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Jean-Loup - Par Benoît Frébourg - Delcourt Jeunesse

  • Un petit garçon de dix ans passe ses premières vacances en Normandie, mais attention au loup qui guette ! Dans un style jeté "à la Sfar", Frébourg signe un second album plein de fraîcheur et de poésie. Un auteur à suivre.

L’été commençait si bien pour Jean- Loup... jusqu’à ce que ses parents décident de l’envoyer en vacances, et pas en colonie... Pire Chez papi et mamie Toussaint en Normandie, là où il pleut tout le temps...

Il traîne des pieds jusqu’à son arrivée où il découvre une étrange maison, des grands-parents tout aussi curieux et la charmante Rosanne... Finalement, les vacances ne s’annoncent pas si mal que ça.

Jean-Loup - Par Benoît Frébourg - Delcourt Jeunesse

Nous avions déjà remarqué le précédent album complet de Benoît Frébourg, le sombre mais poétique Testament du Docteur Weiss. Loin du dessin torturé de cet opus, le dessinateur qui signe seul ce nouvel album terriblement envoûtant, s’affranchit des codes pour lâcher un trait, l’égayant de couleurs. Son héros au nez pointu, et ce style proche du carnet lorgnent vers du Sfar coloré, mais qu’importe le degré d’influence si le plaisir est au rendez-vous.

Véritable ode à l’enfance et l’imaginaire, Jean-Loup se croque comme un beau fruit cueilli à même l’arbre, au milieu d’un pré parcouru par un vent d’été. Dès les premières pages, on ne peut s’empêcher de sourire et de comprendre cet enfant quelques peu sauvageon et qui rechigne à visiter des grands-parents éloignés.

C’est l’âge des premiers émois, des aventures sans frontières, sous la frondaison des arbres. L’âge où tout est permis, car les interdits sont là pour être franchis. Tout cela se retrouve harmonieusement réparti dans le livre de Benoît Frébourg, avec une intrigue gentiment saupoudrée d’humour, apportant sa cohérence à l’ensemble.

Malgré une fin en tire-bouchon, cet album jeunesse réjouira petits et grands, car il rappelle que le monde des adultes a toujours et d’abord été vu par les yeux d’un enfant de dix ans.

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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5 Messages :
  • je suis jury d’un festival de BD et effectivement, je suis resté sur ma faim en ce qui concerne la fin ! Quel symbole derrière cette transmission du grand-père au petit-fils ? Le reste est sans bavure, très bon et inventif !

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  • Encore une album "Dans un style jeté "à la Sfar"" comme vous le dites si bien. J’espère pour lui qu’il touche des droits dérivés sur tous les albums de ces imitateurs !!

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    • Répondu le 6 mai 2011 à  14:49 :

      Plus un style à jeter que jeté.

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    • Répondu par Guerlain le 6 mai 2011 à  14:57 :

      Il est amusant de constater que beaucoup s’émeuvent des "clones" de Sfar, Blain et consorts comme s’il s’agissait d’un phénomène nouveau et scandaleux. Mais se seraient-ils émue en d’autres temps pour les clones de Jijé, Giraud et pas mal d’autres, qui ont tout autant calqué leur trait sur ceux de ces anciens maîtres... Autres temps, même effets.
      La bande dessinée se caractérise, comme toute forme d’expression par un savant mélange de quelques meneurs et d’une foule de suiveurs Le phénomène est avant tout imputable aux éditeurs (et au rédacteurs en chef à l’époque des grands hebdomadaires, trop désireux de fidéliser le lectorat en maintenant une uniformisation graphique, parfois pompeusement qualifiée d’école) qui acceptent et encouragent cet état de fait.
      En noyant le lecteur sous X clones de polar conspirationniste réaliste mâtiné d’influence comic/manga où de récit truculent et poétique au trait relaché, il retarde l’inévitable moment où ce dernier sera envie de tenter d’aller voir ailleurs... et tant pis pour la qualité générale qui est immanquablement tiré vers le bas par cette multiplication des titres similaires... et tant pis pour les auteurs qui, inspiré ou nous par d’autres, méritent qu’on prenne le temps de les découvrir, noyés qu’ils sont eux-mêmes dans une masse ou pas une tête n’a le temps de dépasser.

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      • Répondu par Naanelle le 5 février 2016 à  19:39 :

        Pour mon humble part de simple lectrice, je ne trouve pas que le style de benoit Frébourg soit calqué sur celui de Sfar... je n’ai jamais aimé le style de ce dernier alors que je trouve les 2 albums de Frébours de grande qualité. C’est avec beaucoup de regret que j’ai appris qu’il n’y aurait pas de suite aux carnets du Dc Weiss. Et pourtant je n’aime pas les suites !!!

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