Jan Karski, l’homme qui a découvert l’holocauste - Par Marco Rizzo & Lelio Bonaccorso - Steinkis

1er décembre 2014 3 commentaires
  • "Je sais que beaucoup de gens ne me croiront pas, ils penseront que j'exagère ou que j'invente. Et pourtant, je jure que j'ai vu ce que je décris. Je n'ai pas d'autres preuves, pas de photographies, mais tout ce que je dis est vrai." Jan Kozielewski en 1943.

Jan est mobilisé dans l’armée lors de l’invasion de la Pologne en 1939. Extirpé du goulag lors d’un échange de prisonniers, il va s’évader et rejoindre la résistance en tant qu’agent de liaison. Torturé par la Gestapo puis libéré par les résistants, il s’implique dans l’Armia Krajowa. En 1942, une délicate mission lui est confiée : s’introduire dans le Ghetto de Varsovie, en journaliste de l’horreur. Puis, plus risqué encore, en uniforme dans un Durschangslager (centre de tri de prisonniers). Il témoigne ensuite de ce qu’il a vu au président des États-Unis.

Le scénariste Marco Rizzo est journaliste et a publié plusieurs ouvrages sur la mafia, dont La Mafia expliquée aux enfants  : L’Invasione degli scarafaggi (L’Invasion des cafards).

Lelio Bonaccorso publie régulièrement des illustrations dans la presse quotidienne sicilienne, on lui doit plusieurs collaborations avec DC Comics et Marvel. Son premier ouvrage en commun avec son ami Marco était Mafia Tabloïds. Sa 1ère réalisation pour la France fut 419, African Mafia, aux éditions Ankama.

Un trait fin, un style vivace qui relate graphiquement au fil des pages l’horreur de la barbarie nazie et la solidarité d’un peuple face à l’insupportable. Les images qui s’apparentent au style comics sont si explicites qu’il serait possible de comprendre le récit sans sa traduction de l’italien vers le français.

Ce récit cadencé, qui suit de près la réalité historique même s’il a fallu abréger une partie du voyage et remplacer plusieurs partisans par un seul visage pour gagner en fluidité, reste fidèle au témoignage du résistant.

Le récit de la guerre, le débarquement, les campagnes militaires, la zone grise de la Libération... sont des sujets qui ont déjà été traités maintes fois ces derniers temps (notamment par l’excellente série TV Un Village français), mais cet album constitue un témoignage unique et poignant, à découvrir absolument.

Jan Karski, l'homme qui a découvert l'holocauste - Par Marco Rizzo & Lelio Bonaccorso - Steinkis
Jan Karski, l’homme qui a découvert l’holocauste - Par Marco Rizzo & Lelio Bonaccorso
@Lelio Bonaccorso/Steinkis

(par Roland MASSART)

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Jan Karski, l’homme qui a découvert l’holocauste. Par Marco Rizzo & Lelio Bonaccorso. Traducteur : Marie Giudiceli. Editions Steinkis.

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3 Messages :
  • "Je sais que beaucoup de gens ne me croiront pas, ils penseront que j’exagère ou que j’invente. Et pourtant, je jure que j’ai vu ce que je décris. Je n’ai pas d’autres preuves, pas de photographies, mais tout ce que je dis est vrai." Jan Kozielewski en 1943.
    . "Il témoigne ensuite de ce qu’il a vu au président des États-Unis."
    ."L’insupportable", c’est à-dire ?"

    Vous ne dites toujours pas ce qu’il a vu.Pouvez-vous être plus explicite ? Ce n’est pourtant pas un secret de polichinelle ?
    J’ai lu la bd , peut-être pas vos lecteurs...

    Jan Karski apparaît dans le film SHOA de Lanzman.

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 2 décembre 2014 à  23:29 :

      « Holocauste » dans le titre, une couverture représentant des camps... Ce n’est pas assez explicite pou vous ?

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  • On va encore dire que je suis une" troll"(n’importe quoi) alors que je ne fais que remarquer que pas une seule fois le mot JUIF n’apparaît dans cet article. Or, il ne s’agit que de ça. de la destruction des Juifs d’Europe dénoncéé par Jan Karski. pas une seule fois. C’est fort de café,il me semble.Pas vous ?
    La bd est honorable. On sent que cela a été fait par des italiens, sincères.Bons dessinateurs.

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