L’Adoption - T. 2 : « La Garúa » - Par Zidrou et Monin – Grand Angle

26 juillet 2017 0 commentaire
  • Le départ brutal de Qinaya fait exploser la famille de Gabriel. Son fils Alain est en prison, sa belle-fille retourne vivre en Angleterre, son épouse perd la tête. Il s'accroche au souvenir de cette petite et part la retrouver au Pérou. Mais ses désillusions sont à la hauteur de ses espoirs.

Après un premier tome réussi et unanimement salué, tout était à craindre dans cette suite : un excès de pathos, une fin trop facile. Et Zidrou peut avoir de la pression : c’est un scénariste très en vue en ce moment et, forcément, très attendu. Or, c’est connu, plus on monte haut, plus la chute fait mal...

Mais fidèle à ses précédents albums, il s’en sort la tête haute en prenant son histoire à bras le corps et en rebattant toutes les cartes. Et c’est exactement ce qu’il fallait faire.

L'Adoption - T. 2 : « La Garúa » - Par Zidrou et Monin – Grand Angle
(c) Arno Monin

Nous retrouvons donc Gabriel, grand-père totalement assumé cette fois-ci. Il engage un détective pour retrouver Qinaya et il s’envole pour Lima. Il y fait la connaissance de la garúa, un crachin résultant de la rencontre entre les nuages du Pacifique et la Cordillère des Andes qui arrose régulièrement la capitale péruvienne. Pas de quoi lui mettre du baume au cœur.

Comme à la fin du premier tome, Zidrou ne laisse pas son lecteur dans un confort facile et avec une fin toute tracée. La petite Qinaya a retrouvé sa famille biologique, Gabriel n’est pas à sa place. Au-delà de la désillusion, il reste les rencontres humaines. C’est ainsi qu’apparaît Marco, un Belge qui veut faire rapatrier le corps de sa fille morte dans le tremblement de terre qui a secoué le Pérou (faites la connexion : c’est le tremblement de terre qui a semé la panique et qui a permis au fils de Gabriel, Alain, d’emmener Qinaya dans le premier tome…).

(c) Arno Monin

Il n’est jamais trop tard pour effectuer un voyage sur soi-même et pour se remettre en question. Pour qu’ils puissent se reconstruire, les deux hommes vont devoir dépasser leurs blessures profondes et leur égoïsme pour voir, enfin, ce qui est vraiment important, ce qui vaut la peine d’être chéri : une famille, une mémoire.
Bien sûr, le récit n’échappe pas à certains raccourcis mais la BD est l’art de la concision.

Le dessin d’Arno Monin est lumineux et dans ses paysages il fait toujours beau, même dans la garúa de Lima. Un album juste et sensible, comme souvent avec Zidrou.

(c) Arno Monin

(par Jérôme BLACHON)

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