Hergé est l’art

27 juin 2016 17 commentaires
  • Etonnante exposition temporaire au Musée Hergé qui fait écho au précédent et dernier livre de Pierre Sterckx : "L'Art d'Hergé". Pour la première fois, on peut y admirer des toiles peintes par le papa de Tintin, ainsi que des croquis préparatoires inédits de L'Alph-Art ! En prémices du futur sacre au Grand Palais prévu pour septembre prochain.

Son espace des expositions temporaires avait déjà permis au Musée Hergé de dresser quelques beaux portraits, qu’ils soient plus (Hugo Pratt) ou moins éloignées du papa de Tintin (Nat Neujean, Raymond Leblanc, Tchang, etc.). Et pourtant, jamais son contenu ne nous avait paru aussi intéressant et proche d’Hergé, à la fois de l’homme et de l’auteur.

« Tonnerre de Brest », la fameuse réplique du Capitaine Haddock et qui donne le titre de cette exposition, symbolise à la fois cette dualité et les surprises qu’elle peut renfermer. D’après la légende, on doit cette formule à Marcel Stal, un ami d’Hergé dont il fit la connaissance dans les années trente. Mais la contribution de ce militaire de carrière ne s’arrête pas au juron du capitaine. Colonel à la retraite, il réalisa un vieux rêve en 1960 : ouvrir une galerie d’art nommée « Carrefour », à l’avenue Louise de Bruxelles, à quelques pas des Studios Hergé.

Hergé est l'art
Un masque africain qu’Hergé a utilisé dans L’Oreille cassée
photo : Charles-Louis Detournay

Le père de Tintin, qui avait soutenu financièrement l’ouverture de cette galerie, prit l’habitude de venir y boire l’apéritif tous les midis, en compagnie de collectionneurs, artistes, et autres critiques d’art. Les débats y étaient passionnés, érudits, et c’est là qu’Hergé commence sa véritable initiation à la peinture abstraite.

« Il interrogeait, écoutait et comparait, explique Fanny Rodwell [1]. C’est ainsi qu’il s’est progressivement initié aux mouvements d’avant-garde et qu’il est entré en contact personnel avec de nombreux artistes. [...] Il ne pouvait vivre sans être entouré d’objets et d’images de qualité. En ce domaine aussi, il avait pour critère principal la clarté, une certaine évidence linéaire qui correspondait bien à sa propre vision. »

Il faut souligner que de gros bouleversements se profilaient dans la société de cette fin des sixties, mais aussi dans la vie personnelle d’Hergé ; la métamorphose de l’artiste prit vraiment corps à ce moment, ainsi que son goût pour la création contemporaine.

En effet, Hergé se porta acquéreur de peintures d’artistes contemporains : Fontana, Poliakoff, et plusieurs peintres abstraits européens. Il fut aussi attiré par l’abstraction froide des artistes « Hard Edge ». Un adepte de la ligne claire comme lui ne pouvait rester insensible aux rigueurs abstraites d’un Frank Stella, Kenneth Noland, Barnett Newman… Puis il plongea dans l’univers de Roy Lichtenstein, dont il admirait la précision du trait, les aplats de couleur, les thèmes ultralisibles, issus de l’imagerie des comics.

Dans l’espace consacré aux peintures d’Hergé, une série de photos font revivre la rencontre avec Andy Warhol
Photo : DR

D’autre part, ce fut la fréquentation d’une autre galerie (Galerie D), animée par Guy de Bruyn, qui l’amèna à rencontrer Andy Warhol, en 1972, à New York. Quelques années plus tard, le pape du Pop Art réalisa les fameux portraits d’Hergé, qu’il vint lui remettre en mains propres à Bruxelles, lors d’une journée mémorable : c’était la rencontre de deux génies, l’un de la bande dessinée, l’autre de l’art contemporain. Au cours de cette période foisonnante, Hergé eu d’ailleurs souvent l’occasion de débattre de la place de la BD dans le champ de l’art moderne. Lui, qui fit œuvre de pionnier dans la bande dessinée, il s’était évidemment complètement reconnu dans l’univers de ces autres pionniers, ceux de la peinture contemporaine.

Une peinture d’Hergé, située en 1960
photo : Charles-Louis Detournay

Mais Hergé ne se contenta pas d’être un simple amateur : après avoir posé ses pinceaux dans les années quarante (il avait réalisé des tableaux de sa première épouse et de chats), il visa à l’abstraction dans les années soixante, ainsi qu’un autre versant de la création qu’il retrouve plus dans la peinture : la contemplation. Cet enthousiasme pour l’art abstrait le poussa donc à se tourner à nouveau vers l’acte de peindre. Il se trouvera un « professeur », en la personne de Louis Van Lint, un des meilleurs peintres abstraits belges.

Après plusieurs séances de travail, étalées sur une année (entre 1963 et 1964), Hergé se révéla vite insatisfait de sa progression, et ne s’entêta pas. Il ne voulait surtout pas devenir un peintre du dimanche et ranga alors ses pinceaux. Après sa mort, on a retrouvé une petite quarantaine de toiles abstraites, entreposées dans son grenier. Le critique d’art Pierre Sterckx les a observées, et les a trouvées pas inintéressantes du tout :

« Ce sont vraiment des tableaux où il n’y a pas de fautes. Ils fonctionnent admirablement au niveau du dessin, de la lumière, de la couleur, de la composition. Ce sont de très beaux tableaux abstraits, tous sous influences, Miro, Devan, Poliakoff, Klee ou Van Lint. Il faisait ses classes. Eut-il été persévérant et entêté, peut-être que dix ans plus tard, comme tous les peintres, il serait sorti de sa chrysalide. Mais il a arrêté… »

Le maître-ouvrage de Pierre Sterckx sur Hergé (Gallimard-Moulinsart)

Ces peintures avaient déjà été publiées dans le dernier livre de Pierre Sterckx, Hergé et l’Art, que nous avions déjà évoqué. En effet, cet ouvrage se clôt sur les peintures réalisées par Hergé et surtout sur sa collection de peintures dont Sterckx, historien et pédagogue de l’art, avait bien souvent conseillé l’achat.

Hergé et l’Art est donc l’ouvrage de référence en lien avec cette exposition où l’on découvre une partie des peintures achetées ou réalisées par Hergé, mais également des œuvres de Tchang, son ami artiste qui lui ouvrit les frontières à plusieurs points de vue.

La dernière partie de cette exposition revient sur le dernier album inachevé d’Hergé, celui qui fut le plus empreint de son goût pour l’art contemporain : L’Alph-Art. On y découvre une impressionnante série de croquis préparatoires, dont certains étaient restés inédits. Comparer les découpages du maître, et tenter de comprendre le fil de ses pensées via ses essais et ses remords termine ce tour d’horizon de ses faces cachées.

L’analyse de Didier Platteau

Lors de notre visite de cette exposition, nous rencontrons Didier Platteau, ancien timonier des Editions Casterman et spécialiste de l’œuvre d’Hergé, aujourd’hui responsable des éditions Moulinsart. Il nous donnesa vision de l’exposition :

« Nick et Fanny avaient le désir de montrer au grand jour les œuvres personnelles d’Hergé : celles qu’il avait achetées, et celles qu’il avait peintes. Une belle façon de présenter la face cachée pour mesurer l’ampleur de l’homme ; il était modeste, lucide, et ne se mettait en avant. L’ampleur de cette exposition dépasse d’ailleurs le fait de présenter les toiles d’Hergé, une expression artistique sympathique mais mitigée. Remontons un peu le temps en fonction des albums. »

Par Hergé
photo : Charles-Louis Detournay

« Avec Tintin au Tibet, Hergé se confronte à lui-même entre autres via la psychanalyse et commence à être amoureux de Fanny. Dans Les Bijoux de la Castafiore, il prend tous ses personnages et les fait jouer à la maison : Hergé s’occupe donc de lui. Il lit le taoïsme et le bouddhisme, il prend un appartement à Uccle et s’installe avec Fanny. Il commence également à peindre. Il s’intéresse également à l’art en découvrant les galeries grâce à son ami Marcel Stal, et il voyage. Il s’agit donc d’un réel basculement dans sa vie, dont ses peintures ne sont que la face visible. »

« Ces œuvres me passionnent donc car elles représentent le chaînon manquant dans la trajectoire de cet auteur hors du commun : Hergé cherchait sa sérénité, ces toiles symbolisent sa recherche de la contemplation : les voyages, les paysages, Fanny et sa passion amoureuse. Et il a sans doute arrêté de peindre, car il ne trouvait pas la force contemplative qu’il recherchait au sein de ses propres toiles. »

Un extrait de "L’Art d’Hergé" de Pierre Sterckx
Photo : Charles-Louis Detournay

« Selon moi, le dessinateur et l’homme se sont séparés après Les Bijoux de la Castafiore. Le dessinateur prolonge l’œuvre avec Vol 714 pour Sydney et les Picaros tandis que l’homme accomplit une autre recherche, plus personnelle. Mais ils se retrouvent tous deux au sein de l’Alph-Art. Hergé reprend cette distance ironique, même par rapport à l’art contemporain et surtout conceptuel : il se moquait alors de lui-même ! Bien entendu, le rapport à l’art transpirait déjà auparavant, via le masque africain de "L’Oreille Cassée" par exemple, ou de manière plus affirmée avec la sculpture phénoménale des Picaros. »

Une peinture de Pat Andrea acquise par Hergé, une ode à la contemplation
photo : Charles-Louis Detournay
Un buste d’Hergé réalisé par Tchang en 1981
photo : Charles-Louis Detournay

« L’autre élément qui m’impressionne réside dans l’apprentissage autodidacte d’Hergé : il ne connaît pas les certitudes de l’académisme et est en perpétuel phase d’apprentissage. Comme je l’ai vécu également avec Hugo Pratt qui était aussi autodidacte, Hergé était curieux de toutes les formes artistiques : il cherchait tout et son contraire. Et pas seulement sur le plan pictural, mais aussi musical comme son attrait pour l’opéra ou le compositeur Satie. »

« Et c’est parce qu’il cherche à apprendre et comprendre qu’il choisit de s’entourer d’experts comme le galeriste Marcel Stal, le critique d’art et professeur Pierre Sterckx, ou encore le peintre Louis Van Limt en tant que professeur, ce qui n’était pas rien. Ce goût d’apprendre s’est sans doute manifesté avec Tchang, cette ouverture vers un autre univers que le sien, et ses débuts au pinceau. L’œuvre d’Hergé commence donc au "Lotus bleu" pour se terminer aux "Bijoux de la Castafiore". Puis le dessinateur continue tandis que l’homme vit autre chose, avant la réunification des deux pôles dans "l’Alph-Art". Et cette trajectoire représente sans doute ce qui m’intéresse le plus dans l’œuvre et la vie d’Hergé. »

Deux des nombreuses études préparatoires pour l’Alph-Art ui sont présentes dans l’exposition
photo : Charles-Louis Detournay

« Concernant le travail sur L’Alph-Art, il existe effectivement des éléments préparatoires à certaines planches qui n’ont pas encore été publiés. À l’époque, Fanny a fait le choix de présenter les planches les plus abouties tout en laissant les préparatoires de côté. Certains dédoublements de planches comme les 7 et 7bis sont bien très intéressantes à étudier… Et très émouvant, car rappelons que l’Alph-Art se termine avec la mort du Tintin, qui se transforme en œuvre d’art. Son œuvre est donc autobiographique, car Tintin meurt avec Hergé. »

Charlotte Gallimard, Didier Platteau de Moulinsart et Benoît Mouchart
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Une prochaine grande exposition au Grand Palais

Anne Eyberg, la nouvelle directrice du Musée Hergé
Photo : DR

D’après Anne Eyberg la nouvelle directrice du Musée Hergé, Nick Rodwell l’a informé que cette exposition temporaire ne serait qu’un apéritif au regard à ce qui sera présenté à partir du 28 septembre au Grand Palais : une grande exposition rétrospective consacrée à Hergé et entre autres à son personnage de Tintin. En attendant cette consécration, cette exposition temporaire qui se termine malheureusement trop tôt afin de pouvoir rejoindre le Grand Palais mérite bien plus que le détour !

Et pour ceux qui n’auraient pas l’occasion de passer par le Musée Hergé dans l’intervalle, deux ouvrages sont bien entendu à conseiller : L’Art d’Hergé de Pierre Sterckx et le deuxième volume feuilleton intégral qui reprend tous les travaux d’Hergé.

Propos recueillis par Charles-Louis Detournay

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Jusqu’au 6 juillet 2016, l’exposition "Tonnerre de Brest", au Musée Hergé, Rue du Labrador, 26 1348 Louvain-la-Neuve (Belgique)
Du mardi au vendredi inclus de 10h30 à 17h30
Le samedi et le dimanche de 10h00 à 18h00
T. + 32 10 48 84 21
www.museeherge.com

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D’autres précédentes expositions temporaires au Musée Hergé :
-  Joost Swarte atomise le Musée Hergé !
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[1Hergé et Tintin Reporters, Par Philippe Goddin, Ed. du Lombard, 1986.

 
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17 Messages :
  • Hergé est l’art
    28 juin 2016 07:38, par Polo

    "Des toiles peintes par le papa de Tintin". Et Albert Camus, c’est le papa de l’Étranger ?

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    • Répondu par ralph le 28 juin 2016 à  12:57 :

      Tout en comprenant votre remarque, je me dis qu’il y a sans doute effectivement quelque chose de plus paternel dans le rapport d’Hergé à son personnage que dans celui de Camus au sien.

      Mais il faudrait poser la question aux proches de ces deux auteurs.

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      • Répondu par Sergio Salma le 28 juin 2016 à  14:04 :

        Hergé n’a -t-il pas arrêté de dire" Tintin c’est moi" ? Il serait donc son propre papa et son propre fils ! ? Non il n’y a rien de paternel dans la création d’un personnage de bande dessinée ; c’est juste une formule ringarde qui prévalait dans la presse enfantine ; mais bon les habitudes hein... d’autant que son aspect désuet et inapproprié détonne vraiment dans ce genre d’article qui évoque un artiste s’essayant à différentes disciplines.

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        • Répondu par Laurent Colonnier le 28 juin 2016 à  17:09 :

          Roger Leloup considère Yoko Tsuno comme sa fille, lui est donc le papa de Yoko, en revanche le modèle de Tintin c’était le frère d’Hergé, Hergé est donc le frère de Tintin.

          Mais Sergio Salma n’est-il pas le papa de Nathalie ?

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          • Répondu par Sergio Salma le 28 juin 2016 à  18:28 :

            Vous êtes taquin, Laurent Colonnier.

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            • Répondu par Paul Maes le 1er juillet 2016 à  13:39 :

              Cet article sur " Hergé est l’Art " est sans doute passionnant, je ne l’ai pas encore lu : les commentaires de Sergio Salma sont tellement essentiels et pertinents qu’en priorité, je ne lis plus qu’eux. Les articles d’Actua BD, je ne fais que les survoler, en comparaison.

              Puisque " Emma, c’est moi ! ", ça n’est pas dans la culture de Sergio, alors c’est " une formule ringarde ", et cet écrivaillon de Gustave Flaubert n’est rien à côté du créateur incontournable et si modeste dans la profusion de ses jugements qu’est Monsieur Salma.

              Bref, ce qui m’importe avant tout, quand on parle de pointures comme Hergé, Moebius, Mac Cay, ou Franquin, c’est d’avoir l’avis de cette autre pointure de la bande dessinée, ce dessinateur de pur génie qu’est Sergio Salma, le plus grand commentateur de commentaires d’Actua BD.

              Anne Eyberg a t’elle pris conseil auprès de Sergio Salma pour orienter le devenir du Musée Hergé ? Si ce n’est pas encore le cas, vite, vite ! Sans Salma, Hergé n’est rien !

              Vous êtes taquin, Paul Maes...

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              • Répondu par Sergio Salma le 2 juillet 2016 à  10:18 :

                Mais monsieur Maes, vous confondez et mélangez mes propos et en ironisant vous abondez dans mon sens . Hergé et Flaubert même combat bien entendu. Il l’a d’ailleurs dit : Tintin c’est moi.

                Mais vous viendrait-il à l’idée de dire que Flaubert est le papa de Emma Bovary ? J’ai aussi indiqué qu’il n’y avait aucune gravité, ne vous mettez pas dans des états pareils, voyons. On papote sous un article qui rend compte d’une exposition. Que je vous conseille d’ailleurs dans ce magnifique endroit, si vous êtes dans les environs, ce dimanche 3juillet, comme tous les premiers dimanches du mois, c’est entrée gratuite.

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                • Répondu par Paul Maes le 2 juillet 2016 à  22:30 :

                  Mais de quel "combat" rapprochant Hergé et Flaubert parlez-vous, Monsieur Salma ? Et quel serait le rapport avec cette exposition ?
                  Si on vous suit bien, "Hergé et Salma, même combat et même talent", c’est bien cela ? Et il n’y a qu’un Salma pour pouvoir juger de ce qu’il faut dire ou non sur un Hergé ?

                  Merci d’avoir précisé qu’il n’y avait "aucune gravité", et merci pour vos très précieux conseils de visite : sans vos interventions tellement nécessaires et indispensables, les lecteurs d’Actua BD seraient totalement perdus, et ils n’auraient jamais pensé à visiter cette exposition à Louvain-la-Neuve.

                  La prochaine fois, inutile de publier l’article de Monsieur Detournay : ce n’est pas lui qui donne envie d’aller visiter l’exposition, mais bien le conseil avisé (et les arguments d’autorité) de ce dessinateur magistral qu’est Monsieur Salma (car attention, il en connait un rayon sur la bande dessinée et ses "papas", sur la langue française, sur la qualité des articles publiés sur Actua BD, sur tout, quoi...).

                  Finalement, j’ai pris le temps de lire cet article de Monsieur Charles-Louis Detournay, que j’ai trouvé très pertinent. Contrairement à vous, je n’ai pas été choqué par de soit-disant "formules ringardes", ni par des termes "désuets" ou "inappropriés" ou quoi que ce soit qui "détonne". Ne vous mettez pas dans des états pareils, Monsieur Salma ! Vous aussi, plus tard, vous aurez votre grand Musée, rien que pour vous et en hommage à votre fabuleux talent artistique.

                  Comme Hergé vous êtes un "artiste qui s’essaye à plusieurs disciplines", et avec un génie qui cloue le bec depuis des années à tous les lecteurs d’Actua BD. Mais on papote, on papote, "sous un article" et j’en oublierai presque que vous avez une planche à dessin qui vous attend, et une oeuvre de génie à enrichir. Revenez vite nous éclairer de vos lumières et de vos fulgurances ! Les lecteurs et les journalistes d’Actua BD apprennent beaucoup grâce à vous.

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                  • Répondu par Sergio Salma le 3 juillet 2016 à  00:47 :

                    Vous , vous avez un problème. Soucis ? Pourquoi ces moqueries et cette agressivité ? D’autres personnes dans ce même fil trouvent aussi que l’expression est un brin désuète. Vous n’aimez pas que quelqu’un commente mais vous prenez un formidable plaisir à commenter les commentaires, c’est comique. Monsieur Maes. Et dans quel but ? Un peu vouloir blesser ? Vous venger ? je vous ai manqué de respect un jour ? Vous pouvez pas saquer mon travail ? A quel moment me suis—je hissé à cette prétention ? Vous me prêtez des drôles d’intentions ; tellement drôles qu’elles révèlent chez vous un comportement malsain. Calmez-vous, Monsieur Maes. Cool, prenez un verre, je sais pas. Détendez-vous.

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                  • Répondu par Laurent Colonnier le 3 juillet 2016 à  02:22 :

                    Vous, vous n’ êtes pas taquin monsieur Paul Maes, vous êtes pénible.

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      • Répondu le 28 juin 2016 à  19:43 :

        Ce tic contribue à l’image infantilisante de la bande dessinée. Ses critiq... ses chroniqueurs pourraient s’en passer.

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        • Répondu le 28 juin 2016 à  20:35 :

          Vous voulez dire "les papas des ces chroniques" ? ;-)

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          • Répondu par simon brauman le 29 juin 2016 à  04:54 :

            Il faudrait organiser une fêtes des pères des personnages de BD sans oublier celle des mères bien entendu.

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            • Répondu par Ralph le 29 juin 2016 à  05:49 :

              Cela dit, on parle aussi du "Père du téléphone" pour désigner l’inventeur du téléphone, sans qu’il ne s’agisse d’infantilisation.

              Auriez-vous réagi si l’expression était : "Le père des aventures de Tintin" ?

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              • Répondu par Sergio Salma le 29 juin 2016 à  16:13 :

                Et le père de l’Europe aussi ; et tant qu’à faire le petit père des peuples et petit papa Noël( au fait pourquoi papa Noël ?) . En bande dessinée, il y a ce rapport assez "infantile" ( c’est le mot) ce fut souvent utilisé pour désigner des auteurs de personnages enfants ; Roba le papa de Boule( mais de Bill aussi ?! Heu...) . Bizarre quand le personnage a 2 co-auteurs ; ça nous donne une bizarrerie( déjà lue toutefois) "les 2 papas de Cédric" ; c’est vraiment n’importe quoi et ça en devient ridicule de niaiserie. Un créateur , un auteur...d’autant que la formule ringarde exclut de fait les autrices. Claire Bretécher est la maman des frustrés. Ben voyons.

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                • Répondu par Ralph le 29 juin 2016 à  23:24 :

                  Le mot est peut-être plus embêtant selon les usages et les contextes.

                  Dans des termes non infantilisants, on parle de reconnaître "La paternité d’une oeuvre", par exemple.
                  L’idée ne me choque pas.

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                  • Répondu par Sergio Salma le 30 juin 2016 à  11:19 :

                    Oui, ça ne mérite pas un référendum non plus.

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