John Byrne revient dessiner les X-Men !

31 mai 2020 7 commentaires
  • C'est un des trésors cachés du Net, une sorte de rêve éveillé pour beaucoup de fans, une forme d'apothéose propre à récompenser la patience accumulée sur plusieurs décennies. Imaginez un André Franquin qui serait revenu dessiner "Spirou", plein d'enthousiasme… Jacobs qui aurait laissé un épisode de "Blake et Mortimer" totalement inédit… Hergé qui aurait achevé "Tintin et l'Alph-Art"... On peut dire que c'est quelque chose d'équivalent ! Alors, oui : John Byrnhttps://www.actuabd.com/ecrire/?exec=article_edit&id_article=25978#e revient sur les X-men !

Pour quelques inconditionnels, un sacré paquet tout de même, “les X-men c’est John Byrne” ! Avant tout, et surtout. Exclusivement ?

Bien sûr, il y a eu quelques dessinateurs qui se sont illustrés sur les personnages, des très bons. Bien sûr, le parcours de Byrne sur la série date du passage des années 1970 aux années 1980, il y a une éternité, OK boomer. Évidemment, avec tout ce temps écoulé, la série actuelle ne ressemble plus vraiment à celle de ces années-là, du tout. Mais certains de ces épisodes sont restés dans l’Histoire des comics, et alimentent toujours la mythologie de l’éditeur Marvel Comics, que ce soit en livres, en jeux vidéo, en séries TV ou au cinéma. Alors...

Voilà qui correspond à la définition d’un passage marquant.

John Byrne revient dessiner les X-Men !
Entre John Byrne, les X-Men et les Sentinelles, ces robots géants chasseurs de mutants, c’est une longue histoire.
© Marvel Comics.

Disons-le : Byrne, c’est quelqu’un. Un ego, une star de la BD américaine, mieux une légende, à une époque le numéro 1, avec une horde de fans prêts à le suivre partout, ce qui fait qu’il a vendu des millions de comics. Une diva ?

Mais plus que tout c’est un professionnel d’une grande intransigeance, d’abord avec lui-même, un pur dessinateur de super-héros, pas forcément pertinent sur d’autres genres. Super-héros qu’il aime et connaît en long et en large, champion pour les mettre en scène, fanatique de la version des personnages donnée par les créateurs d’origine. Une autre raison pour lui de vociférer à tort et à travers.

John Byrne, c’est surtout quelqu’un de très déterminé et, extrêmement généreux, vraiment.

Byrne a brillé dans la représentation de tous les héros de Marvel Comics. On a même considéré qu’il en avait donné la meilleure version graphique.
© Marvel Comics.

Donc Byrne revient sur les X-Men, après bien des frustrations, comme on va le voir. Comment une telle chose est-elle possible ? Cette histoire commence presque par inadvertance.

Le sémillant septuagénaire qui, depuis quelques années, a perdu le goût de faire de la BD, et a fini par arrêter, ne prend plus le crayon que pour réaliser de très lucratives commissions. Ces commandes de fans qui désirent une image spécifique avec divers héros et une certaine mise en scène. Négociées dans le cas de Byrne via un agent pour des sommes très rondelettes... Byrne est une star, et ça se paie.

John Byrne et Jim Warden son agent, tout sourire, une commission entre les mains.
Photo DR. John Byrne.

Mais au bout d’un certain temps, lassitude encore ?, même le flux des commissions se tarit, le dessinateur semble ne plus donner de nouvelles, ou de manière sporadique, par le biais du forum de son site officiel, seul vecteur de communication que ce grincheux aux sorties verbales souvent mal comprises reconnaît comme légitime. Donc voilà que soudain quelques fans, dûment inscrits sur son forum, au détour d’une conversation anodine, devisent sur un possible retour du maestro chez Marvel Comics. Éditeur que Byrne a quitté avec pertes et fracas dans les années 2000, suite à l’annulation pour cause de restructuration éditoriale de sa série X-men:Hidden Years. Des histoires qui s’intercalent entre le dernier numéro de la série originale X-Men, le 66, de mars 1970, et sa relance en mai 1975, avec de nouveaux personnages.

C’est lors de cette relance que Byrne va faire des étincelles, avant de quitter la série, sur un coup de tête et hors de lui, exaspéré par ses relations avec son scénariste, le tout aussi légendaire Chris Claremont qui racontait avec son texte une autre histoire que celle dessinée par Byrne. Histoire pourtant, à la base, conçue en commun.

« Je me suis certainement fatigué de coécrire une chose, puis d’avoir Chris qui écrit autre chose. Cela va plutôt à l’encontre de la notion de "collaboration, s’indigne-t-il tout d’abord, avant de préciser : J’ai commencé à développer ce que j’appelle mes moments " Argh " - qui sont : " Jusqu’à quel point puis-je feuilleter un épisode publié, avant de voir "quelque chose qui me fait crier " Argh ! " ? »

Il y a eu ce numéro [X-Men # 140] où Colossus tire un tronc d’arbre du sol, et j’ai crié "Argh !" en raison de la façon dont Chris l’a écrit. J’ai dit : « D’accord, cela me dit évidemment qu’il est temps de partir. » Il part peu après, en 1981, dessiner les Fantastic Four, avec un immense succès, considéré comme un deuxième âge d’or pour les personnages.

L’ultime moment “Argh !” de Byrne, il quitte furibard les "X-Men" au numéro 143, puisque par conviction la responsable éditoriale, proche de Claremont, donne l’ascendant aux scénaristes. Il laisse les fans inconsolables, après deux arcs narratifs légendaires enchaînés en quasi simultanés. Des fans qui rêvent d’un retour.
© Marvel Comics.

Mais, après des passages chez l’éditeur concurrent DC Comics et dans l’édition indépendante dans les années 1980 et 1990, Byrne est encore une fois revenu chez Marvel. Cette fois pour combler les vides supposés de l’histoire des X-Men, laissés juste avant la fameuse relance de la série en 1975, qui relancera à son tour toute l’industrie des comics.

Cette série c’est X-Men Hidden Years évoquée plus haut, le dessinateur y retrouve un certain souffle. Elle va connaître une issue fatale, avec un Byrne qui part encore une fois furibard, et très virulent envers l’éditeur-en-chef, Joe Quesada, dont il insulte la mère. Voilà Byrne grillé chez Marvel pour longtemps, d’ailleurs il jure de son côté qu’il ne travaillera plus pour Marvel, jamais. Le temps passe...

X-Men : Hidden Years, 22 numéros ( Byrne, seul aux manettes, était parti pour 100) publiés entre 1999 et 2001. Avant le gros couac qui va attiser les rancoeurs, suite à un autre moment “Argh !” de l’atrabilaire dessinateur. Décidément.
© Marvel Comics.

En 2009, Chris Claremont, le meilleur ennemi de Byrne, a proposé une suite à sa série X-men de 1991. Celle planifiée avant son départ forcé de la série, après 17 années à faire vivre les personnages et les amener au sommet des ventes. Un départ qui fait suite aux affrontements avec l’éditeur-en-chef Bob Harras, qui préfère alors donner l’ascendant au dessinateur-star Jim Lee. Un retour de bâton pour Claremont. Une suite, qui se déroule cette fois dans un univers alternatif, titrée : X-Men Forever. Cette initiative du scénariste a fait long feu, mais elle est restée dans un coin de la tête de Byrne, un poil revanchard.

Alors donc, mi-juin 2018, des fans suggèrent à Byrne sur son forum (avec des pincettes, il est susceptible...) qu’un retour de sa part sur les X-men serait pour tous assez plaisant. Grand prince, et ce jour-là certainement de bonne humeur, autant que pour le simple plaisir, Byrne s’exécute, il fait un dessin : « Ce fil [de discussion] sur un retour à Marvel a créé une démangeaison que je devais gratter. Je me suis demandé si je pouvais encore dessiner pour l’encrage de quelqu’un d’autre. Voilà le résultat. » dira l’intéressé à ce moment .

Byrne s’exécute. Mais son cerveau bouillonne, il se prend au jeu, la démangeaison s’intensifie… Il dessine trois pages de plus, du séquentiel, une simple succession de scènes, comme ça !
© Marvel Comics.

« J’ai certainement trouvé que le goût du dessin pour faire de la bande dessinée, n’était pas entièrement mort en moi » répondra-t-il à un fan qui l’interroge sur ses sensations. Il se rappelle aussi, plus caustique : « Tu te souviens quand Chris faisait X-Men Forever, reprenant là ou il a quitté le livre ? Immédiatement, certaines personnes ont commencé à spéculer sur moi en train de faire la même chose : X-Men Evermore, qui reprend au point de propre mon départ...  » (au numéro 143, en 1981).

Il enchaîne cette fois, presque gourmand, démangeaison quand tu nous tiens : « Mais tout à l’heure, j’ai pensé à quelque chose qui serait encore plus amusant. Pour référence, appelons-le "X-Men Elsewhen", reprenant à partir d’ X-Men 136, mais procédant comme si Jim Shoote [l’éditeur-en-chef de Marvel à ce moment, autre tête de turc de Byrne] n’avait pas posé ses gros sabots king-size dans les histoires ! Donc Jean, oui Jean, ne meurt pas, Scott ne part pas, tout un tas d’autres choses arrivent et n’arrivent pas (eh non, ce n’est pas scripté par Chris !). Ça n’arrivera jamais, mais c’est amusant d’y penser... »

Mais la machine s’emballe, à son corps défendant, on est auteur ou on ne l’est pas. Alors, ce vétéran des comics de Byrne constate, faussement agacé : « Malgré mes meilleurs efforts pour garder ces scènes aléatoires, mon cerveau fiévreux ne peut s’empêcher de construire une histoire globale. » Nous dirons tant mieux. Les réactions des fans sont enfiévrées, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre, l’énergie est palpable. Une énergie qui se transmet à Byrne...

Une des pages réalisées par Byrne pour gratter encore sa démangeaison, mais ça le chatouille encore plus...
© John Byrne
Trop tard, maintenant il met du texte parce que c’est ” Plus amusant ". "QUELQU’UN DOIT M’ARRÊTER !!!!!” ironise Byrne qui se méfie de lui-même, et de ses gratouillages cutanés intempestifs.
© John Byrne

La machine est lancée, John Byrne dessine un épisode entier, puis un autre, le déroulement complet de l’affaire est à lire ICI, sur le site officiel de l’auteur, 291 pages, ça mériterait une autre période de confinement. Une mine pour qui souhaite comprendre les rouages du monde des comics, autant qu’un cours magistral sur l’art de la BD. Byrne est un maître, bien plus narrateur que dessinateur, même si...

Oui mais voilà, le chambard fait sur le Net par toute cette histoire finit par attirer le regard de l’éditorial, chez Marvel Comics. Partout l’annonce d’une possible publication de cette série par l’éditeur, potentiellement très lucrative, se répand... Byrne et CB. Cebulski, le tout nouvel éditeur-en-chef de Marvel, se rencontrent. L’idée fait son chemin, le dessinateur, débordant d’enthousiasme, se met au travail d’arrache-pied, fort d’une jeunesse semble-t-il retrouvée. Il livre un de ses meilleurs travaux, les X-Men seraient-ils ses personnages de prédilection ?

C.B. Cebulski, le nouvel éditeur-en-chef de Marvel, serre la main de John Byrne, parution de la nouvelle série X-Men en vue ?
Photo DR.

Las, le temps passe, des mois, Byrne reste sans nouvelle de Marvel. Il s’irrite, légitimement, encore un moment "Argh !". Enfin, accablé par la frustration, il décide de couper les ponts avec l’éditeur, alors que 190 planches sont dessinées, et de publier, de manière totalement gratuite, à raison d’une page par jour, la série sur son site officiel ! Comme c’était prévu dans sa tête au départ du projet. Une générosité incroyable.

"Phoenix : The Untold Story" publié en 1984, propose la fin originale de la saga “The Dark Phoenix " avec les cinq pages modifiées, celles pas censurées...
© Marvel Comics.

Nous y voilà, prêts à la lecture : donc la série X-Men Elsewhen débute, juste après le mythique arc narratif The Dark Phoenix Saga, une des histoires les plus connues et les plus référencées de toute la BD américaine. Dans la version originale, celle publiée, Jean Grey (ou Gray) enfin vaincue, était lobotomisée et ramenée à l’état de conscience d’une enfant, pour contourner l’effet de l’emprise de l’entité cosmique maléfique : The Dark Phoenix. Ce, après de multiples péripéties et la destruction d’un système solaire habité, avec la mort de milliards d’habitants à la clé.

Jean Gray va mourir, c’est la version publiée. Claremont et Byrne en ont fait un personnage très charismatique, en dépit de leurs grosses disputes.
© Marvel Comics.

Une fin, la lobotomie, trop douce et facile pour Jim Shooter, le grand responsable éditorial de Marvel, qui finit par imposer la mort du personnage. Un véritable déchirement, et une empreinte indélébile dans le cœur des fans, bouleversés. Magie des grands narrateurs.

Le crayonné de la version originale, celle de la lobotomie. Un dessin plus lisse, plus aseptisé ?
© Marvel Comics.

Byrne, donc, démarre sa version alternative, en partant du postulat que Jean est toujours vivante et lobotomisée…. Ce qui change toute la continuité de la série, voire une bonne partie de celle de la mythologie Marvel.

Le dessin du Byrne actuel, plus rugueux, mais bien plus expressif et souple. Alors meilleur ? L’auteur écrit et dessine deux à trois pages par jour, comme à ses plus beaux jours. Significatif.
© Marvel Comics.

Tout ça pour arriver, tout doucement, à l’autre arc narratif légendaire de la série… Days of Future Past...

Les X-men, John Byrne, "The Dark Phoenix Saga", "Days of Future Past" , histoire où la plupart des héros de Marvel ont été assassinés par les Sentinelles... Les fans sont accrochés à leurs sièges, incrédules, ils n’osaient en rêver. Pourtant...
© Marvel Comics.

Un rêve éveillé pour les fans disions-nous... Pourtant John Byrne l’a fait. Ce grand moment de la BD américaine est à lire ICI->http://m.byrnerobotics.com/forum/forum_topics.asp?FID=6].

Chance pour les retardataires : la publication en ligne a commencé il y a plusieurs mois, vous avez une série de 11 épisodes à lire, le douzième commence ce lundi, Byrne, toujours aussi généreux et enthousiaste, a décidé de poursuivre l’aventure.

Délice supplémentaire : ces pages alimentent l’éternel débat qui oppose les amateurs de comics : Byrne est-il meilleur aujourd’hui que lors de sa première course sur les X-Men ? L’intéressé, forcément, se trouve meilleur aujourd’hui, parce que plus spontané et organique. À voir.

Un pur moment d’émotion pour les fans, une histoire qui redémarre sans contrainte éditoriale ou autre. Une initiative sans précédent, en tout cas avec cette ampleur.
© Marvel Comics.

Bien sûr, les pages sont en anglais, mais c’est une excellente manière de tester votre "intelligence BD", puisque tout y est fait pour la compréhension, l’artiste est un remarquable narrateur.

Nous vous recommandons aussi la lecture des commentaires : autre cours magistral. L’art séquentiel n’ aura plus de secrets pour vous, ou presque. De plus, on peut voir le dessinateur retrouver ses marques, page après page, après une longue inactivité.

On devine aussi les moments où il est moins inspiré, on voit des disproportions, tout un travail de rattrapage à la charge d’un éventuel encreur, même si ces dessins sont, dans l’esprit de Byrne, destinés à rester en l’état. À côté, il y a aussi des pages où l’artiste est en état de grâce, meilleur que jamais. Un festival.

Profitez de ce grand moment de la BD, avec une œuvre en cours de réalisation qui défile en quasi direct sous vos yeux, interaction avec l’artiste comprise, une étape marquante pour le médium, à n’en pas douter.

Oui, un rêve éveillé. Tant que Marvel n’intervient pas...

(par Pascal AGGABI)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
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7 Messages :
  • John Byrne revient dessiner les X-Men !
    1er juin 10:22, par joemesk

    Byrne sans Austin et claremont c est rien du tout

    il suffit de lire les deux recent omnibus marvel universe

    pour le comprende , plus dans les années 90 lors des proces d auteur contre marvel , la diva a ete du coté de la corporation ( comme temoin) a faveur du principe " work for hire " qui retire tout droit aux auteurs
    phenix saga est un classique mais byrne est un has been

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    • Répondu par Pascal Aggabi le 3 juin à  11:32 :

      "Byrne sans Austin et Claremont, c’est rien du tout"

      Il a fait deux ou trois trucs pas mal à côté aussi.

      Byrne, qui lui-même a créé énormément de personnages, n’a pas vraiment défendu le contrat " work for hire " qui prive les créateurs de droits au profit des éditeurs, il a dit que tout le monde savait à quoi s’en tenir, dès le départ, donc pas de raison de venir se plaindre après. C’est un point de vue qui se défend, au sens strict, même si dans les faits il est source de bien des injustices et drames humains. Byrne admet être un simple chaînon dans l’ensemble d’un système, et il l’a exprimé.

      "byrne est un has been"
      Il en a encore sous la pédale, comme il le prouve plus d’une fois avec ce projet, très actuel et audacieux, en plus d’être particulièrement généreux.

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  • John Byrne revient dessiner les X-Men !
    1er juin 12:27, par laurent

    peut-être par antagonisme, j’ai toujours préféré sa période Fantastic Four.
    mais ces "quelques" pages pourraient modifier la donne...

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    • Répondu par Pascal Aggabi le 3 juin à  11:43 :

      John Byrne retrouve des ailes.

      L’âge est là, mais il (dé)montre encore des choses ici.

      De plus, le dessinateur et le narrateur n’ont pas été dénaturés par le "style global", ce qui fait que ce travail garde une certaine personnalité, loin d’un fourre-tout esthétique, où on est bien en peine de reconnaître de quel côté du globe vient l’artiste.

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  • John Byrne revient dessiner les X-Men !
    3 juin 12:36, par Pascal Aggabi

    John byrne a aussi ouvert sur son site un fil de discussion où il propose, à qui veut bien, d’encrer les crayonnés de ses pages pour X-Men Elsewhen.
    Il y a de tout, ce qui montre bien ce que doit être un encreur dans la BD américaine, plus qu’un simple "repasseur" à l’encre.
    Alors si le coeur vous en dit et que le feutre vous démange...

    Une démonstration très instructive, pour ouvrir son horizon, enrichir un peu plus son bagage et développer son "intelligence BD", meilleures manières d’entretenir sa passion : http://www.byrnerobotics.com/forum/forum_posts.asp?TID=54614&PN=1&totPosts=372

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  • John Byrne revient dessiner les X-Men !
    30 juin 17:14, par jeandive

    oui, comme dit par d’autres l’encreur est très important , étonnant que l’article n’en parle pas : il suffit de voir les bd de Byrne seul c’est nettement moins percutant

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    • Répondu par Pascal Aggabi le 30 juin à  22:42 :

      De quel Byrne parlez-vous, de quelle époque ?
      Car s’ il a toujours reconnu ne pas être son meilleur encreur, il a tout de même fait du bon travail pendant certaines périodes, comme par exemple sur Fantastic Four, juste après les X-Men.

      Il a beaucoup expérimenté, avec l’encrage, parfois c’etait réussi, parfois moins. En comptant qu’il n’a pas toujours été aidé par le résultat imprimé, assez raté par moments.

      Pour X-Men Elsewhen, sa volonté est que ses planches originales restent juste crayonnées , il a d’ailleurs vaporisé un vernis épais sur ces dernières pour qu’elles ne puissent pas être encrées directement, par personne.

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