L’Île aux Diables - Par Raphaël Drommelshlager et Grégory Saint-Félix - Glénat

21 juin 2018 0 commentaire
  • Une histoire de pirates, de trésor et de malédiction. Comme la promesse, alléchante, d'un "Pirates des Caraïbes" pour tout petits. Sauf que la sauce ne prend pas, l'ensemble se montrant trop plat et trop peu inspiré.
L'Île aux Diables - Par Raphaël Drommelshlager et Grégory Saint-Félix - Glénat
Une ouverture qui nous plonge en plein dans une histoire de pirates !
L’Île aux Diables © Glénat

Issu de la grande bourgeoisie bordelaise, Alban ne rêve que d’une chose : partir à l’aventure sur les mers lointaines. Le décès de sa mère, la découverte d’une ascendance secrète et le départ d’un navire pour une mystérieuse expédition fournissent prétextes et occasion à notre héros pour répondre, enfin, à l’appel du large.

Embarqué sur le navire, Alban s’y retrouve mousse avec un jeune garçon du même âge que lui, avant que le duo d’enfants ne vire au trio avec l’arrivée d’une jeune fille. Et alors que l’équipage fête la première nuit en mer, notre héros découvre le sombre secret d’Engoza, leur capitaine, avant que le Madagar se révèle être un vaisseau pirate.

De l’aventure, des mystères, un soupçon de magie et un trio de héros classique mais efficace : il y a matière à de jolis développements à destination d’un public jeunesse. Malheureusement L’Île aux Diables pêche par manque d’originalité et se contente de mettre bout à bout une série de clichés. Alignement d’une suite de balises du récit d’aventure, il ne prend pas la peine de réellement faire vivre une intrigue un tant soit peu novatrice.

Situations et dialogues paraissent empruntés et artificiels ; il n’est pas certain que les jeunes lecteurs parviennent à s’immerger dans le récit. Testé à la maison sur un public 8-10 ans, le titre n’a pas suscité l’enthousiasme. L’événement sur lequel s’achève le volume surprend néanmoins laisse entrevoir une direction inattendue et intéressante. Mais n’est-ce pas un peu tard ?

En deux planches, Alban dit son dégoût pour son milieu, découvre qu’il n’est pas le fils de son père (très méchant, de toute façon), pleure la mort soudaine de sa mère et décide de partir en emportant un collier à effigie de tête de mort. Ouf !
L’Île aux Diables © Glénat

(par Aurélien Pigeat)

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L’Île aux Diables T1 : "Alban". Par Raphaël Drommelshlager (scénario) et Grégory Saint-Félix (dessin). Glénat, collection "Tchô !". Sortie le 20 juin 2018. 56 pages. 11,50 euros.

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