Japan Expo n° 6 : un festival réussi et Feng Shui...

8 juillet 2004 0 commentaire
  • Le 2, 3 & 4 Juillet 2004, s’est tenu au CNIT de Paris La Défense, la 6ème édition de Japan Expo le festival des loisirs japonais. Retour sur un salon qui veut se démarquer des autres conventions du manga sans pour autant renier ses origines...

Le moins que l’on puisse dire à posteriori concernant ce 6ème impact de Japan expo (dans le titre), c’est qu’au niveau des chiffres, le salon a tenu toutes ses promesses. Pour 40000 entrées attendues, plus de 38000 visiteurs (pour 29000 l’année dernière) de l’aficionado de la première heure au simple curieux, ont poussé les portes du CNIT, une très grande partie se ruant vers les guichets provoquant ainsi une quasi rupture de stock des billets à la vente sur place. Une foule immense donc, qui n’a pu se satisfaire des 15000m² du CNIT alloués à Japan expo (soit 3000 de plus que l’an dernier), une foule qui a du prendre son mal en patience durant les 1 à 3h de files d’attente qui faisaient plusieurs fois le tour de l’arche de la défense, et enfin une foule qui, le week end, n’était pas autorisée à sortir provisoirement du salon. On pourrait penser que dans ces conditions de visite assez inconfortables au demeurant, le public aurait été enclin à une mauvaise humeur et à un mécontentement bien à la française, mais il n’en fut rien.

L’une des raisons de cette surprenante tolérance collective virant même à l’enthousiasme de groupe, réside sûrement dans le travail des 250 bénévoles, fidèles d’une édition à l’autre et donc plus rompus chaque année à cet exercice d’organisation : logistique de l’événement, accueil du public, relations presse, interprétariat pour les auteurs asiatiques, travail de surveillance en symbiose avec le personnel de sécurité du CNIT... la motivation et la passion de tous ces joyeux animateurs en tee shirt gris étaient réellement communicatives.
Enfin et à l’instar des précédentes sessions de Japan Expo, il se dégageait de ce festival une atmosphère bon enfant, avec une volonté réelle de se détacher d’une image pesante uniquement liée aux manga et à l’animation japonaise, et ce dans l’optique de s’orienter toujours plus vers un patchwork d’échantillons de culture ludique japonaise. Ainsi, hors des achats de livres et autres dvds, on pouvait comme à l’accoutumée aussi bien apprendre à jouer au Go, exprimer sa sensibilité au Feng Shui dans l’art floral ou Ikebana, se relaxer sous les doigts de masseurs shiatsu, ou encore admirer les tours de magie d’artistes de rue traditionnels.

Ce Japan Expo était finalement l’une de ces rares occasions en France de croiser simultanément dans la même allée, des collectionneurs de goodies (produits dérivés) acharnés, des cosplayers (fans déguisés en leur personnage favori) au costume fruit de longs mois de travail, des fous du joystick, des couples et des familles en promenade dominicale, tous réunis en ce même lieu pour partager et satisfaire chacun à sa manière une passion ou une curiosité commune. Et surtout, émanant du salon dans son ensemble et de son public, il fleurait bon un parfum de franche convivialité, sentiment que la plupart des festivals dédiés aux médias ludiques ne peuvent se targuer de susciter...

TRUONG Anh Hoà

(par Anh Hoà Truong)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

  Un commentaire ?