L-F Bollée ("Contrecoups") : "Dans cette bande dessinée sur l’Affaire Malik Oussekine, nous voulions raconter tout ce qui s’était passé."

7 juin 2016 0 commentaire
  • Le 6 décembre 1986, un jeune étudiant franco-algérien du nom de Malik Oussekine trouvait la mort suite à une bavure policière. Près de trente ans après les faits, Laurent-Frédéric Bollée et Jeanne Puchol se souviennent.

L-F Bollée ("Contrecoups") : "Dans cette bande dessinée sur l'Affaire Malik Oussekine, nous voulions raconter tout ce qui s'était passé." Contrecoups raconte l’affaire Malik Oussekine, ce jeune étudiant franco-algérien victime d’une bavure policière. Pourquoi avez-vous tenu à traiter cette histoire en BD ?

Laurent-Frédéric Bollée : Parce que je pense qu’elle renferme beaucoup d’ingrédients forts.
Cette affaire m’a beaucoup marqué lorsque j’étais étudiant. Un matin, vous vous réveillez et vous apprenez qu’un jeune a été tabassé par la police à deux pas de là où vous étudiez et qu’il en est mort. C’est perturbant !
À l’époque, il y avait tout une ambiance anti-jeune et une opposition violente entre la jeunesse et les forces de police françaises.

J’ai ressorti cette histoire trente ans après. D’abord parce que cela correspond à un triste anniversaire. C’est une sorte de devoir de mémoire qui n’est peut-être pas inutile. Surtout qu’actuellement en France, nous traversons une période de crise économique, accompagné de grandes interrogations sociales et d’une vague de réformes politiques qui partent dans tous les sens mais qui ont beaucoup de mal à passer dans la population, en particulier auprès des jeunes. Je pense que la jeunesse a une voix à faire entendre.

Enfin, cette histoire a tous les ingrédients d’une bavure. C’est une affaire un peu policière, car ceux-ci sont acteurs des événements mais ils détiennent également des éléments, des informations, qui ont été montés en puissance mais de manière un peu dramatique. Tout cela débouchera sur un drame humain absolument ignoble mais qu’on a voulu minimiser, voir dissimuler. Faire cette BD était aussi une volonté de notre part de raconter tout ce qui s’était passé.

Laurent-Frédéric Bollée & Jeanne Puchol
Photo : Christian Missia Dio

Jeanne Puchol, qu’est-ce qui vous a intéressé dans ce projet ?

Jeanne Puchol : Les raisons qui m’ont poussé à faire cette BD sont à peu près les même que celles de Laurent (Laurent-Frédéric Bollée). En plus, cela s’inscrivait dans une thématique qui m’est assez chère et que j’ai travaillé dans certains de mes albums : les violences policières et l’abus de pouvoir. L’abus de pouvoir de la part de l’état ou d’entités qui, en temps normal, devraient être neutres et bienveillantes. J’ai traité de ces sujets à travers des albums sur la Guerre d’Algérie, l’Occupation, le régime de Vichy. Ce sont des exemples qui sont arrivés à des moments et des périodes particulièrement troubles de l’histoire de notre belle République Française.

J’ai commencé à travailler sur cet album au printemps 2014 et je l’ai terminé juste avant les attentats de novembre. Je mets cela un peu comme des bornes de repaires, d’autant plus que Bruxelles a été frappée à son tour. Cet album représente un an et demi de travail mais je me rends compte qu’il s’est passé pas mal de choses en si peu de temps. D’autant plus qu’en France, nous avons été rattrapés par le projet de loi El Khomri sur le travail. Que la jeunesse, les lycéens et étudiants sont à nouveau descendus dans les rues pour défiler. Même si cela n’est pas allé aussi loin qu’il y a trente ans, on s’est rendu compte qu’à nouveau, des policiers ont eu la main lourde contre des gens qui ne les menaçaient pas vraiment.

Comment aviez-vous réagi à l’époque où cette affaire Malik Oussekine a éclaté ?

Puchol : Je suis plus âgée que Laurent. Nous avons bien 10 ans d’écart. Je devais avoir dans les trente ans et je n’étais plus étudiante depuis un petit moment, mais je m’intéressais à ce qu’il se passait dans mon pays.

À l’époque, les manifs se déroulaient dans le Quartier Latin, où je me rendais régulièrement. Un jour, je me suis retrouvé au milieu d’une manif étudiante qui avait lieu dans ce quartier. Les étudiants défilaient contre une réforme qui devait instaurer une sorte de sélection à l’entrée des universités, ce qui était en opposition avec le principe de l’enseignement en France. À partir du moment où vous avez votre bac, vous êtes libre de vous engager dans les études que vous souhaitez.

Ce qui m’avait frappé, c’est que d’un côté, on avait des étudiants qui manifestaient pacifiquement et pour des raisons sérieuses et de l’autre côté, vous aviez une police agressive et hyper-violente. Je compare cela à ce qui s’était passé une quinzaine d’années plus tôt. Nous étions à l’époque de mai 68 et les manifestations de jeunes en ce temps-là, c’était la grosse bringue. Nous avions bien sûr de bonnes raisons de protester mais ce mouvement était fondamentalement subversif, ce qui n’était pas le cas des manifs de 1986. Les jeunes de 86 manifestaient pour qu’on leur laisse le droit de faire des études. Mais ce qui était surprenant c’était la disproportion de la réponse policière à ces mouvements : des jeunes pas du tout agressifs se prenaient des hectolitres de gaz lacrymogènes et se faisaient taper dessus ! J’avais beaucoup de mal à comprendre la réaction des forces de l’ordre.

La mort de Malik Oussekine n’est pas le fait d’un accident. Il y a eu un acharnement de la part d’un policier qui l’a tabassé au sol à plusieurs reprises. On ne pourra pas dire qu’il est mort parce qu’il s’est caché dans un local électrique...

Les autres cas de morts suite à des bavures policières sont rarement directes. Alors que dans l’affaire Malik Oussekine, il y a eu un acharnement à tabasser quelqu’un. Pourquoi ? Que l’on donne un coup, c’est une chose. Mais pourquoi poursuivre une personne jusque dans l’endroit où elle se réfugie et la tabasser autant et devant un témoin en plus ! Pourquoi ?!

Bollée : D’autant plus que ce témoin est un haut fonctionnaire qui travaille au ministère du Budget. Donc, une personne tout à fait respectable au premier abord et que l’on ne pourra pas soupçonner de vouloir travestir les faits.

Puchol : En travaillant cette séquence, je me suis interrogée sur la violence de ce policier. Néanmoins, cette mort est un fait exceptionnel, qui a fait réagir tout le monde. Ce qui est une réaction plutôt saine.

Bollée : Tous les motards devaient remonter le boulevard Saint-Michel. Ils étaient vingt motos. Mais il y en a une qui a tourné, qui n’a pas suivi le reste de la troupe, afin de prendre en chasse un pauvre jeune qui passait par là. Personne n’a compris l’acte de ce brigadier. Pourquoi est-il allé rue Monsieur-le-Prince, alors que le préfet de police était déjà rentré se coucher puisque l’évacuation de la Sorbonne s’était déroulée normalement. Il n’y avait plus rien à craindre. Il y a eu ce soir-là une succession de ratés qui ont conduit à ce drame.

Malik Oussekine ressemble à une victime expiatoire terrible. Il était au mauvais endroit au mauvais moment. Sa mort est terriblement symbolique.

"Contrecoups" ou l’histoire de Malik Oussekine
© Bollée, Puchol & Casterman

Parlez-nous de cette brigade policière. Quels ont été les circonstances de sa création et surtout, pourquoi intervenait-elle avec une telle agressivité ?

Bollée : PVM : Le peloton de voltigeurs motoportés. Cette brigade a été créé en 1969, juste après mai 68. Nous avons là clairement une volonté de créer une force quasi violente, qui aura pour fonction de disperser les manifestants, qui sont assimilés à des casseurs. je vous avoue qu’avant 1986, je n’avais jamais entendu parler de cette brigade, alors qu’elle existait depuis 1969 !

Puchol : Peut-être que cette brigade avait été suspendue et remise en fonction en 1986 ? Je me pose également la question parce que je n’en ai jamais entendu parler dans les années 1970.

Bollée : Les Français ont découvert avec stupeur cette brigade au lendemain de l’affaire Oussekine.
Il y a deux aspects importants : d’abord l’usage de motos de cross...

Puchol : La police n’utilisait pas ce genre d’engins à l’époque.

Bollée : Il y a un aspect de sport extrême qui choque car on a l’impression d’avoir à faire à des cowboys.

© Bollée, Puchol & Casterman

En lisant cette séquence, j’ai eu l’impression d’être dans le film Le Prix du danger d’Yves Boisset avec Gérard Lanvin en tête d’affiche.

Bollée : Effectivement, Il y a un côté rodéo évident dans leur manière d’agir.
Le second élément important est l’usage, durant les interventions, de cette matraque d’un mètre de long. Donc, si vous combinez tous ces éléments : le sentiment de puissance suscité par un tel engin de moto-cross et l’usage d’une arme aussi contondante que cette matraque, on en arrive facilement à des drames. On tape comme des cons sur des concitoyens ! Même si cette personne est à terre, on va l’achever. C’est un cauchemar qui est arrivé cette nuit-là !

En marge de l’affaire Oussekine, vous abordez aussi la question du sida, qui était aussi importante à cette époque. Comment vous êtes-vous organisé pour l’écriture du scénario ?

Puchol : Laurent a écrit le scénario en amont.

Bollée : C’est un peu cela. J’ai écrit mon scénario de mon côté puis, durant la collaboration, j’ai développé certains aspects au fur et à mesure que Jeanne faisait la mise en scène.

Puchol : Mes interventions étaient vraiment à la marge. Par exemple : là, ne faudrait-il pas une case en plus ? Est-ce que telle séquence est vraiment lisible pour le lecteur ? C’était le genre d’observations que je faisais, mais je n’ai pas été jusqu’à être co-scénariste.

En l’occurrence, ce personnage du garde du corps m’a surprise mais l’homosexualité et le sida étaient aussi de grands sujets de société en France à cette époque-là. Pour rendre le truc crédible, c’est moi qui ai décidé que ce garde du corps, un homme avec une certaine froideur et qui a de la bouteille, serait en couple avec un homme beaucoup plus jeune et très typique du genre de personne que l’on pouvait rencontrer durant ces années-là.

Bollée : Au niveau du fond, il y avait une double volonté à traiter le sida. Un ami m’a fait remarquer que c’est également en 1986 que Danielle Mitterrand avait parrainé la première soirée de lutte contre cette maladie en France, ce qui correspondait à une prise de conscience collective vis-à-vis du VIH. Cela m’intéressait d’y faire référence à un moment dans le livre.

Et puis, il y a eu aussi le vocable forgé par cet édito de Louis Pauwels dans Le Figaro Magazine que je voulais intégrer : « le sida mental » et le vrai sida. C’était une manière de boucler la boucle. Cet édito du Figaro Magazine m’a vraiment impacté car il s’agissait d’un brûlot anti-jeune inédit. Effectivement bien écrit, parce que Pauwels était un écrivain, mais le fond de son texte est vraiment haineux par rapport à la jeunesse. Cela m’a autant touché que la mort de Malik parce que j’étais jeune ; j’avais 19 ans ; l’envie de réussir ma vie et j’écrivais déjà. Et là, entendre un vieux écrire que les jeunes n’ont aucune motivation, aucune envie et que leur mode de pensée est « un sida mental ». Bref, un amas de haine à l’égard de la jeunesse française ! la mort de Malik et cet article m’ont coupé les jambes !

Depuis Mai 68, on a l’impression que la jeunesse a toujours été marginalisée. Qu’est-ce qui, selon vous, n’a pas marché au niveau politique ?

Puchol : Je n’avais pas lu l’édito de Pauwels à l’époque. Je l’ai découvert en lisant le scénario. Je l’ai trouvé d’une haine, d’une violence sans nom ! C’est le texte d’un vieux réac’, qui est symptomatique du problème des générations : à un moment on n’est plus jeune ! On voit bien que l’on est vieux dans l’œil de l’autre, même si nous n’avons pas cette perception-là. Je pense que le faussée des générations est inévitable. Il y a deux attitudes à avoir : soit on accepte de faire confiance à la nouvelle génération, soit on est dans le clivage et l’on considère toute initiative venant des jeunes comme nulle. Les Pauwels et Cie. oublient comment ils étaient eux-mêmes à 20 ans. C’est beaucoup plus un problème humain que politique. Il y a des gens qui ne supportent pas de passer la main. On connait l’adage : “Après moi, le Déluge”.

Bollée : Maintenant, je prends le problème à l’envers. Quand je vois le nombre de Français qui sont prêt à voter pour une nana de 25 ans comme Marion Maréchal-Le Pen, je me dit aussi que je suis anti-jeune...

La famille de Malik Oussekine

Vous oubliez peut-être que Nicolas Sarkozy a été maire à 28 ans.

Puchol : Et Fabius a été le plus jeune Premier Ministre, même si ça n’a pas été un exemple très brillant mais ce n’était pas lié à son âge (rires). Même Giscard et Chirac étaient jeunes lorsqu’ils ont émergé au niveau national. Cela détonnait très fortement avec les De Gaulle et Pompidou.

Bollée : Mais je milite pour une démocratie un peu jeune, avec des responsables politiques ayant la quarantaine.

Puchol : Aujourd’hui, j’ai l’impression que nous vivons un retour en arrière. Nous avons des politiques qui sont là depuis trente, quarante ans mais qui s’accrochent éperdument au pouvoir. Les jeunes n’en peuvent plus !

La question est en filigrane mais il y aussi la question du délit de sale gueule. On a beaucoup parlé dans les médias des meurtres d’Afro-Américains par la police aux USA mais il y a quelques temps, il y a eu une manifestation à Paris qui dénonçait aussi ces morts suspectes de personnes d’origines étrangères par la police française.

Puchol : C’est vrai que c’est une dimension qui m’a toujours intéressée et qui est présente dans le scénario en filigrane.

Bollée : Le problème est évoqué de manière contournée, en donnant l’impression de ne pas y toucher.

Puchol : C’est vrai que lorsque je mets en scène Hassin, le petit voisin de la famille Oussekine, qui ne comprend pas la gravité et la complexité du problème quand sa mère le serre contre elle en lui parlant de son avenir. Hassin lui demande : “C’est quoi un avenir” ? c’est une séquence très forte. Cela m’a fait penser à la fameuse Marche dite des Beurs plutôt qu’à SOS Racisme, car je trouve que SOS Racisme n’était pas la meilleure réponse à donner. J’ai l’impression qu’à partir de cette période-là, les faits vont s’empiler pour nous emmener dans l’extrême violence que nous connaissons aujourd’hui. Hassin tout comme Malik sont français mais aujourd’hui, on entend encore des gens dirent un tel n’est pas français, alors qu’il est né en France ou a grandi dans notre pays.

Au début, j’avais proposé comme projet de couverture qu’Oscar, l’ambulancier africain porte dans ses bras le corps de Malik. C’est là scène où il l’emmène à la morgue. Et j’ai appelé cette séquence “Pietà républicaine” sur mon carnet de notes, en référence à la Vierge qui porte le Christ mort. On avait là un raccourci du problème du racisme en France : le colonialisme pas digéré, la question de la Guerre d’Algérie qui hante encore les esprits aujourd’hui, etc. Et de cet enchaînement de choses qui ont découlé sur le problème de ces populations ostracisées, mises au ban de la société et qui sont devenues des foyers de violence. Tout cela s’est fait sous des gouvernements de droite comme de gauche.

Bollée : Et c’est d’autant plus ignoble lorsque l’on regarde le parcours de Malik Oussekine. Il symbolisait une relative bonne intégration : il était né en France, il était étudiant et il voulait même devenir prêtre ! il s’intéressait beaucoup à la religion catholique, le témoignage d’un prêtre le confirme. Mais on va le tuer et on essayera de le faire passer pour un obscur terroriste. Est-ce que le policier lui aurait autant tapé s’il ressemblait à un Français « pure souche » ? La question peut être posée.

Que serait devenu Malik Oussekine s’il n’avait pas été tué cette nuit là ?
© Bollée, Puchol & Casterman

Il y a une petite polémique autour de la plaque commémorative car il n’est pas fait mention que Malik Oussekine a été tué par la police.

Puchol : Je pense que la pose de ce genre de plaques dans l’espace public c’est… voilà. Même si le maire de l’époque avait été Bertrand Delanoë et qu’il aurait proposé une rédaction du texte commémoratif plus explicite, je ne pense pas que ce serait passé ainsi.

Cette période marque aussi la naissance des mouvements antiracistes tels que SOS Racisme et le fameux : “Touche pas à mon pote”. Aujourd’hui, une partie des Français ne se sent plus représentée par ce mouvement qui s’est institutionnalisé. Par contre, on a vu l’émergence de plusieurs mouvements plus spécifiques et aux revendications plus identitaires tels que le CRAN, Les Indivisibles ou encore Les Indigènes de la République. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne plaisent pas à tout le monde, si l’on se réfère au dossier que leur a consacré le journal Libération en avril dernier. Selon vous, qu’est-ce qui n’a pas marché avec SOS Racisme ?

Puchol : Je vais peut-être être encore excessive, méchante et idéologique mais j’ai l’impression que SOS Racisme a été créé de toute pièce pour empêcher la contestation d’aller plus loin. “La Marche pour l’égalité et contre le racisme” été un truc formidable mais la création de SOS Racisme a totalement confisqué le mouvement à ses initiateurs.

C’est ce que les “nouveaux antiracistes” disent aussi.

Puchol : Je trouve que cette récupération a été une catastrophe. M. François Mitterrand s’est cru très malin sur ce coup-là mais sur le long terme, c’était une grosse erreur. Sans doute que le mouvement des Beurs aurait été différent si on leur avait laissé la possibilité de rester maîtres de leur action et de les reconnaître comme tels. Mais il y a eu à la place cette espèce d’entourloupe qu’est SOS Racisme ! En plus, SOS Racisme a eu plus une action de producteur de musique et de concerts que de vrai mouvement associatif antiraciste. Je pense avoir lu cela dans le livre d’Alain Badiou, qui est connu pour ne pas mâcher ses mots (rires). C’est peut-être un constat un peu exagéré mais il ne l’est pas tant que cela. C’est pour cela que travailler sur cette BD m’a donné beaucoup à réfléchir.

Il y a aussi le tournant de l’austérité. Les gens ont voté à gauche mais ils se sont rendu compte trop tard qu’autre chose se préparait.

Bollée : C’était la crise économique. Si nous vivions dans une société avec plus de travail pour tout le monde, sans avoir toutes ces difficultés à trouver un emploi convenable, la situation serait différente.

Propos recueillis par Christian Missia Dio.

Photo : Christian Missia Dio

Voir en ligne : Découvrez Contrecoups Malik Oussekine sur le site des éditions Casterman

(par Christian MISSIA DIO)

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Photos : Christian Missia Dio

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