Heidelberg

21 septembre 2001 0 commentaire
  •    Sur l'élégante couverture rouge vif, un homme cagoulé tient une femme agenouillée par les cheveux et, de la lame de son épée, s'apprête sans doute à lui faire subir un sort définitif. Cela pourrait être la couverture d'un Dumas, d'un Leblanc (Maurice), d'un Souvestre et Allain, d'un Gaston Leroux. C'est le premier tome d'une série qui porte bien son nom: "Les Romantiques".

Auteur dramatique, Alexandre a pour ami le poète et écrivain Gérard. Ils ont décidé d’écrire ensemble une pièce de théâtre s’inspirant du drame d’un jeune étudiant allemand, Karl Sand, qui s’est sacrifié pour abattre un espion du Tsar de Russie, le traître Kotzebue.

En voyage à Heidelberg, lieu de l’exécution de Sand, Alexandre et Gérard voient l’intrigue de leur pièce se transformer en réalité. Ils sont attaqués par les conjurés de la société secrète, la Sainte-Vehme, à laquelle appartenait Karl Sand. Et ils tombent tous deux amoureux d’une mystérieuse inconnue au double visage, Lorelei-Corilla.

Romantisme, action et sensualité sur fond d’histoire réelle. Un Duchâteau inattendu !

(par Patrick Albray)

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A la manière des feuilletonistes du XIXe siècle et du début du XXe, André-Paul Duchâteau multiplie les rebondissements et les scènes inquiétantes pour relancer en permanence son récit, sans vraiment chercher la vraisemblance. Sans trop craindre, non plus, la multiplication des clichés, dans une sorte d’encyclopédie des poncifs du feuilleton populaire. Eric Lenaerts, qu’on a pu découvrir dans l’excellent "Valcourt" (Lombard), est ici dans son élément et nous offre quelques jolis découpages. Mais il ne parvient pas à empêcher qu’une impression de déjà-vu se dégage de l’ensemble.

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