Kim T2 Paradoxe temporel - Par Pernoud et Zanat - Editions Bamboo

21 avril 2009 0
  • Nous retrouvons la belle Kim Giffers, agent très spéciale aux prises avec les cyber-terroristes, les manœuvres financières et les charmes du paradoxe temporel...

Ce thriller politico-financier teinté de science fiction se déroule en deux temps : l’un en 2006 où face à une attaque de cyber-terroristes menaçant de provoquer la banqueroute du système financier suisse, les services secrets décident d’envoyer leur meilleure agent en… 2001 afin de prévenir le désastre annoncé.

Kim se retrouve donc en Malaisie à la recherche des membres d’un groupe de hackers à l’origine de la machination.

Jouant sur le registre du fameux paradoxe temporel, le scénario nous renvoie perpétuellement une fameuse problématique : quelle influence une action effectuée dans le passé peut-elle avoir sur la suite de l’histoire ?
Plongée dans un coma artificiel, Kim communique avec sa base en 2006 au moyen d’écrans de télévision mais comme sa mission est, on s’en doute, loin d’être de tout repos, les traumatismes et les chocs qu’elle subit en 2001 ne peuvent pas être sans influence sur son état mental et physique.

Avec ce second volet, l’affaire se corse lorsque que les responsables de la mission constatent qu’elle serait tombée enceinte ! Avant d’établir des recherches en paternité « trans-temporelles » (sic !), la nouvelle a de quoi surprendre et laisse le staff de l’opération et le lecteur perplexe.

Si le point de départ pouvait séduire, on suit difficilement une intrigue qui, tout en se complexifiant, multiplie les coups de théâtre et peine malgré tout à maintenir l’attention.

« Le coup du paradoxe temporel » est un thème majeur (pour ne pas dire assez classique) de la SF. C’est pourquoi il est sans doute difficile à traiter aujourd’hui et de faire (là comme ailleurs !) du neuf avec….du vieux. En voulant courir plusieurs lièvres scénaristiques à la fois, du thriller financier à la cavale temporelle, les auteurs nous égarent dans une histoire dont le point de départ se retrouve neutralisé par un manque de rythme dans un récit touffu et souvent bavard.

La qualité du dessin de Beb Zanat s’appuie sur une grande lisibilité et un réalisme crédible et maîtrisé, mais ceci ne parvient pas à sauver un scénario ambitieux mais confus, au final peu haletant de Christophe Pernoud déjà remarqué avec la Métaphore du papillon .

Le troisième et dernier tome du cycle à paraître dans les prochains mois sauvera-t-il cette série ? L’avenir (justement !) nous le dira.

(par Patrice Gentilhomme)

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