime autre chose qu’un story board talentueux d’école d’art.
              L’émotion de supermarché, non merci.

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              • Répondu par Benoît le 17 novembre 2011 à  12:12 :

                un trait qui exprime autre chose qu’un story board

                Pour vous il faut du besogneux, du bien lourd, du Guardino, pour que le dessin en vaille la peine ? Vives est avec Blain un des meilleurs dessinateurs actuels, il fait passer la vie dans ses traits, la vraie vie, pas les positions stéréotypées qu’on retrouve de bd en bd partout ailleurs, en particulier chez les américains qui semblent être les seuls à trouver grâce à vos yeux. D’ailleurs les yeux dessinés par Vives expriment bien plus d’humanité que tous ceux de Burns,Tomine ou Clowes, et la sensualité chez lui est mille fois supérieure que celle frelatée de mauvais porno d’un Manara ou d’un Serpieri.

                Considérer ses dessins comme du story-board montre votre inculture graphique, vous deviez aussi trouver que Hugo Pratt bâclait en ne fermant pas ses traits. Et parler "d’émotion de supermarché" pour le subtil Polina ou le fulgurant "Pour l’empire" achève de vous ridiculiser.

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                • Répondu le 17 novembre 2011 à  12:42 :

                  On ne peut rien contre un fan !

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                  • Répondu par Benoît le 17 novembre 2011 à  13:09 :

                    On ne peut rien contre un fan !

                    Surtout quand on n’a aucun argument valable.

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                    • Répondu le 17 novembre 2011 à  14:38 :

                      Vous ne prouvez rien. Vous assénez, avec la passion du fan. C’est très louable. Et puis, un jour, vous évoluerez, et vous comprendrez que l’émotion n’est pas seulement dans les tremblements du dessin, dans sa rapidité, son aspect croquis. Et que ni Tomine, ni Clowes, ni Burns ne répètent des standards de comics. Vous vous cultiverez, vous cultiverez votre vision de la bande dessinée. Vous serez plus heureux encore de découvrir d’autres auteurs.

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                • Répondu par Arthur le 17 novembre 2011 à  18:30 :

                  D’ailleurs les yeux dessinés par Vives expriment bien plus d’humanité que tous ceux de Burns,Tomine ou Clowes

                  Lisez "Wilson" de Daniel Clowes et cessez de dire des énormités.

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                  • Répondu le 19 novembre 2011 à  22:02 :

                    Désolé, mais Tomine, Clowes, Burns c’est du faux underground stéréotypé qui se liquifie depuis des années, de l’exercice de style vide de sens, je n’aime pas le boulot de Vives, mais y opposer ceux-là est stupide, ça ne vaut pas mieux.

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  • Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse Giraud
    15 novembre 2011 22:24, par Orja

    Si Moebius a déjà été nommé Grand Prix, il faudrait maintenant nommé Jean Giraud, auteur de Blueberry qui a influencé des dizaines de dessinateurs réalistes. Après tout Romain Gary/Émile Ajar à eu le prix Goncourt deux fois.

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  • Dodier cinquième Grand Prix belge
    15 novembre 2011 22:48

    Heureusement qu’on a donné le prix à Reiser à 36 ans, car à 42 ans il était mort. Parfois il ne faut pas trop attendre.

    Personne n’a pensé à remettre ce prix à Dodier ? C’est un formidable auteur, il a une oeuvre fournie, classique et moderne, personnelle et exigeante, il a tout pour être le cinquième Grand Prix belge.

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    • Répondu le 15 novembre 2011 à  23:42 :

      Tout sauf la nationalité belge...

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    • Répondu le 16 novembre 2011 à  00:30 :

      Dodier ne l’aura jamais.

      Il a moins de chances de l’avoir que Bézian, c’est vous dire.

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      • Répondu par Jo le 16 novembre 2011 à  21:51 :

        Dodier a bien eu le Fauve de la meilleure série, alors pourquoi pas.

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  • Grand Prix d’Angoulême : Cosey, the best
    15 novembre 2011 23:40, par André Taymans

    COSEY PRESIDENT !...

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  • Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse Cosey
    16 novembre 2011 08:38, par Franck BIANCARELLI

    Ah, on a le droit de choisir un-qu’est-pas-dans-la-liste ? ! ?
    C’ est sympa comme jeu ...
    Joe KUBERT, alors les mecs, Joe KUBERT ! ! !
    On a déjà laissé mourir Alex TOTH, si on l’file pas à Joe KUBERT ce sera la honte et l’ Europe sera engloutie sous des tonnes de lave en fusion.
    Vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous a pas prévenu.
    (C’ est sympa comme jeu).

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  • Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse Cosey
    16 novembre 2011 09:07, par Yaneck Chareyre

    Ce qui est rigolo, en lisant ces commentaires, c’est que de toute façon, pas un Grand Prix ne fait l’unanimité. Petite sélection orientée des avis exprimés :

    Cestac : Minorité visible, pote de, et à part ça ?
    Moebius : C’est nul, Giraud ne l’a pas eu
    Wolinski : Ne sait pas dessiner
    Pétillon : Pas plus
    Trondheim : A peine mieux
    Baru : C’est qui ce type ?
    Spiegelmann : Un album dans sa vie, c’est pas une oeuvre.
    Zep : Mais qu’est-ce qui fout là le commercial ?

    Alors de toute façon, personne ne sera d’accord sur le choix fait en janvier prochain. Il y aura ceux qui diront qu’ils ne connaissent pas, ceux qui trouveront que X, Y et Z le méritaient plus, ceux qui trouveront que l’auteur ne vaut rien... Mais d’ici là, faisons l’amour aux diptères, c’est tellement fun...

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    • Répondu le 16 novembre 2011 à  12:59 :

      Wolinski a sans doute été plus primé pour son travail d’éditeur que pour sa carrière d’auteur de bande dessinée.
      Je me suis toujours demandé pourquoi le grand prix ne s’élarigissait pas pour honorer des personnages comme
      - JC Menu, dont l’apport à la bande desinée est indéniable, à travers son travail sur l’Association ou son travail d’essayiste et de théoricien
      - Thierry Groensteen, aussi pour son travail théorique
      Malheureusement décédés, mais des personnes comme Yvan Delporte, Guy Vidal ou JP Mougin ont apporté énormément à la bande dessinée, et pas tant par leurs activités d’auteur que par leur travail éditorial. Pourquoi ne pas avoir primé Guy Leblanc ou CHarles Dupuis ? Voire Jacques Glénat dont l’influence sur la bande dessinée a été essentielle dans les années 80.

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      • Répondu le 16 novembre 2011 à  14:34 :

        Allez,

         :
        Menu et Arleston ex aequo.

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        • Répondu le 16 novembre 2011 à  15:48 :

          Ils ont oublié Goscinny en son temps, qu’ils n’oublient pas Arleston.

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          • Répondu par Tim le 16 novembre 2011 à  21:36 :

            Ce n’est pas idiot comme idée puisque finalement Arleston est le Goscinny de notre époque (il n’a pas besoin de reprendre Astérix, il les créait lui-même ses classiques de la BD).

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      • Répondu le 16 novembre 2011 à  15:46 :

        A ce tarif autant primé un imprimeur, un libraire ou un lettreur ! On récompense des auteurs, pas autre chose.

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        • Répondu le 16 novembre 2011 à  16:19 :

          peut-on négliger ceux qui ont offert à la bande dessinée des bouffées de libertés comme Poisson Pilote, (A Suivre), Métal Hurlant ou le Trombone Illustré ?
          Si ce tels espaces n’avaient pas existé, la bande dessinée ne serait pas ce qu’elle est. Il faut aussi rendre hommage à ces visionnaires.

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          • Répondu par Yaneck Chareyre le 16 novembre 2011 à  17:16 :

            Sans nul doute, mais pas avec un prix qui récompense des artistes.

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          • Répondu par Jean-Charles le 16 novembre 2011 à  21:39 :

            Déja que la plupart des éditeurs sont dix fois plus payés que les auteurs et pensent qu’ils sont leurs subordonnés, alors si on leur donne les prix qui reviennent aux auteurs, ils ne vont plus atterrir.

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            • Répondu par José le 20 novembre 2011 à  22:12 :

              la plupart des éditeurs sont dix fois plus payés que les auteurs

              C’est on ne peut plus normal puisque les éditeurs sont payés sur le chiffre d’affaire de la boite, alors que les auteurs seulement sur les pauvres 8% de leurs maigres ventes. Que les auteurs deviennent éditeurs, ils comprendront qu’on ne fait pas fortune en travaillant, mais en faisant travailler les autres pour soi.

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  • Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse Cosey
    16 novembre 2011 09:53, par j-ph Peyraud

    L’élégance et la finesse au pouvoir !
    Jean-C. DENIS président !

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  • Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse Cosey
    16 novembre 2011 12:05, par Pascal Guichard

    je ne sais pas si la liste des grand prix est complète, mais j’ai remarqué l’absence de Paul Gillon.

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    • Répondu le 16 novembre 2011 à  13:24 :

      elle ne reprend que les membres vivants et Paul Gillon nous a quitté il y a peu de temps.

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    • Répondu le 16 novembre 2011 à  13:26 :

      C’est peut-être juste parce qu’il est décédé cette année et que du coup, un peu moins possible pour lui d’être physiquement présent...

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      • Répondu par lola le 17 novembre 2011 à  00:05 :

        un mort pour un festival moribond, ça fait sens...

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        • Répondu le 17 novembre 2011 à  09:12 :

          un festival moribond

          En quoi Angoulême serait moribond ?

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          • Répondu par lola le 17 novembre 2011 à  14:17 :

            Sans doute la seule assos de france à être autant maintenue sous respirateur artificiel par des fonds d’état, de région, combien de millions d’euros chaque année ? apparemment l’europe ne devrait pas tarder à y mettre son nez. Si le festival ne devient pas rapidement, au choix : un festival du ministère de la culture ou un festival privé, à force d’être le postérieur entre deux chaises, il va finir par se retrouver par terre.
            au vu de la différence d’approche en termes d’évènements et d’annonces médiatiques entre angoulême et le comic con de san diego, la japan expo de paris ou encore le comiket nippon, il me semble que cette jolie ville de province à quelques autocars de retards. le comic con n’hésiterait pas à changer de ville pour mieux respirer, la japan se multiplie comme des petits pains et notre festival est chaque année englué dans ses histoires de financements pas clairs... (Enfin symboliquement, les fondateurs de l’asso de 74 étant tous sur le départ, le terme de moribond ne me semble pas si inadéquat...)
            le roi est mort, vive le roi ?

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  • Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse Dany
    17 novembre 2011 02:06, par Jocelyn

    Sur la photo aux cotés de Cosey on voit Dany, immense auteur franco-belge, prodigieux dessinateur et coloriste, toujours au top et en activité, il mérite largement qu’on lui décerne le Grand Prix, son oeuvre est admirable.

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    • Répondu le 17 novembre 2011 à  08:46 :

      c’est un excellent dessinateur - pour peu qu’on apprécie son style - mais il est surtout considéré comme un faiseur de pin-up.

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    • Répondu par Rvé le 17 novembre 2011 à  09:08 :

      Pourquoi pas, pour Kay McCloud ou Olivier Rameau, oui, mais dommage qu’il ait gaché son immense talent dans des séries d’ histoires de fesses ad nauseam

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      • Répondu le 11 décembre 2011 à  01:11 :

        des séries d’ histoires de fesses ad nauseam

        Si ça vous fait vomir, n’en dégoutez pas les autres.

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  • La liste de "ceux qui ne l’auront pas mais l’auraient mérité" sera en définitive aussi belle - si ce n’est plus - que ceux qui l’auront obtenu. Tout sentiment d’amertume est donc inutile.

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    • Répondu par Bakounine le 18 novembre 2011 à  08:51 :

      Oui, un Grand Prix pour l’Auteur Inconnu, avec devant le CNBDI une tombe et une flamme qui serait allumée chaque année par le doyen des auteurs.

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      • Répondu par pol le 11 décembre 2011 à  12:07 :

        et on brulerait tous les invendus de l’année, et on ferait l’appel de tous les livres retirés du catalogue... ouais !

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  • Jean-Pierre Gibrat mérite largement d’être honoré, c’est un auteur complet aussi talentueux dans le scénario que les dialogues, le dessin et la couleur. qu’il ne soit pas nommé Grand Prix d’Angoulême serait honteux.

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  • Grand Prix d’Angoulême : L’hypothèse CROMWELL
    11 décembre 2011 01:09, par Patrick

    Comment est-ce possible que ce génial auteur qu’est Cromwell ne soit pas encore Grand Prix. Il a une carrière magnifique, il est de plus en plus génial, son Dernier des Mohicans était un chef d’oeuvre absolu et vient de sortir un art book rendant hommage à son immense talent de dessinateur, de peintre, son sens de la couleur et de la matière et son univers si personnel.CROMWELL Grand Prix d’Angoulême 2012 !!!

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