Initial D : tomes 1 & 2 - Par Shuichi Shigeno - Asuka

24 avril 2009 0 commentaire
  • Au cœur des montagnes japonaises, des équipes de pilotes se défient mutuellement. Mais la surprise provient d'un jeune lycéen, doté d'une maîtrise exceptionnelle mais détestant conduire. On reste pantois en lisant cette excellente série, grâce à sa construction des personnages et à des enchainements sans temps morts !

Au Mont Akina, les courses entre pilotes chevronnés ne cessent de se dérouler tous les week-ends. Mais l’équipe locale des Speedstars semble dépassée par l’arrivée massive de stars du volant. Devant l’impossibilité de relever un défi qui leur est proposé, une seule solution apparaît : croire en la légende urbaine selon laquelle un mystérieux pilote local dévale la montagne à toute allure...

Celui-ci n’est autre que Takumi, petit livreur de Tofu de 18 ans, dont le propre père est un ancien Street-racer, et dont le petit bolide permet de dompter les routes les plus sinueuses. Ce père, rangé des voitures, oblige son fils à aller livrer ses mets en haut du Mont Akina, tous les jours depuis cinq ans ! Maintenant qu’il détient officiellement son permis, il pourrait concurrencer les plus grands pilotes, mais Takumi déteste conduire, il préfère penser à une jeune fille qui l’obsède depuis des mois...

Initial D : tomes 1 & 2 - Par Shuichi Shigeno - Asuka

Si cette série remplira de bonheur les fans d’automobiles, elle possède surtout l’énorme avantage d’hypnotiser ceux qui ne vivent pas accrochés à leur volant ! Employant un procédé archi-connu, Shuichi Shigeno captive son lectorat en utilisant un jeune héros, à la base novice et dégoûté de la conduite. Comme dans les Gouttes de Dieu, son père l’a initié malgré lui, et là où un frimeur racé n’aurait pas tenu trois chapitres, ce désinvolte coureur instinctif remporte tous les suffrages.

On appréciera d’ailleurs la petite place prise par la romance du héros avec une jeune fille pratiquant l’Enjo kōsai [1], les visages et les personnages n’étant pourtant pas le point fort de l’auteur. Mais si on peut être de prime abord décontenancé par le dessin de voitures et des décors, dont le réalisme oblige l’utilisation de la photographie, on se prend rapidement au jeu, et l’on avale avidement les courses de voitures, superbement décrites et chorégraphiées sans un once d’ennui.

Les fans de moteurs pourront également apprécier à leur juste valeur, les petits trucs des coureurs ainsi les différents modèles présentés et leurs caractéristiques techniques. Mais Initial D, c’est surtout un jeune dieu de l’asphalte qui prend goût à la course, cela sent le caoutchouc, les effluves d’essence et la tension des pilotes.

Au Japon, la série remporte un énorme succès ! Kaze en a d’ailleurs tiré un anime qui en est à sa quatrième saison, et qui continue d’être plébisicité par le public. La version francophone du manga comprendra (pour l’heure) 36 volumes. Nous aurons donc tous le temps de nous passionner pour ces fous de la vitesse ! Un excellent cru à ne pas rater !

(par Charles-Louis Detournay)

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Toutes les illustations sont © Shuichi Shigeno / Kodensha LTD.

[1C’est une pratique japonaise où des adolescentes, surtout lycéennes, sont payées par des hommes plus âgés pour les accompagner (escort girl) et plus rarement pour se prostituer.

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