James Bond, les origines : Silverfin - Par Charlie Higson & Kev Walker

11 octobre 2009 0 commentaire
  • Comment était James Bond à 13 ans ? Loin des clichés machos, il est prudent, mais apprend la témérité face à de rebondissantes premières aventures. Pourtant, on est parfois trop loin de l'espion comme on le connaît. Un album en demi-teinte, avec d'excellents premiers deux-tiers, et une fin plutôt morne.

Après que ses deux parents soient morts dans un accident de haute-montagne, James Bond doit intégrer à 13 ans le prestigieux collège d’Eaton. Mais ses condisciples se montrent particulièrement rétifs face à ce nouveau venu, en particulier le jeune Hellebore, dont l’ombre de son mécène de père semble planer sur toute l’école.

Enfin en vacances, James rejoint son oncle et sa tante en Écosse. Mais près du Loch Silverfin, l’ambiance est pesante : un jeune pêcheur du village a disparu. De lourds soupçons pèse sur le Lord qui a investi le château au bord du loch pour se livrer à des manipulations génétiques plus que douteuses. Étrangement, il s’agit du même Lord Hellebore que celui dont James a battu le fils au collège. Mais le hasard fait souvent mal les choses …

James Bond, les origines : Silverfin - Par Charlie Higson & Kev Walker

La société Publications Ian Flemming [1] a demandé au romancier Charlie Higson d’écrire une série de cinq romans mettant en scène la jeunesse du célèbre espion. Young Bond est rapidement devenu une série littéraire à succès.

Fort de cette réussite, Silverin, le premier de ces cinq romans a été adapté graphiquement. Malheureusement, il n’est pas évident de partager cet engouement d’Outre-Manche. Si c’est effectivement le plus fantastique de cette série de préquels, mais ce n’est pas pour autant que l’on retrouve les caractéristiques du personnage de Ian Fleming, ou que l’on puisse faire des liens vers l’avenir de 007. Bien sûr, on profite du climat tendu du collège, du profil scientifique du "méchant", de ses talents de boxeur et de l’explication du caractère implacable de Bond, mais ce récit aurait pu coller à bien d’autres héros, et c’est bien ce qui rend cette introduction au célèbre espion sans saveur.

Au final, il en reste un récit intéressant dans sa majeure partie, mais qui se traîne inévitablement vers son terme, principalement à cause d’une option pour le fantastique de plus en plus débordante. Le graphisme de Kev Walker n’en demeure pas moins efficace et il serait intéressant que cette adaptation se poursuive, car les quatre autres récits semblent dotés d’une intrigue plus prometteuse. À cette heure, le second roman graphique ne semble pas encore sur les rails. À suivre...

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Commander ce livre chez Amazon ou à la FNAC

[1Du nom de l’auteur des premiers romans et du créateur de James Bond.

  Un commentaire ?