Halloween Blues - T3 : Souvenirs d’Une Autre - Par Kas & Mythic - Lombard

29 avril 2005 0
  • Chaque album d'{Halloween Blues} traite d'une intrigue policière différente. Les sept titres annoncés par l'éditeur pourront donc se lire de manière indépendante. Un lien les unit : Forester Hill vit avec le fantôme de sa femme, sauvagement assassinée. Le crime est encore irrésolu et Dana Anderson n'hésite pas à venir hanter -et narguer- son mari. Une étrange « complicité amoureuse » les lie encore. Malgré la mort.

Forester Hill, lavé de tout soupçon par rapport au décès suspect de sa femme, exerce à nouveau son métier. Cet inspecteur de police se retrouve ainsi confronté à une charmante -et séduisante- jeune femme, Fiona Offerman. Elle lui demande d’enquêter sur son passé et celui de ses parents. En effet, elle a découvert des photos d’elle prises sur une plage en compagnie de sa mère. Or, Fiona se trouvait à Bayonne à ce moment-là et n’a donc logiquement aucun souvenir de cet épisode. Aurait-elle une sœur jumelle ? Telle est la question.

Le détective et sa cliente se rendent donc dans cette station balnéaire. A peine débarqués, la jeune femme est arrêtée par la police. Les autorités l’accusent d’avoir tué sa mère...

Le concept de la série est intéressant. Malheureusement Mythic s’en est dégagé dès le début, exploitant seulement les relations entre le héros et le fantôme de sa femme que dans les premières et dernières pages de chaque album. L’intrigue estb ici consacrée à l’affaire Fiona Offerman. Elle est riche en rebondissements, mais elle n’est finalement qu’une banale affaire policière qui aurait pu être traitée comme telle dans biem d’autres séries. On aurait préféré une enquête sur le meurtre de l’épouse du héros et davantage de développements sur ses relations avec son fantôme.

Kas accompagne gentiment le récit, sans se remettre en question. Ce dessinateur, disciple de Rosinski dont il a conservé le trait nerveux, n’arrive pas à transcender, comme son compatriote, un scénario qui ne décolle pas véritablement. Dommage. Halloween Blues reste malgré tout un bon polar distrayant.

(par Nicolas Anspach)

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