Kaput et Zösky : la série animée de Lewis Trondheim

26 octobre 2002 0 commentaire
  • A bord de leur petite soucoup volante, Kaput et Zösky s'approchent d'une fragile planète... Ils viennent asservir les autochtones, détruire leur culture, anéantir toute forme de civilisation, forcer les gens à faire des trucs grotesques. Malheureusement, le destin jette des poignées de sable dans les rouages destructeurs de ces deux Attila de l'espace. Créée par Lewis Trondheim, cette série animée diffusée sur France 3 est un petit bijou d'humour noir dont les dessins respectent le trait de Trondheim avec un incroyable mimétisme.

A peine les deux monstres ont-ils foulé de leurs pieds tyranniques le sol d’une plaète, à peine ont-ils découvert les lieux et leurs habitants, à peine leur ont-ils balancé quelques vannes qu’ils tombent systématiquement sur un os. Toutes leurs "terribles offensives" tournent au fiasco. Il ne leur reste qu’à sauver leur peau et déguerpir en vitesse.

A chaque épisode, ils se lancent à l’assaut d’une planète... à chaque épisode, ils échouent complètement. Convaincus d’être les plus grands zigouilleurs de l’infini, Kaput et Zösky rebondissent de planète en planète sans perdre de leur arrogance. Semant la zizanie dan sun univers délirant, échafaudant des stratégies bancales pour se tirer de situations loufoques, entre réparties mordantes et gags visuels, Kaput et Zösky font l’effet de deux garnements, drôles et impertinents.

Chaque épisode de cette série dure 26 minutes, mais ils sont tous segmentés en trois actes. Dans chacun des épisodes, Kaput et Zösky attaquent donc trois planètes... et ce sont donc 78 épisodes de 7 minutes 30 que les chaînes télévisées peuvent programmer. Astucieux...

La qualité des graphismes, l’humour féroce, l’efficacité des gags visuels, les dialogues impertinents... tout, dans Kaput et Zösky, est réussi et proche de l’univers de Trondheim. Celui-ci publie en parallèle une version en bande dessinée de leurs catastrophiques et délirantes aventures. Une réussite également.

(par Patrick Albray)

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