Harley Quinn Rebirth T. 8 - Par Sam Humphries & Collectif - Urban Comics

18 août 2020 0 commentaire
  • Plus de parodie et moins d'intrigue : le programme du nouveau scénariste se révèle moins piquant et moins attachant, même s'il reste tout à fait divertissant et malicieux.

Nous l’avions déjà noté au tome précédent : Sam Humphries semble surtout voir en Harley Quinn un objet de parodie, plutôt qu’un univers à faire vivre. Ce nouveau tome [1] confirme cette tendance et ce n’est pas la présence de la mère de notre héroïne, dans plusieurs épisodes, qui l’inverse.

Dans le détail, notre chère Arlequin doit d’abord réparer le continuité de DC Comics qu’elle a détruite involontairement après avoir lu un énigmatique comics contant ses aventures. Au-delà de la mise en abyme, limitée, c’est l’occasion de mettre en images toutes sortes de détournements des célèbres super-héros de l’éditeur.

Suit l’arrivée à notre époque de Captain Triumph, un héros de l’âge d’or des comics, complètement perdu qui fait du grabuge à Coney Island. Puis Harley tente de gagner de l’argent en faisant des vidéos, tout en étant la cible d’une apprentie méchante bras cassé. Enfin notre héroïne va être confrontée à des hommes qui refusent que les femmes travaillent dans la vente d’animaux domestiques. Et n’oublions la cérémonie des vilains de l’année, présidée par Harley.

Harley Quinn Rebirth T. 8 - Par Sam Humphries & Collectif - Urban Comics
© DC Comics / Urban Comics

Sur la forme, nous sommes face à des histoires typiques de la série, mais dans le fond, il semble que la blague soit leur seule finalité. Plus d’intrigues développées sur la longueur, la "famille" d’Harley a complètement disparu, à quelques personnages près, ainsi que les lieux récurrents de la série.

Sam Humphries recentre les aventures d’Harley en usant d’une structure plus simple, tout en jouant avec des thèmes dans l’air du temps. Le résultat ressemble désormais à une suite de sketchs dédiés à Harley, reliés par un mince fil narratif.

Il n’y a pas non plus à bouder son plaisir : le titre maintient son ton irrévérencieux et son ambiance cartoon, mais il manque peut-être à l’ensemble un peu de consistance et des personnages marquants pour donner la réplique à Harley, qui finalement monologue un peu trop à l’insu de son plein gré.

© DC Comics / Urban Comics

(par Guillaume Boutet)

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Harley Quinn Rebirth T8. Scénario : Sam Humphries & Mark Russel. Dessin : Sami Basri, Lucas Werneck & Collectif. Traduction Benjamin Rivière. Urban Comics, collection "DC Rebirth". Sortie le 19 juin 2020. 200 pages. 17,50 euros.

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[1Les épisodes contenus dans Harley Quinn Rebirth T8 : Harley Quinn détruit la Continuité DC sont :
- Harley Quinn #50-54, 56 (septembre 2018 à décembre 2018),
- Harley Quinn’s Villain of the Year #1 (décembre 2018).

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