Holy Wars - T1 : Le livre d’Hénoch - Shaos & Irons.D - Shogun/Les Humanoïdes Associés

27 février 2007 0
  • Shogun, la nouvelle collection de "manga français" des Humanoïdes Associés, offre un panel de genres relativement varié. Au rayon heroic fantasy, {Holy Wars} joue la carte des mystères religieux et mythologiques avec plus ou moins de bonheur.

Contrairement à ce que nous pensions, notre civilisation moderne ne serait pas née en Mésopotamie mais dans le pays légendaire d’Aratta, à quelques 1000 kilomètres plus au sud.

VIe siècle avant Jésus-Christ, le Saint Empire Céleste vit une crise. L’empereur Semyaza doit faire face à la contestation des rois humains régissant son territoire. Samaël le Noir profite alors de la situation pour envoyer les armées de Golabs attaquer la ville sainte de Jiroft. Les humains refusant de prendre les armes pour reconquérir la ville sacrée, le général Azaziel et les Holy Knights interviennent et réussissent à anéantir les légions Golabs.

Mais alors qu’à la forteresse de Tarsis les chevaliers fêtent la victoire de leurs camarades, Samaël attaque par surprise et prend vite le dessus grâce à la magie draconique. En ultime recours pour arrêter l’ange déchu, l’empereur Semyaza sacrifie ses hommes.

Seuls survivent son fils et deux enfants ayant vu mourir leur père : Abel et Caïn. Ces deux frères sont alors élevés au palais de Jiroft avec la famille du roi Jonas. 12 ans plus tard, Caïn et Abel ont intégré les Holy Knights et accompagnent le gouverneur Zacharie à Jiroft. Cette visite à pour but de convaincre Jonas de valider la proposition d’un traité de paix avec les païens en échange des Hénochiens s’étant réfugiés sur leurs terres. Mais, bien évidemment, les choses ne vont pas se dérouler comme prévu...

Holy Wars - T1 : Le livre d'Hénoch - Shaos & Irons.D - Shogun/Les Humanoïdes Associés

D’entrée de jeu, les auteurs nous servent trois pages informatives : extraits de la Bible Céleste, chronique des guerres saintes et carte de la troisième guerre sainte. On ne peut nier le fait que le scénario soit documenté et posé sur des bases historiques et mythologiques travaillées. Peut être un peu trop d’ailleurs : à peine l’album ouvert que le lecteur se retrouve face à tout un tas d’informations, de dates et de noms de personnages qui sortiront trop vite des esprits pour éviter l’overdose. Mais ne soyons pas mauvais joueur. En effet, Irons.D arrive à digérer tout cela et offre un scénario assez intéressant malgré quelques facilités. Du point de vue graphique, le trait de Shaos se révèle agréable dans l’exécution des personnages et des costumes, les décors étant pour leur part assez pauvres. Malheureusement, l’ensemble est anéanti par une pose de trame trop lourde, souvent trop sombre, qu’aggrave l’utilisation peu glorieuse d’effets numériques dont résultent de trop nombreux traits "pixelisés".

Au final, Holy Wars est une bonne idée qui aurait mérité un meilleur traitement visuel. Gageons que les auteurs sauront améliorer le score par la suite ou s’avérer suffisamment captivants pour que le lecteur ne se focalise pas sur les défauts de ce premier tome.

(par Baptiste Gilleron)

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