Highgate - Par Betbeder & Crosa - Soleil

5 novembre 2009 0 commentaire
  • Devant un massacre aussi illogique que peu sanglant, le mouton noir de la crim' doit se coltiner une enquête impossible. Mais son aversion du sang pourrait ne pas être si dommageable que cela. Sans révolution, ce sympathique récit de vampire prend le lecteur au piège. Efficace !

Londres, quartier de la City au petit matin... Six joueurs de l’équipe de foot d’Arsenal sont retrouvés morts, totalement vidés de leur sang. Sous le choc, les dirigeants du club, la presse et l’opinion publique exigent un coupable, vite !

À Scotland Yard, les inspecteurs ne se bousculent pourtant pas : pas de témoin, pas de suspect, pas d’indice. Ils savent par expérience qu’une affaire comme celle-là peut détruire une carrière. Le chef de la police désigne alors un homme qui n’a rien à perdre : ce sera James Harbor. L’ex- fin limier, aujourd’hui gratte-papier aux archives des affaires criminelles, retourne sur le terrain !

Highgate - Par Betbeder & Crosa - Soleil

Depuis plus d’un siècle, l’image même du vampire forgée par Bram Stocker continue de fasciner. Pourtant, cette vie immortelle de reclus peut sembler bien morne, mais une image romantique continue de s’en dégager chez certains écrivains qui la remettent au goût du jour, tels dans Anne Rice avec Entretien avec un Vampire, ou encore dans Twilight de Stephenie Meyer. Si le mythe a souvent été évoqué en bande dessinée, on peut également rappeler que deux collectifs Vampyres sont sortis ce mois d’octobre.

Stéphane Betbeder cultive les mêmes passions que son ami et condisciple des Beaux-arts d’Angoulême, Christophe Bec, avec ou par lequel il signe entre autres l’excellent Bunker, les variantes de Sanctuaire, Deus ou des scénarios d’Hanté.

Bien entendu, difficile en quarante-six pages de révolutionner le genre, mais l’intrigue est suffisamment intéressante pour être presque captivante. Le texte est dense, l’issue presque logique, mais on profite de ce mélange de tradition et d’innovation vampirique pour se laisser conclure le récit de façon crédible.

Luisa, le sous-titre de ce one-shot, laisserait à penser qu’une continuité pourrait se profiler. Soleil dément, mais devant un album bien mené, et animé par des vampires, qui peut se résoudre à se laisser mourir ?

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Commander ce livre chez Amazon ou à la FNAC

Lire les premières pages

  Un commentaire ?