L’Epervier, T8 : Corsaire du Roy - Par Patrice Pellerin - Quadrants

3 janvier 2013 0
  • En dépit d'un début assez mollasson, les coups de théâtre et la reprise de la mer redonnent du souffle aux aventures de Yann de Kermeur.

Après avoir réalisé une premier cycle de six albums qui avait entraîné le lecteur des côtes bretonnes à celles de la Guyane, ce deuxième cycle des aventures de l’Épervier doit l’amener dans les possessions québecquoises de la couronne de France.

Le tome précédent posait le cadre de ce nouveau cycle de six albums : la mission confiée à l’Épervier, les traîtrises, la précision historique, les complots, et les bateaux et les rebondissements attendus.

Ce deuxième tome permet de comprendre comment Yann de Kermeur peut se tirer de la situation très difficile où nous l’avions laissée à la fin du tome précédent. C’est aussi l’occasion de le voir prendre la mer, et de comprendre comment il pourra échapper aux ennemis qui se liguent contre lui.

L'Epervier, T8 : Corsaire du Roy - Par Patrice Pellerin - Quadrants
En plus des rebondissements de cette seconde partie, on profite de l’architecture de Port-Louis

Après trois plus de trois années d’attente, et malgré le téléfilm et les Rendez-vous de l’Épervier qui distillent les planches pour tenter de nous faire patienter, c’est avec une certaine ferveur qu’on ouvre le nouvel album des aventures de notre coureur des sept mers. Il faut pourtant reconnaître que la première partie de cette nouveauté manque de punch : on reprend l’histoire à la suite d’un cliffhanger un peu artificiel dont on ne doutait pas de l’issue puisqu’il fallait bien que notre héros atteigne, comme prévu, le Nouveau Monde !

Les scènes se succèdent donc, dans un découpage trop lent qui s’explique par le temps et l’application dispensés par Patrice Pellerin pour livrer la suite de son récit. Le parti-pris de l’espionnage donne un autre rythme à l’histoire, même si l’ambiance générale en pâtit. Heureusement, le temps du prendre la mer est enfin arrivé, et on retrouve dans cette seconde partie la force des origines.

Avec le retour de la mer, on reprend également contact avec la douce Agnès

Cet album s’achève donc sur une impression positive, heureux que nous sommes de retrouver les poursuites en mer et les affrontements à coups de canonnades et d’abordages.

(par Charles-Louis Detournay)

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Concernant l’Epervier sur ActuaBD, lire :
- « L’Épervier » hisse sa voile sur France Télévisions
- La chronique du tome 7
- notre interview de Patrice Pellerin : « Je dessine toujours pour une seule personne ! »

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