L’état de la bande dessinée : Vive la crise ? - Collectif - Editions les Impressions Nouvelles

3 mars 2009 19 commentaires
  • Après l’état de la France, de l’école, du monde…, voici celui de la bande dessinée ! Rassemblés au cours de la dernière Université d’été du château de la Pouyade, un certain nombre d’experts se penche avec bienveillance mais sans complaisance sur l’avenir de notre médium préféré.

Depuis quelques années, c’est peu de dire que le marché français de la bande dessinée a connu une progression fulgurante en nombre de titres publiés. Quelles sont les répercutions de cette évolution sur les stratégies des éditeurs, les pratiques des diffuseurs, des libraires ? Comment l’interprètent journalistes et spécialistes du médium ? Quel est le point de vue des auteurs ?

Cet ouvrage illustré de manière irrévérencieuse par Mathieu Sapin, rassemble de manière claire et argumentée les opinions de nombreuses "personnalités autorisées" qui sans répondre complètement (est-ce possible ?) ont le mérite d’éclairer ces questions sous des angles variés, complémentaires ou parfois contradictoires.

Du 30 juin au 4 juillet, dans le cadre enchanteur du Château de la Pouyade Gilles Ciment (directeur général de la CIBDI d’Angoulême), Didier Pasamonik (actuabd), ou Grégoire Seguin (édition Delcourt) ont (parmi d’autres) donné leur interprétation de ce que certains appellent encore la crise de la BD ; le point d’interrogation figurant dans le titre rend bien compte de la "variété" des "opinions" sur le sujet !

Rare intervention à s’intéresser à la situation actuelle du médium, l’ouvrage se découpe en trois parties complémentaires et érudites : les raisons d’un essory sont présentées par Fabrice Piault (ACBD), Jean Louis Gauthey (édition Cornelius) tandis que les nouveaux visages de la bande dessinée populaire sont illustrées des contributions de Xavier Guibert (du9), Émile Bravo ou Lewis Trondheim (auteurs). Enfin, Stéphane Beaujan (les Inrockuptibles) , Benoit Peeters (auteur, théoricien) posent sous forme de conclusion (non définitive !) les questions de la place et de la pérennité du phénomène manga .

Multipliant les points de vue, l’ouvrage éclaire d’une manière particulière ce phénomène éditorial pour tout ceux (et ils sont nombreux !) qui pour des raisons diverses, n’ont pu assister ou participer aux échanges de l’été dernier. Ceux là (et les autres !) trouveront dans ce volume un outil d’analyse précieux prolongeant utilement des débats, qui on s’en doute sont loin d’être clos.

Un ouvrage indispensable pour ceux qui cherchent à découvrir ce qu’il y a derrière les cases, et qui enrichit le catalogue d’un éditeur particulièrement actif dans l’étude et la théorisation de la bande dessinée.

(par Patrice Gentilhomme)

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19 Messages :
  • La lecture de cet ouvrage est passionnant. Aussi bien l’intervention de Louis Delas ou celle d’harmonia mundi permettent de mieux cerner les défis actuels de la surproduction.

    Mais maintenant que la vraie crise se montre, la donne risque de vite changer dans notre domaine.

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    • Répondu par François Pincemi le 3 mars 2009 à  21:13 :

      Pour ma part, je suis étonné que ce livre donne surtout la parole aux éditeurs. Il me semble qu’il aurait été interessant de proposer aussi les reflexions des libraires. Que beaucoup de livres sortent, c’est indéniable ! Mais il serait interessant de savoir combien se vendent effectivement. Trés souvent, je vois les libraires remballer les invendus pour un retour au diffuseur. Aprés tout, ce sont ces commerçants (libraires spécialisés BD, mais aussi responsables des rayons BD des grandes enseignes (Fnac, Virgin etc) qui sont le mieux au courant de l’accueil du public.

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      • Répondu le 4 mars 2009 à  08:24 :

        Pincemi, pour l’accueil du public, d’excellents organismes, contre quelques menues monnaies, vous donneront à peu de choses près, les chiffres de vente de chaque album en temps réel ou cumulés depuis la sortie ( hors VPC et web ) !

        Franchissez donc le pas, et faites quelques recherches de ventes au hasard, et vous verrez que la crise est déjà bien là !

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      • Répondu par Xavier Mouton-Dubosc le 4 mars 2009 à  09:46 :

        Les libraires ont la parole : Vincent Poeydomenge (Bachi-Bouzouk, membre de CanalBD) et Éric Garnier (Virgin, responsable du secteur BD et beau-livres) disent des choses fort justes et franchement intéressantes sur les offices, le placing et le problème de la mise en avant des labels indépendants.

        Avez-vous seulement ouvert ce livre ?

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        • Répondu par François Pincemi le 5 mars 2009 à  14:31 :

          Avant d’ouvrir ce livre, il me faudrait déjà le trouver. Merci de m’indiquer une adresse où je puisse le consulter dans les Ardennes, à défaut à Paris ou à Liège où je me rends une fois par mois.

          Je remarque que très souvent, des articles sont mis en ligne sur actuaBD bien avant la mise en place des livres chez les libraires, ce qui peut etre génant. C’est le cas de L’état de la BD, mais aussi de Laika (sortie en mai, d’après amazon). Idem aussi sans doute pour le dernier Vivés (castet) et le Zanier qui vient de sortir chez Tabou.

          Donc effectivement Monsieur Mouton-Dubosc, j’ai posté mon petit commentaire suite à la seule lecture de l’article (intéressant au demeurant) d’actua-BD. Est ce interdit ?

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          • Répondu le 5 mars 2009 à  15:56 :

            Est ce interdit ?

            De parler sans savoir ? Non, sinon on ne vous lirait jamais, ce n’est pas interdit mais ne vous étonnez pas de passer pour un imbécile.

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          • Répondu par l’éditeur le 6 mars 2009 à  11:26 :

            Bonjour

            Le livre est édité par Les Impressions Nouvelles, distribué depuis janvier par Harmonia Mundi. Facile à trouver dans les bonnes librairies ou chez les spécialisés BD, facile à commander sur le site de la Fnac, Amazon, etc.

            www.lesimpressionsnouvelles.com

            Voir en ligne : Trouver "L’état de la bande dessinée"

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  • Juste une info, sur BDzoom de ce matin, qui montre que la crise de la surproduction est toujours là, aussi :

    Ah si ! On a failli oublier de vous dire que contrairement à ce que l’on pourrait croire et à ce que les éditeurs déclarent, la production n’a pas diminuée ! Du 1er janvier au 28 février 2009, 732 albums (nouveautés, rééditions, recueils d’illustrations dus à des auteurs de bandes dessinées et essais sur le 9ème art) sont parus, contre 709 sur la même période en 2008 ! ! !

    Gilles RATIER, avec un peu de Laurent TURPIN

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 5 mars 2009 à  12:03 :

      Après "la crise", voici "la crise de la surproduction". J’ai peine à croire que c’est Ratier et Turpin qui ont signé ce post.

      S’il y avait vraiment une crise, les éditeurs produiraient moins.

      Ou alors ce sont des inconscients, irresponsables de surcroît, juste bons à aller brûler sur le bûcher des vanités avec les boursicoteurs.

      Il vaut mieux, c’est une évidence, réduire la production, restreindre le chiffre d’affaire des libraires (trop riches !) et mettre quelques centaines de jeunes auteurs au chômage pour leur apprendre à vivre (car les best-sellers, c’est bien connu, ils ne surproduisent pas).

      Quant aux Japonais, il faudrait adapter rien que pour eux la Loi de 1949. On l’a bien fait avec les Américains, pourquoi on ne le ferait pas avec eux ?

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      • Répondu le 5 mars 2009 à  17:12 :

        Ratier évoque peut être avec la surproduction, le " tout et n’importe quoi publié " comme dit par Wacquet dans l’excellent article de Marianne -
        "BD attention, la bulle risque d’exploser"

        Avez vous lu cet article ?

        Pour ma part je le trouve édifiant

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        • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 5 mars 2009 à  19:01 :

          Bien sûr que je l’ai lu cet article.

          Désolé pour ma consœur, mais je le trouve racoleur et d’une bêtise crasse.

          Je traiterai de tout cela un de ces jours. Là j’ai d’autres urgences sur le feu.

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        • Répondu le 5 mars 2009 à  20:13 :

          Ratier n’a jamais posté le post faisant référence à son article sur bdzoom où jamais il n’a parlé de surproduction : par contre, c’est bien Ratier qui parle là : lisez donc mon article dans son entier : http://www.bdzoom.com/spip.php?article3781
          J’y faisais simplement remarquer que, contrairement aux dires des éditeurs (notamment à Angoulême), la production n’a pas diminué : je n’y mettais aucun jugement de valeur !
          La bise et l’amitié
          Gilles Ratier

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          • Répondu le 6 mars 2009 à  12:05 :

            "Du 1er janvier au 28 février 2009, 732 albums (nouveautés, rééditions, recueils d’illustrations dus à des auteurs de bandes dessinées et essais sur le 9ème art) sont parus, contre 709 sur la même période en 2008 ! ! !"

            quelle est la part des nouveautés, des rééditions, des recueils d’illustrations et des essais ? Si les éditeurs disent que la production a diminué, ils veulent peut-être parler des nouveautés ? Pour ce qui est des rééditions, un éditeur qui a un livre qui marche est bien obligé de le rééditer dans le meilleur délai. Ensuite, comment se répartissent les productions des éditeurs. Les gros éditeurs publient-ils plus, moins, autant que l’année précédente ?
            On peut toujours faire parler les chiffres comme on veut...

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            • Répondu le 7 mars 2009 à  11:37 :

              « Pour ce qui est des rééditions, un éditeur qui a un livre qui marche est bien obligé de le rééditer dans le meilleur délai. »

              Je crois, monsieur ou madame (qu’est ce que c’est agaçant ces messages anonymes !), que nous ne parlons pas de la même chose. J’entends par rééditions, des nouvelles éditions ayant nécessité une modification importante (intégrales, nouvelle collection, édition complétée ou diminuée, nouveau « packaging », etc.) : pas de simples retirages dont le seul changement est un nouveau code-barre et, éventuellement, une nouvelle date de dépôt légal ou d’achevé d’imprimé. Donc, même s’il s’agit de rééditions, ce sont quand même des nouveaux livres qui font partie des offices que reçoivent les libraires.
              Ceci dit, vous avez raison, c’est cette part des rééditions qui a le plus augmenté, mais il n’y a que 21 « véritables » nouveautés (bandes dessinées n’ayant jamais été publiée en albums) en moins par rapport à 2008, sur la même période.
              Cela se répartit exactement ainsi :
              Nouveautés : 555 en 2009, 576 en 2008
              Rééditions : 115 en 2009, 87 en 2008
              Recueils d’illustrations faites par des auteurs de BD : 50 en 2009, 33 en 2008
              Essais : 12 en 2009, 13 en 2008
              Après, moi je vous donne les chiffres sans jugement de valeur, je ne les fait pas parler (comme vous dites) : j’ai même plutôt l’impression que c’est vous qui avait envie de les interpréter comme cela vous arrange…
              Tant que j’y suis, même si je suis complètement d’accord avec le fond des propos de Sergio Salma (et aussi avec ceux de Didier Pasamonik, enfin, ceux sur la notion de crise), je voudrais quand même lui préciser que Virginie François, la responsable de l’article dans Marianne (c’était dans le n° paru juste avant le Festival d’Angoulême), n’est pas du tout une personne qui ne connait la bande dessinée que parce qu’on lui a mis des chiffres sous le nez. Elle est, entre autre, l’auteur d’un livre très intéressant (intitulé tout simplement « La Bande dessinée ») qui propose, selon le principe de la collection « Tableaux choisis » aux éditions Scala, un parcours en douze œuvres, sélectionnées dans la bande dessinée européenne, américaine et japonaise. Elle est par ailleurs journaliste spécialisée au Magazine des Livres, aux [dBD], à Virgin Mag, et à Livres Hebdo où elle tient régulièrement des rubriques sur la bande dessinée…
              Allez, bonne interprétations de mes commentaires...
              Cordialement pour ceux que je ne connais pas et La bise et l’amitié à ceux que je connais !
              Gilles Ratier (qui signe de son nom, lui)

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          • Répondu par Sergio Salma le 6 mars 2009 à  13:25 :

            Ce n’est pas un article, c’est juste l’humeur compassée d’une personne qui ne connaît la bande dessinée que parce qu’on lui a mis des chiffres sous le nez .

            Et même si ces chiffres font peur, que tous les acteurs du marché sont à cran et que la bande dessinée comme absolument tous les autres domaines vit forcément des moments difficiles( vous avez entendu les infos ?!Pourquoi voudriez-vous que la bd échappe au marasme ?), il est très clair que l’on mélange deux choses pourtant très distinctes.

            L’article mélange crise logistique et crise de création. En terminant sur la citation de Moebius, qui fera toujours l’unanimité, on se drape dans une attitude d’amateur éclairé en rejetant justement ce qui fait la richesse de ce média.

            On peut trouver un paquet de choses publiées qui frôlent effectivement le n’importe quoi. Mais dans le même temps, une quantité importante de beaux livres, de magnifiques oeuvres, de travaux novateurs ont vu le jour .Il y a une éclosion incroyable de talents. Mais ce qui aveugle l’observateur c’est la profusion de choses médiocres.

            Un peu comme si pour le cinéma( et d’ailleurs les mêmes esprits-chagrin ruent de la même façon dans les brancards) on notait l’invasion de films formatés, idiots, calibrés et sans saveur et qu’on oubliait l’émergence de créateurs hors du commun.

            La panique qui frappe les esprits est compréhensible. Cette sensation de peur" ça va péter, ça va s’effondrer" n’est pas propre à la bande dessinée. On est un contexte économique global qui influe évidemment sur tous les marchés. Il y a sans doute des ajustements qui se feront petit à petit comme il est normal que ça se fasse dans toutes les branches.

            Le grand spectre des évolutions technologiques ( le papier va disparaître, on écoutera la musique gratos, la VOD va tuer le cinéma, la télé va tuer le théâtre etc....)et un pessimisme ambiant n’aident pas à relativiser. On est dans le mood "Nostradamus avait raison." Quelle pitié.

            Qu’il y aie de la casse, sans doute. Des grincements de dents certainement.
            Une revue comme Marianne , à la pointe pour certains sujets, ne fait qu’effleurer le thème. Ce sont eux qui en 2001 ou 2002 publiait encore des articles titrés" la bd c’est pas pour les débiles".

            Ils ont juste une bonne vingtaine d’années de retard quand ils véhiculent ces idioties qui n’ont jamais été d’actualité. Parce qu’il y a 50 ans, quand cette culture était si mal vue , Franquin et Hergé étaient en pleine création. IL fallait être un CON pour ne pas percevoir leur génie .

            Ni la littérature , ni le cinéma ni rien d ’autre ne peut prétendre à mépriser le public. Ce sont les mauvais auteurs qu’il faut viser (et encore ils sont libres et personne n’oblige à leur faire la fête) et non un genre. Quand on aura compris ça, on saura que l’art n’existe pas( ni le majeur ni le mineur) mais que ce sont les créateurs qui sont majeurs ou mineurs.
            Il y a des merdes littéraires et des joyaux dans la chanson ou les histoires pour enfants.

            La lecture de cet article ( lisible sur le site Marianne ) n’apporte rien. Le fait que les deux plus grands producteurs de bande dessinée disent qu’il y a trop de titres publiés annonce la vacuité de l’exercice.

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            • Répondu le 7 mars 2009 à  09:16 :

              "Quand on aura compris ça, on saura que l’art n’existe pas( ni le majeur ni le mineur) mais que ce sont les créateurs qui sont majeurs ou mineurs."

              l’Art existe et il est majeur ou mineur en fonction de celui qui s’en empare. C’est plus juste comme définition, non ? Pour ce qui est du terme "créateur", je m’en méfie autant que du terme "génie".

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              • Répondu par Sergio Salma le 7 mars 2009 à  22:31 :

                D’accord avec vous. Je retire "créateur" mais pour remplacer par quoi ? Auteur ? OK. Auteur. Pour ce qui concerne "génie", je ne parlais pas des hommes , j’indiquais qu’ils en avaient ,du génie. Mais d’accord aussi, revoyons le terme. Talent, OK ?
                J’aimais bien l’option "l’art n’existe pas"...comme le cinéma n’existe pas etc...J’utilise cette formule pour signifier que ce sont les individus qui importent, je pense. On va me le laisser ?

                Ce vent de panique qui souffle et qui amène son lot de" ça peut plus durer"et de " mais où va-t-on ma bonne dame" me fait un peu penser aux sempiternels" c’était mieux avant".
                Peut-être suis -je un peu trop optimiste ? Les pessimistes arriveront-ils à me faire croire que tout ça va nous péter à la gueule d’une semaine à l’autre ?

                Vous connaissez la différence entre un pessimiste et un optimiste ? Un optimiste est un imbécile heureux. Le pessimiste un imbécile malheureux.

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        • Répondu le 6 mars 2009 à  17:22 :

          Pas le marianne de cette semaine, je n’ai rien trouvé sur la BD ? Quellle semaine SVP ?

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          • Répondu par Sergio Salma le 7 mars 2009 à  11:44 :

            l’article de Marianne

            Je ne considère pas que cette profusion de titres ne soit pas un problème ;connaissant des auteurs, fréquentant des libraires, il faudrait être aveugle pour affirmer que tout va pour le mieux . Mais il ne faut pas tomber dans le catastrophisme ambiant et en profiter au passage pour dire qu’il y a beaucoup de choses dispensables. Il s’agit là d’une réaction ambiguë qui conduit à de drôles de réflexions. Qui devrait-on empêcher de publier ? Au nom de quoi ? ça ressemble à une volonté d’épuration. Ça a le don de m’effrayer tout autant.

            « La bulle risque d’exploser ». A part le fait de pouvoir jouer avec les mots je ne comprends pas bien ce qui risque d’exploser. On est là encore dans un sentiment d’exaspération mais qui ne convient que très peu à une étude sérieuse des activités humaines et artistiques.

            Les chiffres et les lettres ont toujours constitué un curieux ménage et en ce qui concerne la bande dessinée on a vite fait de lui attribuer tous les records et par là même de la considérer comme une activité mal gérée, conduite par des individus irresponsables. Trop d’éditeurs, trop d’auteurs, trop de sorties. On ne prévoit plus un espace dans une revue d’informations que pour claironner les chiffres mirobolants, les succès éclatants ou les tirages faramineux de quelques séries populaires.

            Alors qu’il s’est publié environ 60000 (soixante mille) livres par an, tous genres confondus. Je ne lis nulle part que le métier d’éditeur de livres ( essais, romans, biographies…) soit sur le point d’exploser.

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