Gunnm Mars Chronicle T6 - Par Yukito Kishiro - Glénat Manga

5 avril 2019 0 commentaire
  • Alors que le grand public vient de découvrir Gally grâce à la sortie du film « Alita », les lecteurs de leur côté apprennent enfin, au bout de presque trente ans, les origines biologiques de la célèbre Cyborg !

Dénouement de l’arc narratif du « Baron Muster », mais pas encore du grand flashback qui revient sur l’enfance martienne de Yoko, connue plus tard sous le nom de Gally, et d’Erica, sa grand amie endossant aujourd’hui le rôle d’antagoniste ultime et pratiquante de Panzer Kunst.

Nous retrouvons donc les deux gamines, leur mère adoptive et leur garde du corps en fuite, avec un dernier duel entre le « cowboy » et son ancien compagnon. Une confrontation à base d’astuces technologiques comme toujours, mais également de citation d’Elton John et de sa célèbre chanson Rocket Man, car « Mars n’est pas un endroit où élever des enfants. »

Comme souvent, la première partie du tome, et la façon dont cette fuite avorte, n’est pas avare en mélancolie et en cruauté, même si elle surprend également en mettant en scène, à travers le cowboy et la mère adoptive, de grands moments de dignité et de grandeur d’âme.

Gunnm Mars Chronicle T6 - Par Yukito Kishiro - Glénat Manga
© 2014 Yukito Kishiro / KODANSHA

Un point important car cette séquence, outre la révélation des origines de Gally et la mise en scène d’un grand méchant digne du Desty Nova de la grande époque, vise à montrer le parcours d’Erica, enfant diabolique et autodestructrice, mais qui recherche encore paradoxalement le bonheur de la famille idéale et aimante.

Dans la seconde partie du tome, le Baron met enfin à exécution son plan de vengeance de longue haleine contre Kagura, la reine de Cydonia, en utilisant Yoko, amenant donc les fameuses révélations tant attendues. Sur le plan symbolique, ces dernières confirment et poursuivent le travail du mangaka sur la notion de karma et la prise de conscience de soi, faisant de son héroïne un personnage existant avant tout à travers ses propres expériences.

Quant au Baron Muster, génie du mal et père de substitution d’Erica, il tire sa révérence d’une façon aussi tordue que destructrice, emportant littéralement avec lui tout ce qui compte pour la reine de Cydonia. Un vent de folie souffle dans les dernières pages, tranchant avec sa première partie très humaniste, mais dans un ensemble parfaitement en adéquation avec Erica, véritable héroïne pour le moment, de ce grand flashback des origines toujours aussi passionnant à suivre.

© 2014 Yukito Kishiro / KODANSHA

(par Guillaume Boutet)

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