L’enfant en moi T. 3 – Par Mamoru Aoi – Kana

Par Malgorzata Natanek Pas mal 25 juin 2024 
Une des problématiques ques les adolescentes rencontrent en cas de grossesse imprévue est la réaction de leur propre famille. L’angoisse et le sentiment de solitude qu’une jeune fille peut traverser à ce moment sont exactement ce que Sachi s’apprête à affronter dans ce tome.

Maintenant, que les familles des deux lycéens sont au courant de la grossesse de Sachi, une discussion difficile va avoir lieu. Même si Sachi peut compter sur le soutien inconditionnel de Takara, des difficultés familiales vont se présenter. Si elle décide d’accoucher, comment se préparer à l’arrivée de l’enfant ? Quels impacts ce choix aurait-il sur la vie du jeune couple ?

L'enfant en moi T. 3 – Par Mamoru Aoi – Kana
L’enfant en moi planche
© Mamoru Aoi / Kodansha Ltd.

Les divergences de réactions et de point de vue des familles des lycéens nous plongent dans une conversation déplaisante. La froideur et le ton qui monte chez certains personnages installent un climat de malaise assez réaliste. Sachi arrive tout de même à se faire entendre, mais sa peur est bien visible. Grâce à cet événement, elle réalise qu’elle est vraisemblablement soutenue par ses proches, ce qui lui donne de la force.

La mère de Takara, assez hostile dans cette situation, n’est pas si insensible que cela. Son entretien privé avec Sachi est à la fin une agréable surprise. Sa position diverge de celle de l’héroïne, mais elle est tout à fait compréhensible. Son expérience met en avant un parcours et des choix différents qui sont l’opposé de ceux que l’héroïne compte faire. Suivre leur échange sur le thème de la grossesse montre qu’il n’y a pas de bonnes réponses à ce sujet.

Le plus important est que chaque femme puisse faire ce qui lui convient sans faire culpabiliser ou forcer d’autres personnages dans le même cas - ce que tente la mère du héros.

Il s’agit d’une discussion entre une adulte et une enfant qui n’a pas encore conscience de certaines choses et qui manque encore de maturité. Avoir un enfant change une vie, car il n’y a aucune possibilité de retour en arrière. Le dialogue aurait ainsi été plus pertinent si l’héroïne avait été un peu plus âgée.

L’enfant en moi planche
© Mamoru Aoi / Kodansha Ltd.

Il n’empêche que la mère est très cruelle à l’égard de son fils. Elle incarne ainsi ce genre de parent qui pourrait arriver à des extrêmes si leur enfant se retrouvait confronté à une grossesse. Une mère têtue qui veut faire obéir son enfant et n’accepte pas sa décision en voulant l’obliger à suivre son avis et en prenant des mesures drastiques. Ses agissements contrastent avec la mère de Sachi. Les deux réagissent de façon très différente à l’annonce de la grossesse de la protagoniste. C’est le jour et la nuit.

Si Sachi n’avorte pas, que se passe-t-il ? Un autre lot de questions assaille la jeune fille. Le lecteur en découvre un peu plus sur les coûts qu’exigent l’entretien d’un bébé et sur les aides possibles que propose le Japon pour y remédier. Nous la voyons exercer les premières démarches nécessaires pour une femme enceinte qui veut garder son enfant. En revanche, quand est-il des cours et de son avenir ? Ces questions sont légèrement traitées, mais elles seront sûrement approfondies plus tard.

L’enfant en moi planche
© Mamoru Aoi / Kodansha Ltd.

Petit bonus en fin de tome : quelques pages sont consacrées à la grossesse et à la sexualité. Il y est question de sujets tabous, mais cela reste très instructif. La parole y est donnée à une ancienne infirmière en milieu scolaire et professeure d’éducation sexuelle : c’est à lire !

(par Malgorzata Natanek)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Code EAN : 9782505121671

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