L’Île de Puki, tome 1/2 : Au début le cœur... - Par Danjou & Djet - Vents d’Ouest

14 décembre 2011 6
  • La première partie de ce diptyque pose les bases d'un univers coloré et attirant. Mais derrière la quête très fantastique de cette petite fille, se cache une réalité plus profonde et universelle.

Une petite fille s’éveille sur une île inconnue et fantastique, un bout de terre perdu au milieu de nulle part. Une île qui possède un certain nombre de règles qu’heureusement, l’étrange Phylegos lui explique dès son réveil. Il est son guide et son protecteur pendant ce séjour. Et pour commencer il lui donne son nom : Puki. Car comme tous les autres enfants déjà présents, Puki a tout oublié.

Ici, personne ne sait pourquoi ni comment il est là, et encore moins ce qu’il était avant. Pour répondre à ces questions, Puki doit quitter l’île. Et pour partir de l’île, elle doit, au terme d’une périlleuse quête, récupérer un cœurâme afin de réveiller son totem.

L'Île de Puki, tome 1/2 : Au début le cœur... - Par Danjou & Djet - Vents d'Ouest
Inventif, mignon et innocent, Puki est directement attirant pour le jeune public
Le tome 2 sort courant janvier

Difficile de ne pas penser à l’animation asiatique en découvrant le dessin et le ton de la quête symbolique évoquée par les auteurs. Pourtant, transcendant les clichés, ils parviennent à rendre d’emblée sympathique cette petite fille transformée partiellement en cochon. On se prend aisément parti sur la suite à donner au récit qui se résume à ce questionnement : faut-il profiter de la vie plutôt agréable de cette île ou se battre pour réparer le totem afin de revenir vers un passé inconnu ?

Si ce conte s’adresse plus résolument à la jeunesse, les premières et dernières pages de l’album lui confèrent un second sens dédié aux adultes qui, comme cet enfant, peuvent se retrouver seuls à devoir se battre pour se raccrocher à la vie... La sélection jeunesse d’Angoulême a très justement choisi cet album au dessin vif et de qualité, dont l’apparente simplicité adresse efficacement un message aussi simple que vibrant à ses lecteurs.

Ce diptyque est magique, mêlant les styles avec originalité et homogénéité, le second tome paraissant pour le festival d’Angoulême.

Des voix off semblent commenter cette épreuve que doit traverser Puki

(par Charles-Louis Detournay)

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Lire les premières planches des tomes 1 et 2

 
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6 Messages :
  • On dirait vraiment du Ankama, on voit ce qui marche.

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    • Répondu le 15 décembre 2011 à  13:32 :

      Vous voulez dire du Dofus ou du Wakfu, univers du jeu et du dessin-animé produits par Ankama ?
      "On dirait du Ankama", porte à confusion : certains pourraient croire que vous englobez toutes leurs publications BD, qui offrent tout de même un éventail assez varié...

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      • Répondu le 15 décembre 2011 à  15:07 :

        qui offrent tout de même un éventail assez varié...

        Pas vraiment, tout s’y ressemble un peu.

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        • Répondu le 15 décembre 2011 à  17:24 :

          C’est vrai que Meta Muta et Maliki, c’est carrément le même chose.
          Ou bien Freak’s squeele et Havre. Ou Love et We are the Night...
          Du pareil au même comme vous dites...

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          • Répondu le 15 décembre 2011 à  23:14 :

            C’est vrai que Ankama c’est comme Dupuis à une époque où tout ressemblait à du Franquin.

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            • Répondu le 16 décembre 2011 à  12:28 :

              Je faisais de l’ironie (peut-être est-ce également votre cas, mais j’avoue que ça me dépasse de loin, alors) : avez vous seulement feuilleté leur catalogue ?
              Ça ressemble quand même vachement à un gros préjugé allié à de la mauvaise foi tout ça...

              Mais bon, ce n’est peut-être pas la peine d’insister sur la diversité réelle ou non d’un éditeur ici même : après tout on est supposé parler de l’oeuvre chroniquée. Et comme je ne l’ai pas lue, je fais forcément du hors sujet...

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