James Boon T1 : Les yeux de W- Par Gabella et Audibert- Editions Bamboo

23 mai 2007 0 commentaire
  • Chaque époque a son héros. Avec James Boon 07, Gabella et Audibert publient un savant mélange de références littéraires ou cinématographiques. Premier d'une lignée de héros anglais, ce nouvel agent secret atypique fait vivre des rocambolesques aventures maritimes dans l'Angleterre des Lumières.

Avec cette nouvelle série, Bamboo propose une histoire où se mêlent aventure, humour et piraterie. Les auteurs ne sont pas des inconnus puisque Anthony Audibert a déjà participé à la collection des albums collectifs comme le Verlaine ou le Brassens de chez Petit à petit. Son premier album, Les mesures du temps, avait d’ailleurs déjà été scénarisé par Mathieu Gabella, à qui l’on doit déjà aux éditions Delcourt Idole et la Licorne.

Dans ce premier tome, nous faisons connaissance avec James Boon, jeune pensionnaire d’une école d’agents secrets perdue en pleine mer : Santa Jill. La mission de cet agent spécial au surnom fort connoté (07 !) consiste à déjouer le plan machiavélique de pirates d’un nouveau genre. En détruisant son réseau de surveillance (nommé Échelon !) ainsi que sa flotte, de mystérieux agresseurs menacent gravement le royaume d’Angleterre, qui court le risque de se retrouver isolé et privé de toute information et de moyen d’action face aux attaques navales de ses ennemis. Boon 07 et la belle Clarice (N°08) membres de ce nouveau corps d’élite vont devoir utiliser tous les moyens pour sauver la couronne. Ils font donc figure de précurseurs d’une célèbre lignée d’agents secrets britanniques ! À partir de cette rencontre improbable entre « Pirates des Caraïbes » et « James Bond », les auteurs nous entraînent dans une aventure délirante où se mélangent allusions à l’actualité, satire, parodies et anachronismes.

Aussi sympathique soit-elle, cette tentative a du mal à convaincre : l’excès de verbiage et le découpage trop rapide installent davantage la confusion que le dynamisme. Servi par un graphisme agréable, des couleurs percutantes et une mise en page efficace, le récit souffre d’un recours un peu systématique à des clichés faciles et souvent trop décalés.
Cette histoire, qui n’est pas sans rappeler la série Ratafia qui utilise des procédés comparables. On lui souhaite une suite plus lisible et plus construite grâce au recours à un récit mieux construit.

(par Patrice Gentilhomme)

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