Journée de visibilité transgenre - "P. Mon adolescence trans" : un témoignage bouleversant

  • La Journée de visibilité transgenre, créée en 2009, est destinée à célébrer les personnes transgenres mais également à faire prendre conscience de la discrimination qu'elles subissent au quotidien dans le monde entier. L'autrice montante Fumettibrutti signe un témoignage dérangeant, entre autobiographie et autofiction sur l'adolescence et la transidentité.

Le récit s’ouvre sur une scène chez le coiffeur. P., un garçon, a décidé de couper ses longs cheveux pour faire un carré. "Tu feras encore plus fille" lui dit la coiffeuse. Ce lycéen au physique ambigu fascine et excite autant qu’il dégoûte. Cependant, il a un objectif clair : il veut baiser. Il a renoncé à l’amour. En conséquence de quoi, il laisse les autres user de son corps comme d’un objet et entretient des relations sombres et perturbantes. Entre ses cours au lycée, ses sorties et sa vie sexuelle, il étouffe dans ce quotidien âpre et souvent violent.

Mais P. dessine, et il se dessine avec une vulve entre les jambes. P. devient Yole. Un tournant dans son identité qui annonce un changement dans son rapport avec son corps.

Journée de visibilité transgenre - "P. Mon adolescence trans" : un témoignage bouleversant
© Fumettibrutti / Massot éditions

P. Mon adolescence trans a reçu le Prix Gran Guinigi du festival de BD de Lucca pour la meilleure révélation de l’année. Ce roman graphique dur, violent même, traite du rapport amour/haine qu’entretiennent les adolescents avec leur corps. L’autrice raconte sa propre histoire avec des scènes crues et dérangeantes parfois. Dans une narration sans concession, on assiste à la souffrance et aux discriminations révoltantes subies par l’adolescent.

Le dessin de Fumettibrutti est direct, implacable, dans un style personnel et atypique. Parfois, les personnages n’ont même pas de visage. Le trait est abrupt, soutenu par un monochrome jaune (violet quand il s’agit de retours en arrière), une mise en couleur qui contraste avec la noirceur du récit.

© Fumettibrutti / Massot éditions

«  La honte du corps est quelque chose qui est instillé dans la tête de tous les enfants, garçons ou filles, peu importe. J’ai dessiné cette BD pour aider les adolescents » explique l’autrice.

Fumettibrutti ("BDmoche" en traduction littérale), de son vrai nom Josephine Yole Signorelli, est une dessinatrice italienne qui a créé un véritable engouement autour de son œuvre.

Romanzo esplicito (Feltrinelli Comics, 2018), son premier roman graphique, a été acclamé par la critique et a reçu le prix Micheluzzi de la meilleure première œuvre, mais celui-ci n’a pas encore été traduit en France. P. La mia adolescenza trans (Feltrinelli Comics, 2019) est le deuxième volume d’une trilogie qui se termine avec Anestesia. Elle a également publié une histoire dans l’anthologie Post Pink (Feltrinelli Comics, 2019). Fumettibrutti, très populaire sur les réseaux sociaux, notamment sur son compte Instagram, a reçu le prix de l’influenceur de l’année aux Diversity Media Awards en 2019. Elle est aussi chroniqueuse et illustratrice pour La Repubblica et L’Espresso.

Le producteur TV Bim production et Feltrinelli Comics ont annoncé le lancement d’une série TV en italien basée sur sa trilogie. Composée de dix épisodes de 30 minutes chacun, la série se déroule dans la première décennie des années 2000, entre Catane et Bologne, et aura pour protagoniste P., le personnage de ses albums.

(par Thelma SUSBIELLE)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Code EAN : 9782380352697

P. Mon adolescence trans - Par Fumettibrutti, traduit de l’italien par Laurent Lombard - Massot éditions - 208 pages - 19,90€

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Source : Datalib
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42 Messages :
  • Que l’on aborde tous les sujets de la société, c’est normal, mais que sous couvert du genre roman-graphique, on fasse dans le dessin aussi nul, il yva des limites. Même la couleur est dissuasive. Et les dialogues, n’en parlons même pas...

    Répondre à ce message

    • Répondu le 31 mars à  15:14 :

      Ah j’étais sûr que vous alliez la défoncer. Vous êtes aussi ridicule que prévisible.

      Répondre à ce message

      • Répondu le 31 mars à  18:45 :

        Moi j’aime bien. C’est faussement naïf et assez efficace. Évidemment ça ne peut pas plaire aux ultra-traditionalistes qui fréquentent ce forum.

        Répondre à ce message

        • Répondu le 1er avril à  04:49 :

          Pas besoin d’être ultra traditionaliste pour dire que ce dessin est tellement naze qu’il dessert la cause qu’il veut défendre. L’album ne fera même pas 1000 ventes.

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          • Répondu le 1er avril à  07:49 :

            Ah formidable ! Un pro du business capable de prédire à l’avance les ventes des livres. Vous êtes une recrue précieuse pour les éditeurs.

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          • Répondu le 1er avril à  09:01 :

            Déjà si la BD est traduite en français, c’est qu’elle a vendu plus de 1000 exemplaires en Italie. Par ailleurs il y a beaucoup de grands auteurs, pour certains influents et importants qui ne vendent que quelques milliers d’albums, parfois moins.

            Répondre à ce message

      • Répondu le 31 mars à  19:21 :

        Le bienheureux de la crèche... exatique et béat quel que soit l’album que les éditeurs lui vendent. Il n’y a aucun mal à dire d’un album qu’il n’est pas talentueux mais hasardeux, au contraire, cela permet à l’artiste de remettre sur l’ouvrage ses points faibles pour les améliorer. La BD n’est pas un puit sans fond où publier le tout venant ouvre l’esprit et votre post en est la plus belle des démonstration.

        Répondre à ce message

        • Répondu le 31 mars à  21:44 :

          Je ne suis ni extatique ni béat et je n’adhère pas à tout ce qui sort, bien au contraire. Je trouve plus intéressante la démarche de cette autrice que la reprise de Gaston, les tentatives de Sanlaville de faire du shonen francais ou les dessins à la palette graphique du monsieur qui dessine un enfant zombie, pour citer des albums chroniqués récemment ici.

          Répondre à ce message

          • Répondu par Crobard le 1er avril à  11:31 :

            Un bon conseil, il faut revoir vos goûts, Sanlaville sait dessiner lui au moins.

            Répondre à ce message

            • Répondu par Milles Sabords le 1er avril à  11:44 :

              Et encore, je suis sympa dans ma critique, le prochain Fumettibrutti "Anestesia" est encore pire, c’est carrément le scolaire qui gribouille dans ses cahiers ! Je n’ai rien contre cette autrice, mais qu’elle s’en tienne exclusivement à l’écriture et qu’elle confie couleur et dessin à quelqu’un d’autre. Finalement, le plus à blâmer, c’est l’éditeur, qui n’a pas fait son boulot de conseiller. Le succès transalpin de Fumettibrutti est surtout du aux réseaux sociaux qui ont fait décoler le phénomène.

              Répondre à ce message

              • Répondu le 1er avril à  14:00 :

                Je vais aller voir. Je suis sûr que c’est très bien au contraire. Chaque fois que vous dites du mal de quelqu’un, c’est à dire très souvent, j’adore ce qu’il fait. Vous êtes comme une boussole inversée.

                Répondre à ce message

            • Répondu le 1er avril à  12:11 :

              Exact. Mais ce n’est pas parce qu’on sait dessiner qu’on a bon goût ou que ce qu’on fait est intéressant.

              Répondre à ce message

              • Répondu le 1er avril à  14:01 :

                C’est très bon. Cette autrice a beaucoup de talent. Les goûts de Mr Mille Sabord en matière de BD sont périmés depuis 50 ans minimum.

                Répondre à ce message

                • Répondu le 1er avril à  15:23 :

                  Je ne connais pas les goûts de Mille Sabords, mais Astérix ou Michel Vaillant cartonne toujours. Je doute que cette autrice sera encore là dans dix ans.

                  Répondre à ce message

                  • Répondu le 1er avril à  17:45 :

                    Vous n’en savez rien. J’ai entendu dire ça successivement de Lewis Trondheim, Joan Sfar, Riad Sattouf, Pénélope Bagieu, Catherine Meurisse, et avant eux de Reiser, de Philippe Vuillemin et bien d’autres encore. De fait, de toute éternité, les conservateurs et les gardiens autoproclamés du « bon goût » finissent généralement par avoir tort.

                    Répondre à ce message

              • Répondu le 1er avril à  16:42 :

                Tout dépend ce que vous entendez par savoir dessiner et bon goût.

                Répondre à ce message

    • Répondu par remi le 31 mars à  17:36 :

      Mille Sabords est toujours là où on l’attend ! Mille Sabords ne déçoit pas ! Pour la prévisibilité, choisissez Mille Sabords !

      Répondre à ce message

      • Répondu par Milles Sabords le 1er avril à  06:36 :

        Même réponse Rémi, qu’au post de 15h14 : moi au moins je parle du travail de l’auteur parce-que je le respecte même si je trouve le résultat navrant. Les posts dans vos genres ne font que dans l’invective facile à défaut de développer des contre-arguments. Ridicule et prévisible n’est pas celui que l’on croit...

        Répondre à ce message

        • Répondu le 1er avril à  12:16 :

          Vous prétendez toujours défendre les auteurs mais vous les démolissez toujours sur la foi des seuls extraits proposés dans les articles et sans avoir même ouvert leurs livres. Et en vous acharnant particulièrement sur les auteurs étrangers, alternatifs, les mangas et les femmes. Vous avez le droit d’avoir vos (mauvais) goûts et vos préjugés, mais cessez de faire croire que vous écrivez ici pour défendre les auteurs. Heureusement que personne n’est dupe de vos âneries.

          Répondre à ce message

          • Répondu le 1er avril à  14:47 :

            Lire quelques messages ne veut pas dire que vous connaissez la personne ou ses goûts. D’ailleurs, si vous aviez lu tous mes messages, vous sauriez que mes préférences sont éclectiques et que très souvent j’ai ouvert les livres dont je parle. Seulement voilà, vous versez dans le raccourci, ça arrange votre mauvaise. Et vous vous voudriez faire croire que chaque album que vous ouvrez, vous l’achetez pour le lire ? Vous êtes comme tout le monde, vous achetez aussi au visu. Contrairement à vous, quant j’aime, j’argumente pourquoi, et quant je n’aime pas, aussi.

            Répondre à ce message

            • Répondu le 1er avril à  17:55 :

              Non, vous n’argumentez ni dans un cas ni dans un autre. Pour ma part, je n’attaque jamais méchamment un livre sur la base de quelques extraits au milieu d’un article. Encore moins quand il s’agit du travail d’un jeune auteur ou d’une jeune autrice. Je me l’interdis absolument. Je sais les dégâts que de tels mots peuvent provoquer sur la carrière d’un livre en librairie, carrière qui ne dure aujourd’hui que quelques jours. D’une part, contrairement à vous, je ne prétend pas savoir forcément ce qui est bien ou pas au premier coup d’œil, ni savoir ce que « doit être la BD », ce qui est un de vos gimmick favoris. D’autre part, j’ai trop de respect pour mes confrères et consœurs et je connais la difficulté de ce métier. Les démolir semble au contraire être votre sport favori.

              Répondre à ce message

              • Répondu par Milles Sabords le 2 avril à  06:06 :

                Venir jouer l’indignation molle pour me faire passer pour un odieux personnage n’est pas un argument. Le public n’a pas besoin de mes messages pour se faire une opinion sur une BD. L’idée de faire croire qu’il existe une forme de bienveillance entre "confrères et consœurs" est encore plus cynique de votre part, tant ce métier n’est fait que d’individualismes sur lesquels s’appuient les éditeurs pour faire et défaire les carrières. C’est cette course à la rentabilité pour pallier les retour, dans la surproduction d’albums, qui fait des dégâts sur les carrières et non pas un avis sur un site spécialisé. Les éditeurs font la sourde oreille sur l’état de délabrement des conditions de travail dans l’édition et le camouflé infligé dernièrement aux associations d’auteurs et à Bachelot prédit des années noires ; soit vous vendez, soit vous dégagez. Vous êtes comme tout le monde en somme, pété de trouille de ne plus avoir de contrat et ce n’est pas vous qui irait trouver des contrats à vos collègues restaient sur le carreaux. Les conséquences de tout ça, c’est qu’en produisant des albums qui sont à la ramasse sur le plan BD, on finit par dégouter le peu de lectorat qui reste. Les éditeurs scient la branche sur laquelle tout le monde est assis et ce n’est pas en vous masquant la vérité que votre chute sera mieux amortie.

                Répondre à ce message

                • Répondu par rémi le 2 avril à  08:45 :

                  Mille Sabords est toujours là où on l’attend ! Mille Sabords ne déçoit pas ! Pour la prévisibilité, choisissez Mille Sabords !

                  Répondre à ce message

                • Répondu le 2 avril à  08:47 :

                  Le problème c’est que cette réalité vous la découvrez depuis 2 ans et vous la décrivez ici en la caricaturant et en vous faisant passer pour le Robin des Bois des auteurs alors que vous êtes le premier à dégommer les plus précaires d’entre eux : femmes, débutants, avant-gardistes…surtout votre façon paternaliste de décrire les auteurs comme des victimes consentantes, infantiles et individualistes est carrément insultante. Je fais de la BD depuis 35 ans, j’ai dû cesser de me faire des illusions il y a 33 ans à peu près. Ça ne m’empêche pas d’avoir rencontré des gens formidables parmi les auteurs et même quelques bons éditeurs. On sait tous que c’est un marché, une industrie et pas le pays de l’île aux enfants et on est assez grands pour se défendre. Il y a 20 ans, j’ai participé à une fronde des auteurs au sein d’un des derniers magazines existants et nous avons obtenu des droits et une augmentation de 25%. Personne à l’époque ne parlait de précarisation des auteurs mais on était déjà au courant et combattifs. Vous découvrez que les éditeurs sont des hommes d’affaires sans scrupules avant tout ? C’est la réalité depuis toujours. Fichez la paix aux gens et arrêtez de dégommer les jeunes auteurs ici pour le plaisir et en fonction de vos préjugés et de votre conception très limitée de ce que doit être la BD.

                  Répondre à ce message

                  • Répondu par Milles Sabords le 2 avril à  13:28 :

                    Je travaille aussi dans le monde de l’art et du multimédia, mais je n’en fais pas un étendard comme vous pour dire qui a le droit de parole ou non. Comme vous, j’ai assisté à la lente dégradation de nos métiers, et comme vous, j’ai défendu des personnes ou des causes. Mais que vous acceptiez de cautionner la médiocrité éditoriale juste par snobisme à mon égard, c’est pathétique. Votre analyse sur mes messages est aussi fausse que prétentieuse puisque vous ne jugez que sur les apparences, ça évite de parler technique. Au fond, je me fiche que cet album est torché plus qu’élaboré, que les trames sont foutues au p’tit bonheur la chance, que la colo n’est que du remplissage Photoshop, mais en creux, ça finit par prendre le public pour des tiroirs-caisses sur pattes. Et ça c’est dommageable pour tout le monde. Et trouvez-vous un pseudo, que l’on sache à qui attribuer vos piques plutôt que de les balancer anonymement.

                    Répondre à ce message

                    • Répondu le 2 avril à  15:01 :

                      Ah parce que Mille Sabords c’est pas anonyme ? Vous avez parfaitement le droit à la parole et parfaitement le droit d’avoir des goûts désuets ou disons « classiques » en matière de BD. Soyez critique envers les éditeurs ou l’industrie de l’édition si vous avez quelque chose à en dire, mais arrêtez de vous acharner sur les jeunes artistes parce que vous vous trompez de cible et vous vous trompez de combat.

                      Répondre à ce message

                      • Répondu le 4 avril à  06:03 :

                        C’est quand même extraordinaire, les mêmes qui sont les premiers à critiquer les "bds à papa", les traits trop "classiques", viennent nous expliquer qu’il est impossible de critiquer une bd "avant gardiste" sous prétexte qu’il ne faut pas trop perturber les jeunes créateurs. Ça va bien, on a quand même le droit de trouver ça moche, le propos est peut-être très bien, mais le dessin est maladroit.

                        Répondre à ce message

                        • Répondu le 4 avril à  09:26 :

                          On a le droit de dire ce qu’on veut. Mille Sabords se débrouille quand même toujours pour être le premier à poster son commentaire, dans lequel il dégomme de préférence les jeunes auteurs, les autrices, les indépendants, tout ce qui est fragile et ne correspond pas à ses goûts franchement rétrogrades. Il explique ensuite qu’il fait ça parce qu’il défend les auteurs contre la loi du marché. Ça fait des mois que ça dure et c’est du trollage pur et simple. Il est légitime que deux-trois personnes s’élèvent contre ce comportement. Elles ont droit à la parole aussi.

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                          • Répondu le 4 avril à  10:42 :

                            Sauf que Mille Sabords travaille dans le multimédia et aussi l’édition d’après ce qu’il dit, donc il ne critique pas dans le vide. D’ailleurs, ses billets ne manquent pas de précision pour qu’on puisse le prendre au sérieux. Des auteurs fragiles… vous me faites rire, comme si Mille Sabords était à la tête de toutes les librairies pour orienter les ventes ! Ce sont des gens comme vous et d’autres les trolls de base, qui ne tolèrent pas que leurs goûts ne fassent pas l’unanimité.

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                            • Répondu le 4 avril à  13:15 :

                              Actua Bd est un site très consulté. Et beaucoup de gens lisent les commentaires avant l’article, quand ils ne lisent pas que les commentaires. Placer son commentaire, généralement négatif, en premier sur ce type de site n’est pas un geste anodin. Regardez notamment l’enjeu commercial que constituent les batailles de commentaires sur un site comme Trip Advisor. Je ne dis pas qu’il faut bannir Milles Sabords ou qui que ce soit de Actua, mais je trouve sain que plusieurs personnes aient décidé de lui donner la réplique.

                              Répondre à ce message

                              • Répondu par Milles Sabords le 6 avril à  09:45 :

                                Mes avis ne sont pas négatifs car ils ne blâme pas les personnes, mais leur technique, ou plutôt leur absence de technique. Débuter et ne pas maîtriser les bases les plus élémentaires de la BD, sont deux statut différents. L’attaque personnelle à mon encontre de votre part, sans le moindre développement de d’arguments techniques et contradictoires, n’est pas une réplique saine, mais une mise au pilori.

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                                • Répondu par Bruce le 6 avril à  16:43 :

                                  Joséphine Yole Signorelli (Fumettibrutti) maitrise tout à fait la technique de la BD. Il est évident qu’elle s’est nourrie de tout un tas d’auteurs, notamment le Dave McKean de Cages. Elle est une autrice reconnue en Italie. La réaction de Milles Sabords vis à vis d’elle est la même que celles des ignorants qui prétendaient que les peintres abstraits ne savaient pas dessiner, que leur petit neveu faisait aussi bien que Picasso ou que le hip-hop ou l’électronique n’étaient pas de la musique. C’est tout simplement le combat jamais terminé des anciens et des modernes.

                                  Répondre à ce message

                                  • Répondu par Milles Sabords le 6 avril à  17:07 :

                                    Ce n’est pas qu’une histoire de dessin la BD. Le cadrage, l’enchaînement des séquences, les ellipses, le placement des bulles, la perspective qui permet d’apporter de l’amplitude à la case et à la mise en valeur du sujet, la couleur qui apporte une ambiance suivant le contexte du récit où les sentiments des personnages, etc, etc, bref, tout un tas d’éléments que j’utilise dans mon travail et qui sont absents de cette BD. La prochaine fois, réviser votre avis avant de faire des généralités

                                    Répondre à ce message

                                    • Répondu le 6 avril à  21:25 :

                                      Ah parce qu’en fait vous seriez vous aussi auteur de BD ? Voilà une vraie révélation pour ceux qui lisent vos post critiques depuis des années. De toute façon, ça ne change rien. Tous les éléments que vous citez, cadrages, ellipses, perspectives, couleurs sont susceptibles d’être remis en cause voire abolis par les auteurs actuels et futurs. Rien n’est figé dans l’histoire de l’art, et tout est permis. Du reste, cette dessinatrice italienne n’est pas la première à expérimenter.

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                                    • Répondu le 7 avril à  05:55 :

                                      "tout un tas d’éléments que j’utilise dans mon travail et qui sont absents de cette BD"

                                      En fait, vous reprochez aux autres de ne pas faire comme vous.

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                                      • Répondu par Milles Sabords le 7 avril à  08:08 :

                                        Bon, je vais faire une incise en faveur des "théoriciens bédéistes qui savent toujours mieux que tout le monde et plus que les pros" : comme beaucoup de mes confrères et de mes consœurs, j’évolue dans différents secteurs artistiques. Comme eux, je suis attentif à tous les courants. Comme eux, "j’expérimente" au quotidien, car l’acte créatif reste toujours un saut dans l’inconnu. Il n’y a donc pas d’un côté ceux qui expérimente et les autres. Il ne faut pas être dupe des étiquettes marketing. Mes messages ne fustige pas ceux qui ne me ressemble pas, puisque j’utilise des styles très différents suivant mes commandes professionnelles. Par-contre, il y aura toujours ceux qui masquent leurs carences technique par des subterfuges plutôt que d’affronter le problème. Malheureusement, c’est devenue une dérive éditoriale pour un sacrifice sur l’autel de la rentabilité mercantile. Mais puisque la mode est au "complotisme du quotidien", où l’on juge la personne avant d’analyser les faits, je ne m’étonne pas des mélanges sémantiques de certains esprits bornés.

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                                        • Répondu par rémi le 7 avril à  09:14 :

                                          L’honnêteté voudrait que vous nous montriez votre travail que nous puissions nous aussi en juger et confirmer si vous êtes légitime ou non pour critiquer autant.
                                          Je voudrais juste rajouter que si l’on considère que la bd est une écriture (car indissociable d’un récit), les questions techniques de perspective, de cadrage, de trame, de dessin subjectivement beau, etc, importent peu tant que la lecture est fluide, car c’est avant tout ce qui compte. Peut-être êtes vous plus besogneux et scolaire dans vos travaux de commande et aimeriez-vous davantage de liberté comme peut l’avoir cette autrice reconnue, malgré un dessin que vous jugez laid. D’où vos commentaires qui sentent souvent la frustration.

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                                          • Répondu par Torquemada le 10 avril à  08:55 :

                                            Vous n’avez aucune autorité pour de telles exigences envers Mille Sabords, même si ses avis ne vont pas dans le sens de vos goûts. Ou alors, il faut le demander à tous les professionnels qui passent sur ce site. Et c’est quoi ce « nous » que vous utilisez dans vos phrases ? Je ne vous ai rien demandé, moi aussi je trouve cet album moche…

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                                            • Répondu le 11 avril à  06:09 :

                                              C’est ridicule de s’étriper comme ça entre anonymes ! Quel temps perdu ! On n’est même pas certain qu’il n’y ait pas plusieurs Mille Sabords…

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                                        • Répondu le 7 avril à  10:37 :

                                          Voilà des paroles plus modérées. Encore qu’à vous lire, on se demande qui verse le plus souvent dans le complotisme. S’il y a une dérive éditoriale liée à la stratégie de surproduction en vigueur depuis 25 ans, s’il y a une quantité impressionnante de livres médiocres et périssables en librairie, ce ne sont pas les jeunes auteurs qui en sont responsables, eux dont la sincérité ne fait généralement pas de doute, et dont certains se révèlent être des innovateurs, malgré un contexte plus que défavorable. Ils n’en sont pas responsables et pas davantage complices. C’est pourquoi un peu de modération à leur égard serait bienvenue. D’autant plus qu’un avis personnel ne constitue pas une vérité.

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                                          • Répondu par Milles Sabords le 7 avril à  13:01 :

                                            Mes paroles ont toujours été modérées et le complotisme dont vous m’affublez reste plus souvent l’apanage de mes détracteurs. Vous êtes bien naïf sur l’angélisme des "jeunes auteurs" ou leur volonté d’innover.

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                                        • Répondu par Gary Hole le 7 avril à  14:36 :

                                          Je suis super triste car je viens de comprendre que Milles Sabords n’est, en fait, pas un vrai Troll...

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