Iron Hammer against the Witch T1 - Par Shinya Murata & Daisuke Hiyama - Delcourt/Tonkam

13 décembre 2018 0 commentaire
  • Cette série courte en trois tomes du scénariste de « Jackals » et de « Arachnid » nous invite à retourner au temps de l’Inquisition. Mais ici l’Église utilise des sorcières pour combattre d’autres sorcières ! Un « Dark Shônen » efficace, oscillant entre un univers sombre et des héroïnes très « manga ».

Dans une Europe au nom de pays et de villes modifiés, mais parfaitement reconnaissables, ce manga, publié au Japon entre 2014 et 2015, nous entraîne à l’époque de la chasse aux sorcières, mais pas celle que nous connaissons par les livres d’Histoire. En effet dès le premier chapitre nous apprenons que l’Église a été manipulée par un démon afin de créer de véritables sorcières !

Pour cela rien de plus simple : torturer à mort de jeunes filles innocentes afin que leur haine les fasse revenir d’entre les morts en tant qu’ennemies de l’église dotées de pouvoirs surnaturels ! Face à des ennemis si puissants le Vatican décide, sous l’impulsion de sa nouvelle Papesse, de recruter certaines de ces Sorcières afin qu’elles combattent leurs semblables, mais surtout pour faire tomber le démon à l’origine de leur malheur.

Iron Hammer against the Witch T1 - Par Shinya Murata & Daisuke Hiyama - Delcourt/Tonkam
© 2014 Daisuke Hiyama / SQUARE ENIX

Le lecteur d’Arachnid reconnaîtra le style de son scénariste, Shinya Murata : un univers sombre et violent dans lequel ses héroïnes sont piégées, un casting presque exclusivement féminin et une dimension pouvoir et combat à base de « totem » typique du shônen manga.

Ces « totems » dans l’œuvre qui nous intéresse aujourd’hui sont les instruments de torture par lesquels ces jeunes filles ont fini par perdre la vie. Chacune possède ainsi un pouvoir lié à un instrument particulier comme la Vierge de Fer ou la Poire d’Angoisse. Et évidemment notre héroïne principale en maîtrise plusieurs.

L’étalage de ces terribles outils et des tortures subies par les personnages justifient en partie que ce premier tome soit sous plastique. Cependant dans les faits, ces éléments sont davantage expliqués que montrés, et les dites scènes de torture se résument à une simple illustration sous un angle peu « voyeur ».

© 2014 Daisuke Hiyama / SQUARE ENIX

À côté de cela, comme dans Arachnid nous avons des héroïnes aux tenues et aux personnalités très « Pop Culture Japonaise », avec une bonne dose d’humour et de légèreté, ayant pour fonction de contrebalancer le propos « sombre ».

Le dessin de Daisuke Hiyama apparaît relativement joli et efficace dans le genre. Nous sommes cependant loin de la virtuosité des scènes d’action d’Arachnid mais il s’agit d’un premier tome d’entrée en matière (d’une série courte néanmoins).

Dans tous les cas il s’agit d’un travail « propre » d’un auteur qui connaît son affaire dans le style particulier du « Dark Shônen » qui fait le grand écart entre la noirceur du récit adulte et une caractérisation de personnages et de scènes d’action adolescente. Une lecture plaisante.

© 2014 Daisuke Hiyama / SQUARE ENIX

(par Guillaume Boutet)

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Iron Hammer against the Witch T1. Par Shinya Murata (scénario) et Daisuke Hiyama (dessin). Traduction Benjamin Moro. Delcourt/Tonkam, collection "Seinen". Sortie le 7 novembre 2018. 192 pages. 7,99 euros.

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