I.R.$ - T7 : Corporate America - Par Desberg & Vrancken - Le Lombard

16 juin 2005 0 commentaire
  • Il y a des séries qui se bonifient avec le temps. {I.R.$} fait partie de celles-ci. Larry B. Max, le héros, paraissait froid et fade dans les premiers albums. Au fil des histoires, {{Stephen Desberg}} est parvenu à lui donner une dimension plus humaine. Dans {Corporate America}, on en apprend d'avantage sur le passé de cet agent de l'I.R.S.

À la mort de son père dans un mystérieux crash d’un avion, Larry B. Max a été contraint de céder les actions d’un studio de cinéma hollywoodien dont il avait hérité à Johnny Madsen, un homme d’affaires peu scrupuleux. Ce dernier n’a pas hésité à commanditer de sévères mesures d’intimidation à l’égard de Larry, alors jeune adulte, pour parvenir à ses fins.

Quelques années plus tard, Larry est à nouveau confronté à Johnny Madsen, dans le cadre d’un dossier fiscal. Madsen et son associé semblent avoir orchestré des transactions boursières peu orthodoxes. Dans le cadre de ce dossier, l’agent de L’I.R.S. se rend en Azerbaïdjan pour enquêter sur une société pétrolière. Au fur et à mesure de son enquête, Larry va découvrir qu’une opération suspecte risque de bouleverser l’ordre économique et politique mondial.

Stephen Desberg a bâti son intrigue en tenant compte de l’importance de la géopolitique dans l’économie mondiale. La trame du récit progresse sur le fil du rasoir et Desberg ne laisse rien au hasard. En plongeant dans le passé de son personnage principal, le scénariste lui donne davantage de consistance, donne au froid technocrate les secrets profonds de sa motivation. On ne s’en plaindra pas !

Bernard Vrancken illustre ce récit avec beaucoup de rigueur et accorde un soin particulier au cadrage de ses scènes. On regrettera cependant qu’il ne se sente pas à son aise dans les scènes de bagarre. Lorsque Larry donne un coup de poing à un adversaire, son geste manque clairement de vraisemblance. On a l’impression d’assister à un entraînement entre gentilhommes de la Gentry un peu raides, plutôt qu’à un combat mené avec rage et pugnacité.

Mais ne boudons pas notre plaisir : la suite est attendue avec impatience.

(par Nicolas Anspach)

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