Hergé, enfin, a son musée !

26 mai 2009 21 commentaires
  • Le 2 juin prochain, le Musée Hergé ouvrira ses portes. Un écrin moderniste conçu par l’architecte français Christian de Portzamparc disposant d’un patrimoine exceptionnel : celui du génie qui fonda l’école belge de bande dessinée. Mais hélas, la communication maladroite de Moulinsart, une fois de plus, gâche la fête.

Fanny Rodwell, la seconde épouse et légataire universelle d’Hergé peut s’estimer heureuse. En dépit des commentaires narquois qu’ont essuyés, depuis près de vingt ans, elle et son époux, Nick Rodwell, le musée est là. On avait tout dit à son propos : que c’était une chimère qui ne sortirait pas de terre, un projet mégalomaniaque du nouvel époux de Fanny dont on fustigeait aussi bien l’incompétence que la rapacité.

Avec la sortie prochaine en 2010, des films de Spielberg et Jackson, Rodwell pouvait s’apprêter à jouir de son triomphe. L’inauguration aura lieu ce soir en présence de toutes les huiles politiques belges (nous sommes en période électorale…) et quelques tintinologues triés sur le volet.

Hergé, enfin, a son musée !
Une passerelle mène au Musée Hergé

Mais déjà, la polémique est là, en raison d’erreurs de communication répétées qui approfondissent davantage encore le fossé entre Moulinsart, Nick Rodwell et les journalistes.

Ces derniers étaient invités ce lundi par la société qui gère les droits de Tintin à une visite de presse. Il leur a fallu en préalable venir en voiture (une demi-heure depuis Bruxelles, plus une demi-heure pour le parking ; une heure en train de Bruxelles, plus un quart d’heure sur un parcours mal flêché en ville). Bien évidemment, ActuaBD.com était présent.

Des verrières en forme de case de BD

D’entrée, une polémique

La journée commence par une conférence de presse. On sent la fébrilité. Tout n’est pas encore calé, les abords du bâtiment comportant quelques terrassements. Au moment où l’équipe qui dirige le musée parle aux journalistes, les scénographes, en salle, règlent les derniers détails. Rien de plus normal : l’ouverture officielle ne se fait que la semaine prochaine.

Joost Swarte, « scénariste » du musée, Laurent de Froberville, son directeur, Robert Vangénéberg, qui en porta le projet, et Walter De Toffol, l’homme qui en a conduit le chantier, étaient là, face aux journalistes, une soixantaine environ, venus de tous les horizons. Les intervenants se présentent, expliquent leur degré d’implication dans le projet. Joost Swarte en particulier raconte avec un luxe de détails les contraintes de la conservation. Les premiers mots expriment la satisfaction.

Joost Swarte, Laurent de Froberville, Robert Van Généberg et Walter De Toffol en conférence de presse

Mais très vite, un journaliste de la télévision suédoise, M. Rolf Fredriksson interpelle le quatuor : « Je veux signaler avant toute chose l’incompétence et la mesquinerie de l’équipe de communication de Moulinsart, dit-il. Nous sommes invités à couvrir cette inauguration ; mon équipe et moi-même venons de Suède : cameraman, preneur de son, monteur… Et arrivés ici, sans qu’on ait été prévenus à aucun moment, ni dans le dossier de presse, ni dans les échanges avec les attachés de presse, nous apprenons qu’il nous est interdit de filmer et de prendre des photos dans l’enceinte du musée ! Comment peut-on couvrir une information convenable dans ces conditions ? Est-ce que Moulinsart va me rembourser le déplacement et les heures de travail de l’équipe de télévision que j’ai mobilisée pour venir jusqu’ici ? »

Robert Van Généberg répond maladroitement, ou plutôt, il répond à côté de la plaque. Un déni qui, auprès des journalistes, passe pour de l’arrogance. Aussitôt, une vingtaine d’entre eux se lève et décide de quitter les lieux devant les responsables médusés.

La révolte des journalistes : Vingt d’entre eux quittent la conférence de presse devant les responsables du musée absolument médusés.

Moins vertueux que nos collègues, toujours dans le désir de renseigner nos lecteurs, nous décidons de rester. Devant l’unique ascenseur qui mène aux étages, des photographes sont arrêtés. On leur demande de laisser les appareils photos au vestiaire. Le contrôle des sacs voire, qui sait ? la fouille au corps, ne sont pas loins. Là encore, des journalistes s’insurgent et tournent les talons. « Vous verrez ce que j’écrirai dans le journal demain ! », vocifère un journaliste français.

L’interdit est d’autant plus absurde que les arguments ne tiennent pas. La conservation des œuvres ? Tout journaliste bien né sait qu’il faut photographie sans flash dans un musée. Dans ce cas, jamais l’œuvre ne peut-être affectée. Quelques heures plus tard, face aux caméras de RTL-TVI, Nick Rodwell, qui n’était pas là au moment de l’esclandre, confirme que les vraies raisons sont « marketing ». Le directeur du musée nous le confirme : «  On n’a pas voulu dévoiler la mariée. ». C’est absurde.

Par ailleurs, si les visiteurs ne peuvent entrer avec un appareil photo, eux, en revanche, sont filmés. Des caméras discrètes sont présentes dans toutes les salles !

Allez visiter sereinement un musée suite à cela !

Un vaisseau « Feng-Shui »

Mais bon, on y va. La construction de Christian de Portzamparc s’organise en huit salles et deux niveaux reliés par deux passerelles et un escalier. Elle est traversée par une colonne à damiers noir et blanc qui abrite un ascenseur qui fait monter d’emblée les visiteurs au deuxième étage. Il est organisé de volumes syncopés aux couleurs pastels, parfois rythmées par des traits que l’on reconnaît être d’Hergé. Ce n’est pas d’une modernité ébouriffante, et c’est parfois bancal. L’espace est néanmoins reposant, semblant obéïr aux préceptes du Feng-Shui, très hergéen en somme.

Christian de Portzamparc, l’architecte du Musée Hergé

La première salle est chronologique et brosse en 22 documents et 4 vitrines toute la carrière d’Hergé. Les documents sont évidemment exceptionnels : la première planche de Tintin au Pays des Soviets, une séquence majeure du Lotus bleu, la couverture splendide d’On a marché sur la lune… Les « scénaristes » [1] se sont réservés quelques morceaux de bravoure sans oublier de montrer l’imprimé, journaux et albums, au cœur du processus créatif.

La deuxième salle insiste sur la diversité de l’œuvre du créateur et sur le fait qu’on ne peut la réduire au seul Tintin. On y découvre un Hergé (excellent) illustrateur, publicitaire, graphiste ; ainsi que ses autres créations : Quick & Flupke, Jo, Zette et Jocko, et les différentes versions de publication, du Petit Vingtième à Cœurs Vaillants ou Le Journal de Tintin.

La troisième salle fait un focus sur les dizaines de personnages de l’univers de Tintin : de la Castafiore à Rastapopoulos.

La quatrième s’intéresse aux sources cinématographiques de Tintin et la confrontation de certaines séquences de films célèbres de Laurel et Hardy ou des Marx Brothers avec certains gags hergéens laisse pantois de similitude.

Un escalier pourvu d’un lustre aux mille gemmes habitées des personnages de Tintin vous fait descendre dans la cinquième salle intitulée le « laboratoire » où l’œuvre d’Hergé est confrontée à ses sources scientifiques : La fusée d’ On a marché sur la Lune, le sous-marin du professeur Tournesol, etc. sont exposés avec les croquis préparatoires et les différents échanges d’Hergé avec des scientifiques.

Le voyage est le thème de la sixième salle. Un « Musée imaginaire » des grandes civilisations auxquelles Hergé s’est intéressé.

La septième salle –la plus décevante- met en évidence les collaborateurs du studio : de Jacobs à Bob De Moor, de Jacques Martin à Roger Leloup, en passant par une petite coloriste du nom de Fanny Vlaminckx, qui sera bien l’épouse de Georges Remi. L’intérêt réside dans les versions successives des mêmes albums de Tintin, parfois plusieurs fois « remastérisés. »

La huitième salle enfin, pompeusement intitulée « La gloire d’Hergé » insiste sur son rayonnement, rassemble les témoignages d’admiration signés De Gaulle, Bernard Pivot ou Michel Serres. Une énumération qui tient parfois du name dropping. Il n’est pas jusqu’au Dalaï Lama qui ne soit pas montré lisant un album de Tintin au Tibet !

Une salle enfin est entièrement consacrée au Lotus bleu pour raccrocher le programme du musée à l’événement Europalia dont la Chine est l’invitée cette année.

Le Musée Hergé : Un espace Feng-Shui

Bref, une collection très riche de plus de 300 originaux, montrés dans un parcours finalement confus où les pièces exceptionnelles sont insuffisamment mises en valeur, dans une scénographie sans surprise. La « patte » de l’esthète Swarte est très peu présente, tandis que le travail des savants est effacé par des explications trop laconiques.

Une exposition temporaire faisant le « making of » du musée, une section qui a tout l’air d’avoir été conçue hâtivement, clôt la visite.

On se dit que c’est un commencement, qu’un musée évolue, que la magie d’Hergé finira par se déployer. Que les enfants, un peu oubliés, trouveront un jour leur place dans cet espace.

Mais l’impression du début n’est pas effacée. Comme si cette belle journée ensoleillée avait été gâchée par un orage.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Reportage photographique : Didier Pasamonik

Hergé Museum, à partir du 2 juin 2009. 1348 Louvain-La-Neuve.

[1Dans ce musée, les rôles ne semblent pas très bien définis. Les concepteurs de l’exposition permanente, MM. Philippe Goddin, Thierry Groensteen et Joost Swarte étant qualifiés de « scénaristes », tandis que Winston Spriet et Joost Swarte sont les « scénographes », et Sophie Chang, la « conservatrice »… Une hiérarchie assez inouïe.

 
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21 Messages :
  • Hergé, enfin, a son musée !
    26 mai 2009 01:50, par Alex

    On y découvre un Hergé (excellent) illustrateur, publiciste, graphiste

    S’il vous plaît Didier, une fois encore, publicitaire -pas publiciste ! Merci en tout cas pour cet article très vivant !

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  • Hergé, enfin, a son musée !
    26 mai 2009 02:39

    La septième salle –la plus décevante- met en évidence les collaborateurs du studio

    C’est très décevant d’emblée. Je ne suis plus tout jeune et mes exemplaires de Tintin tombent en morceaux. Je voulais racheter pour mon fils de nouveaux exemplaires -et j’ai découvert le travail des "studios Hergé". On pourrait parler pendant des heures de l’actualisation politique -et celle du graphisme aussi. C’est assez fascinant.

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  • Hergé, enfin, a son musée !
    26 mai 2009 07:58, par Malo

    Qu’est ce que ça a l’air austère ! A trop vouloir faire classe, on finit par donner dans le sinistre.

    Enfin si ça ne marche pas ils pourront toujours le reconvertir en crématorium... :)

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    • Répondu le 26 mai 2009 à  11:43 :

      C’est malin, Malo !
      C’est plus froid qu’austère et les formes sont ludiques. Ce qui correspond bien à la ligne claire du Maître.

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      • Répondu le 26 mai 2009 à  15:41 :

        Je trouve la construction plutôt rigolote ; vu de la passerelle, on dirait qu’ils ont engagé Numérobis !

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  • Hergé, enfin, a son musée !
    26 mai 2009 08:13

    Du peu que je puisse en voir sur les photos présentées, la décoration intérieure du musée, la couleur surtout, semble avoir quelque chose du goût esthétique de la fin des années 70/première moitié des années 80. Par contre, pour les structures, c’est tout à fait dans le goût actuel. Avec ses qualités et ses défauts. C’est très de Portzamparc et il s’est bien ’amusé bien avec ses ordinateurs pour nous calculer et sortir des formes et des volumes surprenants. Le seul bémol, c’est que ça risque de dater très vite.

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  • Hergé, enfin, a son musée !
    26 mai 2009 12:01, par L.P.

    Et moi qui croyais qu’Hergé racontait simplement des histoires ! Je me demande quel domaine artistique ou artisanal est épargné par le snobisme ?

    En quoi un animal disséqué vaut-il mieux que le même, libre dans son environnement naturel ? En quoi une BD exposée est plus intéressante sur un mur que dans un livre ? Est-il utile, pour le grand-public, d’avoir accès aux recherches fondamentales qui n’intéressent que les spécialistes ? Et ceux-ci tirent-ils vraiment intérêt d’un tel musée, hybride bâtard entre la vulgarisation et la recherche historique ? Ne sert-il finalement pas plus les intérêts des politiques (gloire et tourisme) et responsables communication (événementiel, marketing) que celui des lecteurs de Tintin ? N’est-on pas là dans le cancer de notre époque qui ne vit que par l’image et les alibis servant à réunir des troupeaux bêlants autour de manifestations artificielles ? Le tout servis par des journalistes qui en ont besoin pour "couvrir" de la nouveauté ? Ne sont-ils pas à la fois responsables et victimes de tels débordements ?

    Je ne comprends pas...

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    • Répondu par Alex le 27 mai 2009 à  23:56 :

      Je vous suis en partie dans votre réaction. Je n’ai jamais fait preuve d’un intérêt particulier face à l’exposition d’originaux de bd. Exception faite de Vuillemin –ou de Kurtzman- des « expressionistes ». Pardon, Gillon aussi –qui ne rentre pas dans cette catégorie mais dont le travail sur-dimensionné permet d’apprécier dans les originaux la vitalité du trait. Sinon, ce sont des travaux voués à la production industrielle. L’effet de surprise et d’originalité –l’exceptionnel et l’unique en sont absents, car l’intention est ailleurs. Bonne chance au musée Hergé, mais personnellement il est au plus bas de mes priorités... Et c’est fort probable que ce musée ne s’adresse pas à moi en 1er lieu.

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  • Hergé, enfin, a son musée !
    26 mai 2009 13:20

    globalement ça a de la gueule , bien " ligne clair" ( donc ...sobre ) .Apres les gouts et les couleurs ...perso j’aurais préféré un musée un peu plus fun , vu que le sujet est un auteur de bd
    j’aimerais bien savoir comment a été choisi la " vignette" sur le mur d’entrée : tintin de dos ( pas terrible ) sur le port ...finalement completement quelconque je trouve ( meme si elle reste esthetique et sympa )
    et une fois de plus pas de phylactere ( voir la soit disant " planche" géante de bruxelles) , ce que je trouve qd meme aberrant vu que c’est ça qui caracterise la BD ( meme si pas seulement , je n’oublie pas les romans graphiques etc mais la c’est tintitn)

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    • Répondu le 26 mai 2009 à  13:53 :

      Tintin de dos qui regarde à l’horizon. En arrivant au musée, on suit les gens de dos aussi. Processus d’identification... Je trouve ça plutôt bien. Et puis, Tintin est tellement connu que de dos, sa tête en silhouette ressemble encore plus à un logo.

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  • Hergé, enfin, a son musée !
    26 mai 2009 17:32

    "La septième salle –la plus décevante- met en évidence les collaborateurs du studio : ... "
    van Melk est il cité ?

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 27 mai 2009 à  08:34 :

      Oui, il y a même sa photo.

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  • Hergé, enfin, a son musée !
    26 mai 2009 19:04, par Pirlouit (le gentil troll qui n’aime pas lire Tintin en trolley)

    Je ne comprends pas trop l’intéret de faire venir journalistes, photographes et équipes vidéo si ceux-là sont priés de laisser leur matériel au vestiaire. Quelle mouche a donc piqué les gérants de Moulinsart ? Je suppose qu’ils ont engagé d’importants frais dans la construction de cet édifice (qui semble à vos dire relativement éloigné du centre de Bruxelles. Il me semble pourtant qu’il y a une très belle boutique Tintin à deux pas de la Grand-Place et donc du musée Magritte). Donc ils devraient soigner au mieux les divers communicants (journalistes, etc) qui vont faire en échange gratuitement la promotion de leur musée. Au lieu de cela, on a l’impression qu’ils cherchent à susciter l’antipathie, voire à se faire blacklister.Tout cela est vraiment étonnant.

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    • Répondu par Willy Van den bossche le 14 juin 2009 à  21:47 :

      C’est tout à fait incompréhensible en effet. Mais cela n’a rien d’étonnant s’agissant du maître-d’oeuvre dont le nom est devenu synonyme de rapacité. L’article est bien écrit mais il ressemble à tout ce que j’ai pu lire dans la presse : on ne sait rien de ce musée, sinon qu’il y a des étages et des thématiques. Jamais vu pareil marketing. La presse pouvait lui faire une ’promo’ et il reste fidèle à ses ’exigences’... bien connues de la presse justement (je suis journaliste). A rapacité, on peut ajouter incompétence, ce que l’auteur de l’article a bien dit. De tout cela, la presse n’aura retenu que ’l’incident’ et en a fait forcément de la contre-promo. L’arroseur est arrosé ! Dommage que la veuve d’Hergé suive ce (nouveau) mari qui ne songe qu’à se remplir les poches avec ce que madame pouvait lui apporter : l’héritage d’un immense artiste. Ce n’est pas rien !

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      • Répondu par Quentin le 17 juin 2009 à  14:47 :

        Peut-on encore qualifier les Rodwell de rapaces après avoir mis tant d’argent dans ce musée ? Surtout qu’ils vont devoir en mettre encore plus pour le faire tourner (ca m’étonnerait qu’ils arrivent à l’équilibre financier). Avec ce musée, ils montrent qu’ils ne sont pas seulement intéressés par l’argent. Mais ce n’est pas ca qui va les rendre plus sympathiques.

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  • Hergé, enfin, a son musée !
    27 mai 2009 16:34, par joaquim

    J’habite à 200m du musée Hergé.Le bâtiment est très beau, mais jamais je n’y mettrai les pieds. D’abord parce que je n’aime pas l’oeuvre de ce type puant et parce que ses héritiers sont d’un ridicule fini. En plus les hôtesses sont désagréables. Pire que des flics.

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    • Répondu le 27 mai 2009 à  20:13 :

      Comment savez-vous que les hôtesses sont désagréables si vous ni avez pas mis les pieds ?
      Racontez-nous, ça a l’air très drôle vos aventures !

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      • Répondu par Arnaud le 27 mai 2009 à  21:13 :

        Et comment savez-vous qu’Hergé était un "type puant"... ça m’intéresse...

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    • Répondu par Alex le 30 mai 2009 à  01:38 :

      Un message d’une belle veulerie… On passera volontiers sur ses contradictions internes qui témoignent de manière flagrante des intentions de son auteur. Ah, si le monde était fait de beaux artistes, en accord aux canons de sacrifice et d’abandon éthéral. Tiens, fichons aussi Céline à la poubelle. En voilà un « puant » !. Dommage que votre maturité intellectuelle ne vous permette ni de formuler intelligemment un message sur un forum ni d’embrasser la vaste aventure de l’expérience humaine.

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  • Hergé, enfin, a son musée !
    12 juin 2009 10:18

    Ca c’est la meilleure ! on sait tout sur le musee Hergé sauf l’essentiel, où il se trouve !

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 12 juin 2009 à  12:47 :

      On vous a ajouté l’adresse.

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