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"L’Étoile de Koursk" : femmes dans les tanks

Par Charles-Louis Detournay le 27 février 2021                      Lien  
Le char russe T-34 fut élevé au rang de mythe et de meilleur char de la Seconde Guerre mondiale. Ce qu'on sait moins, c'est qu'il fut quelquefois servi par des équipages féminins... Une excellente série, qui permet de voir la guerre sous un angle inédit. On ne s'en lasse pas !

Notre récit commence pendant la Guerre d’Hiver, conflit méconnu qui opposa l’Union Soviétique à la Finlande, du 30 novembre 1939 au 13 mars 1940. On y fait la connaissance d’Aleksandra Samusenko, soldate et vétérane grâce à son implication au sein de la Guerre d’Espagne en 1937. Aleksandra n’a qu’un rêve : devenir pilote de tank, mais sa candidature est à chaque fois rejetée par l’école des blindés.

"L'Étoile de Koursk" : femmes dans les tanks

Son implication va pourtant lui permettre de toucher un autre aspect de ces machines de guerre : aider l’un des plus prometteurs ingénieurs à construire une nouvelle génération de blindés, le T-34, plus résistant mais plus léger ce qui lui permet de couvrir de plus grandes distances. Car Aleksandra en est convaincue : la stratégie de la colonne en file indienne est dépassée et n’aboutit qu’à se faire aligner par l’ennemi. Si on lui donnait la possibilité de conduire un tank, elle montrerait que l’on peut faire autrement...

Non, le T-34 n’est pas le trente-quatrième numéro d’une longue saga dont Jean-Pierre Pécau a le secret (voir les collections Jour J, Histoire Secrète, etc.), mais bien un tank au centre du quatrième opus d’une série qui ne cesse de nous enthousiasmer. Tout le mérite en revient au scénariste qui parvient à chaque fois à dénicher un nouvel angle pour nous traiter la Seconde Guerre mondiale, ici racontée à hauteur de tank.

Si Pécau ne change pas une recette éprouvée dans les trois précédents récits, à savoir raconter l’histoire d’un char tout en se focalisant sur un homme dont le destin est lié à la machine de guerre, il innove cette fois en choisissant de confier l’engin à... une femme ! Car il est vrai que seuls les Russes autorisaient les combattantes dans leurs chars.

Un choix déterminant car l’aplomb et la force de caractère du personnage confèrent toute sa force et son rythme à l’ensemble du récit. Au point que les soixante-deux pages que nous avons lues nous ont paru passer trop vite malgré la succession des événements. On aurait bien été plus loin avec cette tankiste !

Le tout est servi par le dessin de Mavric & Andronik, déjà tous deux déjà à la manœuvre sur le précédent opus. Plus technique que graphique, leur travail est surtout servi par le découpage inspiré de leur expert scénariste.

Et comme dans les tomes précédents, un dossier technique de huit pages vient compléter le récit. On s’attardera surtout sur la biographie de l’héroïne au coeur de l’ouvrage, Aleksandra Samusenko. Quelle personnalité !

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Code EAN : 9782413025092

L’Étoile de Koursk - par Pécau, Mavric, Andronik & Verney - Delcourt.

Dans la même collection Machines de guerre, lire :
- Cette machine tue les fascistes
- Krieg Machine, l’épopée du "Char Tigre"
- Dream Team : le tank Sherman en action

Toutes les illustrations sont : © Éditions Delcourt, 2021 – Pécau, Andronik.

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2 Messages :
  • "L’Étoile de Koursk" : femmes dans les tanks
    26 décembre 2021 15:00, par sküal

    salut ! dommage pour l’authenticité de l’histoire :
    Aleksandra Grigoryevna Samusenko n’a jamais fait la Guerre d’Espagne.
    De plus, elle aurait eu 14 / 15 ans en ’36 / 37 !!

    Cette rumeur semble avoir été colportée par un certain soldat nommé Balandin.

    Je n’ai pas lu cette B.D., mais est-ce que le fait suivant et intéressant y est relaté ?
    À savoir que Le sergent de l’armée américaine Joseph Beyrle, parachutiste et ayant aussi "travaillé" pour l’OSS, il s’est évadé plusieurs fois durant la 2°G.M.

    En Janvier ’45 il s’évade un nouvelle fois(!) du Stalag III-C à Alt Drewitza, se dirigeant plein Est, à la mi-Janvier il finit par rencontrer la brigade de chars de A. Samusenko.
    Beyrle, le seul soldat américain connu pour avoir servi à la fois dans l’armée des États-Unis et dans l’armée Rouge pendant la Seconde Guerre mondiale, a finalement réussi à la persuader de lui permettre de combattre aux côtés de cette unité en route pour Berlin, passant ainsi tout un mois avec le bataillon de chars où son expertise en démolition était appréciée.

    Rien que les aventures du Sgt Joe Beyrle méritent une B.D. !!
    tcho.

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  • "L’Étoile de Koursk" : femmes dans les tanks
    26 décembre 2021 15:10, par sküal

    Re-salut,
    il semble que dans cette jolie B.D. plusieurs tankistes féminins aient servis à dépeindre Aleksandra Samusenko.
    Il semble aussi qu’Aleksandra Grigoryevna Samusenko n’ait pas vraiment participer au design du T-34.
    Je n’ai pas trouvé dans sa "bio" le fait qu’elle eut fait évoluer la tactique concernant l’emploi des chars de l’Armée Rouge.

    Répondre à ce message

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