Humanos Fest : un lendemain de fête amer

25 septembre 2002 14 commentaires
  • Au lendemain de la "Humanos Fest" à Limal, les 21 et 22 septembre derniers, les visiteurs et l'éditeur sont amers. En cause, le comportement peu élégant du libraire co-organisateur, qu'ils ont découvert a posteriori.

"BD-World" est la première grande surface entièrement dédiée à la bande dessinée. Située à Wavre, dans le Brabant Wallon, en Belgique, elle a accueilli le premier festival 100% Humanoïdes Associés, la "Humanos Fest".

En fait, une giga-séance de dédicaces, pour laquelle une belle brochette d’auteurs s’étaient déplacés, et non des moindres : Pavlovic et Perrissin (El Niño), Boucq (Bouncer), Durieux (Benito Mambo), Pagot (Fides), Franck Margerin (Lucien), Alberti et Enoch (Morgana), Marc Riou et Philippe Thirault (Miss), Jean-Luc Cornette (Visite guidée), Marc Malès et Philippe Thirault (1000 visages), Fred Beltran (Megalex), Tello et Filippi (Marshall), Barthélémy (Lothario Grimm). Venant parfois de très loin.

Plusieurs centaines de personnes ont assisté à ce premier événement. Mais ils ont eu une désagréable surprise au moment d’acquérir les livres à dédicacer.

En effet, alors que ce libraire pratique d’habitude une ristourne de 20% sur carte de fidélité, cette réduction n’était pas d’application pour les livres en dédicaces. Pire : certains prix étaient gonflés. Pire encore : une surtaxe de 5 euros était demandée pour la dédicace. Un livre de Lucien par Margerin, par exemple, dont le prix officiel (voir le site de l’éditeur) est de 9.45 euros, était vendu 10 euros + 5 euros pour la dédicace. Soit 15 euros (en temps normal, avec la réduction, le livre serait revenu 7.56 euros, soit la moitié du prix exigé ces jours-là).

Qu’un libraire décide de ne plus accorder de ristourne pour couvrir ses frais d’organisation, on peut l’accepter. Comme on pourrait aussi admettre qu’un prix d’entrée soit imposé pour rémunérer les auteurs présents.

Mais, dans le cas présent, les auteurs n’ont rien touché, et tout cela s’est fait en catimini, dans le dos de l’éditeur. Qui n’a été mis au courant de la pratique cupide du libraire que le lendemain.

L’éditeur n’a pu qu’exprimer ses regrets via un communiqué de presse : "Lorsque nous avons décidé d’organiser cette première édition de l’Humano Fest en Belgique, en collaboration avec l’équipe de BD World, nous avions bien indiqué que nous ne souhaitions pas que les dédicaces soient payantes. Il nous avait été promis que les albums seraient vendus au prix éditeur, à savoir 12,35 euros pour nos grands formats.

Nous avons eu la désagréable surprise de découvrir au travers de forums Internet que cette promesse n’avait pas été tenue : il est triste qu’un week-end qui fût sur bien des plans une réussite soit entaché par des pratiques commerciales aussi regrettables.

Nous nous en excusons auprès des lecteurs qui ont fait les frais de cette indélicate majoration et vous donnons rendez-vous pour l’édition 2003 où, vous pouvez en être sûr, ces pratiques seront formellement bannies."

Les auteurs de bande dessinée présents ce jour-là ne nous ont pas encore fait part de leurs réactions.

(par Patrick Albray)

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14 Messages :
  • Dédicaces, la fin d’une époque ?
    26 septembre 2002 22:08, par Patrick Albray

    L’histoire ne retiendra pas qui, des grands anciens de la bande dessinée, a pour la première fois, pour faire plaisir à l’un de ses lecteurs, remplacé la traditionnelle petite phrase de dédicace ("Formule manuscrite sur un livre pour en faire hommage à quelqu’un" - Le Robert) d’un de ses livres par un dessin.

    Mais ses successeurs ne lui disent plus merci. Car ce qui fut longtemps un petit cadeau sympa a été détourné de sa fonction première — faire plaisir — par la cupidité de certains. C’est devenu un "business" lucratif. Qui rapporte de l’argent à toute la filière, SAUF aux auteurs.

    Deux événements de l’actualité récente convaincront tous ceux qui en doutaient encore. Les dédicaces sont entrées dans une nouvelle ère. Et ni les auteurs de bande dessinée, ni les vrais amateurs, n’en sortent gagnants.

    Le premier est ce collectionneur qui a décidé de récolter les dividendes de sa chasse aux dédicaces en mettant sa collection en vente dans une salle d’enchères, déclenchant ainsi la fureur des auteurs, décidés à montrer leur dégoût en organisant une "opération boules puantes" pendant la vente.

    Le second est ce libraire qui, lors de la "Humanos Fest", taxa chaque livre à dédicacer de la coquette somme de cinq euros, dans le dos des auteurs présents, et malgré la promesse qu’il avait faite de pratiquer le prix éditeur.

    Dans les deux cas, les auteurs n’ont pas touché un sou. On comprend dès lors que le système de la dédicace soit de plus en plus contesté par ceux-ci.

    Sur l’excellent site de "La Maison des Auteurs", un dossier y est d’ailleurs consacré. Il vaut la peine d’être lu, car il montre l’autre facette de la dédicace, celle des auteurs vache à lait. Qui tentent de trouver une solution à une situation qui devient de plus en plus insupportable : "La meilleure solution consisterait à ne plus faire du tout de dédicaces, ou à la limite, de ne faire plus que des signatures, et d’organiser des rencontres pour discuter tranquillement avec les lecteurs, où il n’y ait aucune dédicace de prévue. Cela résoudrait tout les problèmes : plus de spéculations sur la valeur des dédicaces, plus de files d’attente interminables, plus de collectionneurs fous, la possibilité de discuter, la possibilité d’amener ses albums, beaucoup de fatigue en moins !"

    Une conclusion directement suivie d’un cri du coeur : "Mais nous savons bien que peu d’entre nous auront envie de résister au plaisir de faire plaisir en offrant un dessin, et qu’il est dommage de priver également les lecteurs de la fascination de voir un dessin ou le message d’un scénariste naître sous leurs yeux."

    Vu l’ambiance nauséabonde provoquée par les deux événements relatés ci-dessus, il devient urgent de réfléchir à ce problème et de trouver un juste milieu, qui permettra au dessinateur de retrouver le plaisir à dessiner pour ses vrais fans (ceux qui garderont précieusement le livre dédicacé, pas les spéculateurs qui le mettront dans un coffre en attendant qu’il prenne de la valeur) et à ceux-ci de pouvoir approcher les dessinateurs et scénaristes qu’ils aiment sans se faire arnaquer.

    Voir en ligne : Le site de la Maison des Auteurs

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    • Répondu par Jérôme le 27 septembre 2002 à  08:01 :

      Je tiens à féliciter les auteurs qui ont eu le courage de montrer leur désaccord face à la spéculation exagérée de certains.

      La BD doit rester un art que l’on contemple et dont on est fier de posséder un exemplaire (dédicacé ou non).

      Grand amateur de BD et "collectionneur non averti", je me refuse a faire la chasse aux dédicasses, mais préfère un petit croquis réalisé lors d’une rencontre fortuite. Le plaisir de cette dédicasse n’est que beaucoup plus grand, elle devient réellement personnelle, elle reflète le contact établi entre l’auteur et moi. Dans un salon ou autre, le contact est rompu. Comment voulez-vous qu’un auteur puisse faire attention à son lecteur avec ce degré de pression exercé lors d’une manifestation.

      Merci à tous ces auteurs qui nous font rêver.

      Jérôme Allard

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    • Répondu le 28 septembre 2002 à  01:01 :

      salut !
      amateur de BD depuis une petite trentaine d’années, je me suis décidé, il y a quatre ou cinq ans, de rencontrer les auteurs lors de scéances de dédicaces. A force de voir partir aux fils des ans , ces auteurs qui sont à l’initiative de beaucoup de "vocations-bédéphiles", il fallait que je le fasse. Non pas, comme l’a dit mon prédécesseur, pour la chasse, mais pour rencontrer des personnes que nous aimons. Quel bonheur de les voir dessiner et lorsque l’ambiance le permet, de parler et plaisanter. Pour ma part, j’ai rencontrer, plusieurs fois Druillet, Chéret, Margerin, Giraud. Je pense qu’il est indispensable que le système des dédicaces perdure. Pour cela, les organisateurs de dédicaces doivent faire en sorte que ceux qui viennent faire leurs marchés, soient gentiment reconduits vers la sortie(ils viennent avec plusieurs BD et sont connus, au moins visuellement), afin de laisser la place à la fête.

      amicalement, mariano

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    • Répondu par ajphile le 28 septembre 2002 à  13:02 :

      Bonjour
      Je suis collectionneur de BD et un acharné de la dédicace (un peu moins maintenant avec l’âge).
      C’est un véritable plaisir de reprendre une BD où y figure une dédicace , on se rappelle des souvenirs qui malgrès la file d’attente furent TRES TRES souvent agréables.
      Bien sur la vente des dedicaces est BLAMABLE vis à vis de l’auteur. Mais faut-il condamner des milliers de vrais fans pour les méfaits de quelquesuns ?
      Que dirait VAN GOGH (qui donnait ces tableaux pour se nourrir)s’il voyait les prix pratiqués sur ses toiles vendues aux enchères alors qu’actuellement on trouve cela normal !!!!!
      C’est la rançon de la gloire !!

      merci

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    • Répondu par pascal martin-fréville le 28 septembre 2002 à  18:20 :

      Un avis sur l’affaire des dédicaces :
      Je suis collectionneur et dessinateur de BD. J’ai été rédacteur en chef d’un journal de BD (“censuré”) dans les années 85/87 qui était présent dans les festivals et autres conventions. Les dessinateurs du journal et moi-même faisions des dédicaces avec un énorme plaisir. A ces divers titres, je me sens concerné et, si vous voulez bien le prendre en compte, je vous donne un avis sur cette délicate affaire.
      Je trouve normal les dédicaces d’autant plus que ça dynamise les ventes d’un album si l’auteur le dédicace. Vous faites remarquer à juste titre la magie qu’un acheteur/lecteur ressent à la naissance d’un dessin ou à la lecture d’une petite phrase faits pour lui. Comment déterminer à ce moment un acheteur amoureux de BD d’un vil spéculateur ? La question n’est pas là et l’amateur qui part avec son album est entièrement libre d’en disposer comme il l’entend. Il peut même organiser une vente de sa collection parce qu’il a mérité chaque dédicace. Il n’a pas menacé l’auteur pour qu’il lui fasse un dessin. Je ne suis pas pour une action à la vente aux enchères d’une collection dédicacée. La liberté se doit d’être préservée en toutes circonstances. En élargissant le débat, pourquoi une pareille action ne serait pas tentée à toutes les ventes d’albums de collection parce que les ayants droit de Hergé, par exemple, ne touchent pas un cent sur un Tintin au Pays des Soviets. C’est encore plus flagrant sur la vente des tableaux d’un peintre coté.
      C’est tout simplement en amont qu’il faut prendre des mesures : lorsqu’un dessinateur se déplace sur un festival, une convention ou dans une librairie, le responsable de son déplacement doit le payer au temps passé. On doit considérer que la dédicace est équivalente à la promotion d’un film, d’une pièce de théâtre ou d’un livre à la télévision. Certaines chaînes paient pour faire venir des auteurs et certains auteurs ne se déplacent pas s’ils ne sont pas payés.
      Pour l’Humanos Fest, le libraire qui a taxé 5 euros par album est bien sûr en faute. Il aurait dû y avoir plus de transparence avant la manifestation. Il aurait suffit qu’un acheteur pose la question à un dessinateur de l’opportunité d’une surtaxe et le pot-aux-roses aurait été découvert. Cet exemple doit être médité.
      La dédicace ne doit pas cesser d’exister. La majorité des auteurs prennent plaisir à la faire et tous les acheteurs en raffolent. C’est une agréable tradition et, en ces temps de déshumanisation, rappelle aux lecteurs que leur album est fait par un artiste qu’ils peuvent “toucher” et voir travailler brièvement. Enfin, elle rapproche les acteurs de la BD (auteurs/amateurs) et constitue un moteur puissant du marché de la BD.

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  • Le Centre Belge de la Bande Dessinée s’associe volontiers aux auteurs et, le cas échéant, aux éditeurs pour regretter et dénoncer les pratiques mercantiles liées aux séances de dédicaces. Depuis notre ouverture au public, nous ne les avons d’ailleurs jamais "pratiquées". Reste que la rencontre directe entre auteurs et lecteurs est un moment privilégié qu’il est très difficile d’organiser en dehors de ces séances. Pendant plusieurs saisons, il y a quelques années, nous avions monté un programme de rencontres (de Morris à Baudoin, de Marc Sleen à Benoît Peeters...)sans que le succès public ne soit fort impressionnant malgré une solide campagne d’information. C’est la raison pour laquelle nous privilégierons toujours la rencontre entre les lecteurs et... l’oeuvre (dans la mesure de nos moyens).
    Jean Auquier,
    Directeur de la Communication du CBBD

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  • > Humanos Fest : un lendemain de fête amer
    27 septembre 2002 10:18, par Yannick

    Je n’ai pas assister a cette Humano Fest, pour la simple et bonne raison que je m’attendais à un hausse de prix de la sorte... Je m’etais rendu dans le passé chez BD-World lors de leur premier festival, ou il y avait aussi beaucoup d’auteurs. J’avais ete assez scandalise de leur pratique commerciale et j’etais reparti les mains vides, degoute ! J’ai l’habitude d’assister aux seances de dédicaces organisees par Slumberland Tome 3, a Louvain-le-Neuve et cela se passe tres differement : on peut amener son propre exemplaire de la BD concernee, mais si celle-ci n’a pas ete achetee sur place, on ne paie jamais le moindre frais supplementaire et tout se passe tres bien.
    Pour moi, cela confirme une seule chose : les gerants de BD-World ne sont pas des amoureux de la BD, mais ont pour seul but la rentree de sous, toujours plus de sous !!
    J’ai fait le choix de boycotter BD-World, quitte a payer mes BDs un peu plus cher chez des commercants honnetes...
    Je vous incite a faire de meme...

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  • > Humanos Fest : un lendemain de fête amer
    28 septembre 2002 22:54, par Jean Thirion

    Salut à tous les BDmanes !

    Ayant organisé les salons BD & philatélie à la caserne FONCK à Liège en 1993 et 94, et coopéré à la première édition de ce salon en 1992 (Salut Bernard), je puis vous assurer que les organisateurs voient passer des grippe-sous dans le ciruit. La BD est un bizness et on ne peut que regretter les excès tels que celui que vous rapportez.

    D’un autre côté il ne faut pas oublier tous ceux qui font honnêtement leur boulot, comme la maison d’édition Noir Dessin (Salut, Michel) qui nous a très bien conseillé et aidé, et surtout ne pas priver le public et les auteurs de se rencontrer et de sympathiser. Un auteur qui dédicace fait un cadeau personnel à son visiteur, qui doit respecter cela en n’en faisant pas une marchandise.

    Les profiteurs, il y en aura toujours, mais je crois que c’est une minorité et qu’on ne doit pas remettre en cause une pratique si sympathique à cause d’eux.

    Jean Thirion

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  • > Humanos Fest : un lendemain de fête amer
    30 septembre 2002 10:18, par Charlie

    Bonjour
    Le probleme de la dedicace revient perpetuellement.
    Ceratins auteurs acceptent le systeme car celui-ci leur donne une idee de leur "valeur" sur un certain "marche".
    Neanmoins, je pense que les auteurs qui acceptent des dedicaces sur des livres d’or ou des feuilles volantes ne sont pas totalement innocents.
    De plus, le marche pour les albums dedicaces ne concernent pas les amateurs de dedicaces qui les souhaitent à leur nom.
    L’objectif de certains est plus de mettre en place un systeme à l’americiane qu’une vrai fin des dedicaces.
    Salutations

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    • Répondu le 30 septembre 2002 à  18:35 :

      Tu te fais encore des illussions : la vente aux enchère de la semaine dernière à Paris concernait 650 albums dédicacés au nom d’un certain Jean-Baptiste. Il y a bel et bien un marché même pour ça. Berk.

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  • > Humanos Fest : un lendemain de fête amer
    1er octobre 2002 20:41, par Daneck

    J’ai juste une question un peu naïve concernant ce sujet. Au Salon du Livre de Paris, Cabu (le dessinateur, que jaime beaucoup, il en faut pour tout le monde) m’a dédicacé son livre "Ma 5ème République". Il m’a réalisé un dessin personnalisé.

    - quels plaisirs ont les personnes à se faire dédicacer des livres à leur nom, puis ensuite de les revendre
    - quels plaisirs ont les personnes à acheter un livre, personnalisé par une dédicace, mais pas à son nom.

    Excusez moi pour la naïveté de la question.

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  • > Humanos Fest :
    7 octobre 2002 11:23, par Fan

    J’ai pas de questions et j’ai pas de réponses a apporter à des pratiques comme celles qui se déroulent actuellement dans le petit monde de la BD.

    Il est évident que malheureusement nous nous orientons de plus en plus vers un système à l’Américaine où il faudra payer deux dollars (Euros) pour avoir une dédicace et ainsi "remercier les auteurs et les rémunérer pour leurs oeuvres".

    La vision de certains dessinateurs a déjà changée et il devient impossible d’obtenir certains noms sur des festivals. La faute à qui ? Au gens peu scrupuleux qui spécule sur la monté de la cote d’un dessinateur comme il acheterais des Actions Vivandi-Universal. La BD est une passion et pas un marché mondial où la pièce rare rapporte des milliers d’euros à son heureux possesseur, pour toutes ces raisons nous pouvons dire merci à la fondation Tintin pour avoir réussi le pari de transformer l’art en buisness à force de concervatisme et de spéculation ("Combien pour la fusée ?" - regarder le journal de 20h00 vous aurez le prix !!!!)

    Rendons au auteurs la vraie valeur et le vrai attachement que nous leur apportons et interdissons les livres d’or ou des feuilles volantes. Faisons lors des festivals la police auprès de ce genre d’individu, ne tuons pas les scéances de dédicaces elles sont l’une des rares occasions où une réelles approche humaine entre l’auteur et le passionné est possible.

    N’est-il pas en effet plus émouvant de voir les grands yeux d’un enfant s’agrandir devant la réalisation d’un Marsupilami par Batem, que de voir le portefeuille de certains se grossir sur le dos d’un auteurs.

    Comme énoncé en début, je n’apporte ni réponse, ni question, juste un avis qui n’engage que moi et ma conscience.

    Longue vie à la BD, Longue vie aux Auteurs, et long vie au dédicaces.

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  • Deux remarques :
    1) Faire payer pour des dédicaces ? Et puis quoi encore ! La séance de dédicaces permet au lecteur d’avoir un gribouillis mais elle permet aussi au dessinateur de rencontrer son public (ce qui n’est pas négligeable) et même à un jeune auteur de se faire connaitre. Ptiluc, par exemple, a bati une grande partie de sa notoriété par les séances.

    2) Peut-on vraiment croire que les humanos n’ont eu vent de cette pratique que le lendemain. Ils ont passé toute la durée du festival sans se rendre compte que les albums étaient surtaxés et les acheteurs mécontents ? J’ai du mal à le croire.

    Nota : je suis auteur de BD et non pas simple lecteur, mais je défend le principe de la dédicace gratuite.

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  • > Humanos Fest : un festin pour BD World pas pour les lecteurs !
    15 octobre 2002 20:44, par Un lecteur de BD qui regrette bien de s’etre déplacé

    Bonjour,
    je suis venu tout specialement de la Hollande en train puis à pieds depuis la gare jusqu’à BD World. Tout d’abord beaucoup de pub pour l’Humano Fest puis a la gare rien. Le vide total. Je vais ou ? Je fais quoi ? Une organisation inexistante pour ceux qui n’ont pas de voitures. Apres 1 heure de marche à pieds j’ai fini par trouver.
    Une fois à BD world je n’ai rien acheté. Déçu par leur commerce à outrance mais aussi par le fait que sur disons 7 ou 8 personnes du magazin, seulement une pouvez me renseigner. Employé des illétrés de la BD dans une librarire BD démontre encore une fois du manque de professionalisme de ce "magazin". Finalement, le dessinateur que j’était venu voir n’est pas venue samedi. BD World ne le savait-il pas quelques jours avant ? Ne pouvaient-ils pas l’indiquer sur le web ?
    Bon grés mal grés j’ai cherché un ouvrage des éditions Tonkam, seulement pour apprendre qu’ils ne vendaient pas Tonkak car leur bénéfice était trop faible !! Quelle ne fut pas ma surprise, une fois à Bruxelles, de rencontrer un rsponsable des Editions Tonkam dans une librairie et d’apprendre que BD World - comme toutes les lirairies - bénéficient de 33% de bénéfices.
    De mon expérience perso j’ai retenu que BD World sont des menteurs et des voleurs.
    Aucune chance que je remette les pieds dans cet entre du captilasime assoifé...

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