Intégrales à mettre sous le sapin : Kennes Éditions met Dany à l’honneur

2 décembre 2020 1 commentaire
  • Même si ces fêtes de fin d'année s'annoncent particulières, les intégrales et beaux livres trouveront plus que de coutume une place de choix sous le sapin, histoire d'apporter des rires et de l'évasion. Premier zoom sur Dany avec deux intégrales et une monographie !

Décidément, l’année 2020 aura été marquée par les albums et les intégrales de Dany ! Nous avons effectivement déjà eu droit à Un Homme qui passe avec Denis Lapière, l’intégrale des Aventuriers du Rail suivie par un, puis deux recueils d’Olivier Rameau !

C’est d’ailleurs avec le joli monde enchanté cocréé avec Greg que nous entamons ce nouvel article. En effet, Kennes Éditions continue d’aligner les recueils avec un troisième opus qui vient de paraître. Comme de coutume, la mouture ne change pas par rapport au volume édité il y a près de dix ans chez Joker (P&T Productions). Un dossier de dix pages réalisé par les Pissavy-Yvernault, cinq pages de récits "inédits" et surtout trois albums complets d’Olivier Rameau. Intéressons-nous à tout cela...

Intégrales à mettre sous le sapin : Kennes Éditions met Dany à l'honneur
Cette nouvelle couverture reprend les éléments principaux des trois aventures du recueil.

Kennes célèbre les cinquante ans de la parution du premier Olivier Rameau...

...ce qui explique la succession de recueils qui paraissent en quelques mois ! Et encore, les divers confinements et fermetures de librairies ont empêché l’éditeur de respecter sa cadence initiale. Pas de quoi pourtant le refroidir, car le quatrième et dernier volume est prévu pour ce 30 décembre, une date de parution très rêverosienne !

Comme pour les deux premiers recueils, ce troisième volume profite d’une belle analyse de la série signée par Christelle et Bertrand Pissay-Yvernault. Malheureusement, la maquette peu avenante conservée par Kennes Éditions ne pousse pas à s’atteler à la lecture du dossier. Mais rassurez-vous ! Les efforts du lecteur sont payants ! Le couple de rédacteurs détaille merveilleusement bien l’ambiance du moment. À commencer par la démission de Greg du poste de rédacteur en chef du Journal Tintin. Sans oublier le one-shot réaliste de Dany signé Van Hamme intitulé Histoire sans héros qui lui permit d’assumer ses envies réalistes et d’enfin trouver le style graphique adéquat pour Olivier Rameau.

La première planche du "Miroir à trois faces"

Entre les explications du dessinateur et la contextualisation des rédacteurs, on prend plaisir à réaliser un aller-retour entre les commentaires du dossier et les albums qui suivent : pourquoi la publication de la série s’est-elle espacée dans le temps ? Quel est l’assistant qui aida alors Dany ? Et pourquoi n’a-t-il alors pas continué ? Et dans quelles conditions Dany s’est perdu dans les limbes de la publicité pendant que Greg vivait son rêve américain ?...

De tous ces éléments rassemblés en trois petites pages (Qu’aurions-nous aimé qu’elles en fassent deux de plus pour mieux admirer les photos présentées !), on passe à une seconde partie du dossier qui revient en détail sur la création de chaque personnage. Nous ne résistons pas à citer Dany, dans sa façon d’appréhender la divine Colombe : « Même si elle a l’air d’une bimbo blonde, Colombe n’est jamais ridicule, et si vous regardez bien, c’est toujours elle qui sauve la situation, tout en laissant croire à Olivier qu’il est le vrai héros. Elle est beaucoup plus forte et intelligente que ce qu’on pourrait croire. »

Une trilogie marquante

Si les trois tomes 7, 8 et 9 se sont donc étalés sur une plus longue période, entrecoupés par les récits réalistes (Histoire sans héros, Arlequin), les incursions au sein du Journal Spirou et les travaux publicitaires, ils représentent l’aboutissement graphique de Dany.

L’arrivée de la muraille dans "Le Canon de la bonne humeur"

Débarrassé des velléités graphiques qui sommeillaient en lui et qu’il a pu laisser s’exprimer avec Van Hamme, Dany trouve le style définitif de son personnage Olivier Rameau dans Le Miroir à trois faces, un album où le dessinateur campe une nature hostile emplie de détails tout en assurant une belle lisibilité, surtout dans les effets et les rebondissement écrits par Greg.

L’introduction de La Trompette du silence marque pour beaucoup le pinacle de la série. Nus comme Adam et Eve, Olivier et Colombe nagent dans les eaux cristallines de Rêverose. Ah, la douce époque où l’on pouvait présenter ce type de scène sans choquer la sacrée bienséance ! Une fois de plus, nos amis doivent sauver leur pays, et Dany réédite l’exploit de réaliser certaines séquences où s’expriment une dizaine de personnages. Si le ressort de l’intrigue n’est pas nouveau, on profite aussi d’une formidable pleine-page où les auteurs rendent hommage à quantité de héros du neuvième art : Superman, Spirou, Tarzan, un romain qui passe, la fusée de Tintin, Mr. Magellan, l’Espadon, Benoît Brisefer, Snoopy, Mandrake, Iznogoud, etc.

La paradisiaque introduction de "La Trompette du Silence"

Après ce florilège, les lecteurs ont pourtant dû attendre cinq années avant de revoir leur série au sein du Journal Tintin. Mais comme le vin qui se bonifie, le temps a permis aux auteurs de donner sans doute le meilleur d’eux-mêmes pour Le Canon de la bonne humeur. Greg livre un récit aussi dynamique que drôle : débutant dans le Vrai-monde-où-l’on-s’ennuie, le récit arrive bien entendu à Rêverose mais rien ne s’y déroule comme d’habitude. Le lecteur est ainsi emporté par une aventure trépidante où les rebondissements ne manquent pas, sans oublier le monstrueux canon qui relance l’attention du lecteur avant que le récit n’explose dans un feu d’artifice final. Quelle maestria !

La première planche "coup-de-poing" du Canon de la bonne humeur

Dany n’est pas en reste : sa première planche "coup-de-poing" démontre tout ce qu’il a pu acquérir en travaillant dans d’autres univers avant de revenir à Olivier Rameau. Ainsi n’a-t-il de cesse dans ce récit de jouer avec des effets plus réalistes pour donner de l’épaisseur et du contraste à son histoire : les machines infernales dans les entrailles du palais, la sortie de terre des murailles, cet horrible canon, sans oublier une Colombe volcanique dans tous les sens du terme.

Le Canon de la bonne humeur

Après un tel récit, il faut alors prendre le temps de revenir au dossier pour redescendre doucement avec les deux petites histoires inédites qu’il renferme. L’hommage à la Principauté d’Andorre marque la dernière planche de la série dans le Journal Tintin et l’on y retrouve toute l’habilité de Dany à conjuguer un thème géographique précis en bande dessinée, comme il a pu le faire pendant presque trente ans avec Les Aventuriers du Rail.

Certains lecteurs préféreront sans doute l’histoire en quatre pages : L’attaque du petit train aux œufs de Pâques. Dany livre un joli récit qui fait la part belle à l’imaginaire des enfants : trois jeunes en colos qui se prennent à rêver d’œufs en chocolat et de pauvre héroïne à sauver d’un train roulant à grande vitesse. Il n’en fallait pas plus pour que tout cela se concrétise dans un très beau récit, drôle, plein d’imagination, d’audace, d’hommage et de beaux sentiments, réalisé entièrement par Dany en 1987. De quoi donner envie de rapidement découvrir le dernier recueil de cette intégrale, qu’on annonce pour ce... 30 décembre ! Une date de parution taraboumizante !

L’attaque du petit train aux œufs de Pâques - Par Dany - 1987

Ça vous intéresse toujours ?!

La seconde intégrale de Dany qui se positionne audacieusement sur les étals des libraires est celle de Ça vous intéresse, plus connue populairement sous l’appellatif des Blagues Coquines. Les plus attentifs sauront que cette intégrale était déjà parue en 2019, mais suite au succès rencontré, les Éditions Kennes ont décidé de non seulement réimprimer ce gros recueil de cinq cents pages, mais surtout d’en réaliser une seconde mise en place auprès des officines, ce qui reste assez rare !

« Daniel Bultreys, directeur éditorial chez Kennes, a eu l’idée de rassembler les six tomes des « Ça vous intéresse » en un seul volume, nous a expliqué Dany. Dans un premier temps, je voyais un gros album cartonné, mais il m’a proposé un ouvrage souple un peu plus petit que la normale. Un format qui s’éloignait un peu de la bande dessinée, ce qui tombe bien car les blagues coquines ne sont pas une BD traditionnelle à cause de leur thème. J’avais d’ailleurs initialement réalisé une nouvelle couverture avec une jeune femme assez déshabillée, mais Daniel a préféré se focaliser sur son visage car il voulait que l’on puisse rester en devanture des Fnac et grandes surfaces, ce qui aurait été plus compliqué avec un dessin trop érotique. Daniel a vraiment réalisé un très beau travail d’éditeur, ce qui se concrétise auprès du public car beaucoup de lecteurs qui avaient déjà tous les albums séparés ont tout de même acheté cette intégrale, pour la beauté de l’objet. »

L’une des peintures rajoutées en bonus dans le cahier complémentaire
Après une première édition rapidement épuisée, une nouvelle est disponible pour les fêtes

Si ces cinq cents pages avaient bénéficié d’une reliure cartonnée en grand format, l’ouvrage aurait été trop lourd, ce qui l’aurait rendu difficilement manipulable. De plus, l’éditeur a opté pour un choix marketing intéressant car ce format et cette reliure laissent l’ouvrage au prix concurrentiel de 35 € TTC, un rapport qualité/prix qui devient un vrai atout.

« Cet aspect souple le rend atypique et intéressant, continue l’auteur. Puis il comprend du matériel additionnel : non seulement des croquis que j’avais conservés et qui permettent de comprendre le travail préparatoire, mais également des peintures que j’ai réalisées entretemps et dont j’avais exposé une partie plus récemment en galerie->art]. Je voulais offrir cette vision complémentaire sur mon travail, avec entre autres des aquarelles, mais aussi des peintures acryliques dont j’ai découvert les incroyables possibilités. Je n’avais utilisé cette technique qu’une seule fois auparavant, mais en l’employant sur une vingtaine de toiles sur un court laps de temps, je me suis rendu compte qu’on pouvait pousser l’hyper-réalisme jusque dans ses retranchements. J’ai même poussé l’expérience jusqu’à me rapprocher des rendus photographiques tout en restant dans le domaine de la peinture. Cela m’a permis de faire mes gammes, et la prochaine exposition permettra certainement de démontrer tout ce que j’ai maintenant appris. »

Outre ces suppléments qui apportent un vraie valeur ajoutée, le bénéfice de cette intégrale est de bien entendu de revenir sur cette page de la bande dessinée. Après des années 1980 et une approche très hard de la BD érotique, Dany est arrivé en 1990 avec une nouvelle vision, réinventant complètement le genre en alliant humour et beau dessin. Dany a livré ainsi un cocktail à son image, avec plaisir, investissement et décontraction.

« Même si l’on m’a parfois accusé de faire preuve de facilité en remettant à mon style des blagues que certains connaissaient, je l’ai toujours fait avec énormément de plaisir, de cœur et de passion. Puis je pense l’avoir bien réalisé sans jamais tricher avec les lecteurs, ni éluder une difficulté, qu’il faille dessiner une foule ou un décor complexe. Je revendique complètement ces albums, autant hier qu’aujourd’hui, malgré ses détracteurs, surtout le "politiquement correct" que représente pour moi la nouvelle censure d’aujourd’hui (aussi terrible que la précédente, malheureusement). Car le seul but de ces albums reste de faire rire. Les bimbos qu’on y voit sont autant des caricatures que les mecs eux-mêmes. Lorsque le lecteur passe le cap de la couverture un peu aguicheuse et sexy, il se rend compte, comme le public féminin me l’a très souvent signalé, que sur une centaine de gags, les hommes sont ridiculisés dans quatre-vingt d’entre eux. Et les femmes adorent cela ! »

Si le concept semble gagnant d’avance trente ans plus tard, rappelons que c’était loin d’être le cas à la fin des années 1980. Le lancement de cette bande dessinée humoristique et érotique par une maison d’édition pratiquement inconnue représentait un vrai défi. Plusieurs décennies avec le crowdfunding, Dany et son éditeur avaient alors été trouver différentes librairies, pour leur demander de s’associer à l’opération, en mettant directement leur nom sur la couverture !

« C’était un coup de poker, se rappelle Dany. Si les librairies qui avaient joué le jeu et qui avaient acheté ferme les deux cents albums qui leur étaient destinées, étaient restés avec ceux-ci sur les bras, nous ne leur aurions plus rien vendu pendant des dizaines d’années. Or, l’engouement a directement fonctionné : tout était vendu en une semaine et il a fallu réimprimer directement. Nous avons alors dépassé les cent mille exemplaires en français, sans compter les nombreuses traductions dont les versions allemandes et hollandaises qui ont pulvérisé tous les records ! Un succès sans doute parce qu’on traitait du sexe en rigolant, en mélangeant amour et humour. Bref, tout ce que j’aime et qui me ressemble. Ce qui fait que je reste fier de ces albums. »

Dany, en mode confinement.
Photo : Charles-Louis Detournay.

Outre la thématique, l’autre coup de génie de Dany était aussi d’oser passer du gag à des illustrations pleine-pages où le trait et le décor étaient plus soignés. Un travail qui louvoyait de l’humoristique à un rendu plus réaliste dans ces illustrations. Le secret ? Peut-être des séances de travail avec modèles pour maintenir son style tout en soignant l’authenticité des œuvres réalisées.

« Je n’aime pas vraiment travailler d’après photo, et je trouve toujours plus intéressant de pouvoir profiter du personnage en chair et en os. Et comme je ne dispose pas toujours de modèle, mon épouse prend très bien la pose. Il s’agit souvent de dessiner le geste juste. Franquin me disait : « Lorsqu’une personne allume une cigarette[NDA : on fumait beaucoup à l’époque.], il ne faut pas dessiner les mains comme tu le fais d’habitude. Il y a une manière de tenir la cigarette et le briquet qui est très typique. Essaye de le choper, même dans ton style humoristique. » Dans certains cas, bénéficier de l’appui réaliste d’un modèle est donc vraiment intéressant pour rester réaliste. J’ai réalisé beaucoup de séances photos avec des modèles amateurs, surtout des amies de mon épouse et moi. On a d’ailleurs réalisé un shooting avec moi, pour montrer ma façon de travailler, mais cette séance était surtout destinée à amuser principalement. »

Avec ces intégrales d’Olivier Rameau et des Blagues Coquines, Kennes montre qu’il souhaite vraiment s’investir sur le long terme avec Dany. Et l’auteur le lui rend bien car il devrait signer chez eux le futur tome d’Olivier Rameau !

« J’aime travailler avec l’équipe de Kennes Editions, car ils portent intérêt à notre travail, et c’est important pour un auteur. J’avais d’ailleurs l’habitude de travailler avec de plus petites structures, comme c’était le cas avec P&T Productions. Et je ne l’ai jamais regretté, car notre succès avait dépassé nos attentes en son temps. Au Pays-Bas par exemple, dans l’aéroport, il n’y avait que deux piles d’albums dans la librairie : Astérix et nous. Rajoutons pourtant que je trouve le même contact dans de plus grandes maisons, comme Dupuis par exemple. »

Une monographie emplie d’hommages

Enfin, pour les lecteurs chez qui ces dossiers et intégrales auront suscité un intérêt croissant (et légitime) pour la carrière protéiforme de Dany, ils pourront étancher leur soif de connaissances via une monographie parue un peu plus tôt cette année, réalisée par notre confère Philippe Tomblaine et intitulée : Dany - Du Rêve au 9e art.

Que peut-on y retrouver ? Principalement, une biographie chronologique très détaillée qui retrace tout le parcours de l’auteur. Si la maquette manque une fois de plus d’un peu de fantaisie et d’accroche, le contenu didactique rattrape ce bémol, avec un propos précis et évocateur, doublé d’un grand nombre de détails. Malgré un format réduit, la pagination est importante (264 pages), et le texte est suffisamment dense pour qu’on ne soit pas déçu.

Philippe Tomblaine a donc réalisé un passionnant travail en rassemblant beaucoup de documents et en contactant également quantité d’auteurs, qui ont non seulement donné leur propre point de vue sur le travail de Dany, livré des anecdotes mais ont également contribué à l’ouvrage via un dessin en hommage à l’auteur.

Dany intervient également régulièrement, par le biais des différentes interviews qu’il a données tout au long de sa carrière, ce qui permet de laisser l’auteur lui-même se positionner par rapport à sa carrière. Le sérieux de cette monographie n’efface pas une petite déception, Philippe Tomblaine snobant parfois selon son bon vouloir, le nom des journalistes qui ont effectué les interviews dont il a extrait ses citations. Un bémol que la plupart des lecteurs ne remarqueront pas et qui n’enlève donc rien au travail méticuleux dont il a fait preuve pour cette monographie.

Au final, on attendra donc ce 30 décembre pour lever virtuellement notre verre à Dany : lui qui continue de faire courir le bruit qu’il n’est pas le plus rapide (ni le plus sérieux) des dessinateurs n’aura jamais autant sorti autant d’ouvrages qu’en 2020 !

Propos recueillis par Charles-Louis Detournay.

(par Charles-Louis Detournay)

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1 Message :
  • Très bel article !
    Quel grand auteur que notre Dany !
    Lors du premier confinement j’ai été pris d’un gros coup de nostalgie, j’ai relu un certain nombre de classiques dans un état de rêverie et de régression. Je finissais mes Bernard Prince, et j’embrayais sur ceux de Dany... Et là j’ai replongé dans son œuvre des années 70 et 80. Histoire sans héros, Olivier Rameau, Arlequin !...
    Avec le recul, j’ai été stupéfait de tout ce qu’il avait accompli ! Ce qui contredit sa légende de "dilettante"entretenue avec un certain panache.
    Les histoires sont très bonnes et le dessin est hyper solide. L’encrage de Dany est magnifique : Il est charnu, élégant, ferme et sensuel.
    Une recette unique en son genre qui donne à l’œil de très agréables sensations. Un coup de patte qui n’appartient qu’à lui !
    Les personnages comme les décors ont une présence qui est enveloppante et permettent une immersion envoûtante dans le récit. Il recrée un monde sous nos yeux éblouis avec une générosité confondante.
    Ce fut un de mes plus grands plaisirs de lecture de l’année.
    Merci Monsieur Dany !

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