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L’exceptionnelle rentrée de Spirou 2010

  • Après l’échec artistique évident du Spirou de Trondheim et Parme, « Panique en Atlantique », les amateurs du héros au calot attendaient une suite à la série régulière qui soit au niveau de leurs attentes. Elle arrive en librairie ces jours-ci. La nouvelle aventure de Spirou & Fantasio, Alerte aux Zorkons de Yoann et Vehlmann, loin de décevoir, redonne un avenir à la série.
L'exceptionnelle rentrée de Spirou 2010
Spirou & Fantasio T51 : Alerte aux Zorkons
Éditions Dupuis

Spirou, c’est 51 albums d’une série-mère depuis 1944, plus 14 albums du Petit Spirou depuis 1990, des hors-série « Spirou de… » depuis 2004, sans parler de la tentative de création d’un manga Spirou, ni des nombreuses éditions en différents formats digest, intégrales, etc. Et, bien entendu, c’est depuis 1938 plus de 3000 livraisons de « l’hebdomadaire de la bonne humeur » tiré chaque semaine à près de 100.000 exemplaires et doté de 350.000 lecteurs.

Ce sont aussi 52 puis 26 épisodes de dessins animés pour la télévision qui seront prolongés en 2012 par un dessin animé en long métrage et par une nouvelle série de dessins animés avec Le Petit Spirou.

Une course-relais

Cette licence est la propriété des éditions Dupuis qui la « prête » à différents auteurs depuis 1940, année où le créateur du personnage, le Français Robert Velter le céda à l’éditeur de Marcinelle. Aujourd’hui, la « marque » Spirou représente entre un quart et un tiers du chiffre d’affaire de toutes les éditions Dupuis, c’est dire si elle est stratégique.

« C’est une course-relais entre dessinateurs et scénaristes depuis 1938, confirme Benoit Frippiat, éditeur en titre du personnage chez Dupuis. Il est nécessaire de bien coordonner les sorties, de bien communiquer dessus, de faire en sorte de ne pas sortir un « Spirou & Fantasio », un « Spirou de… » et un « Petit Spirou » à la même date. Spirou, c’est un code couleur : Du rouge, du noir et un bouton jaune et un patrimoine, comme en témoigne le fac-similé du Spirou de Franquin de 1946 que nous avons publié, tandis que le premier album de Jijé, « Spirou & l’aventure » de 1944 paraît en fin de cette année.  »

Fabien Vehlmann, Yoann et leur éditeur Benoit Frippiat
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Un recentrage nécessaire

Le directeur éditorial de Dupuis, Sergio Honorez ne tarit pas d’éloge sur les deux nouveaux repreneurs de la série : « Nous leur avons donné carte blanche pour trois albums minimum, histoire qu’ils impriment leur marque. Je ne suis pas inquiet pour cette reprise, et eux non plus, ce qui m’angoisse un peu, je dois dire. Mais il faudra juger leur prestation sur les trois prochains tomes. » Il constate que les albums d’Emile Bravo et de Yann et Schwartz avaient un peu trop attiré l’attention de la critique et du public sur la collection parallèle et il compte sur ses nouveaux poulains pour recentrer l’attention sur la série régulière.

Le recentrage était également nécessaire artistiquement car, au niveau du dessin, avec le dernier album signé Fabrice Parme, Panique en Atlantique, l’usage du personnage était arrivé à son niveau le plus bas. Ce que nous reprochions au dessin de Parme appliqué à Spirou & Fantasio, c’était sa nostalgie en toc pour un style de dessin popularisé par Stephen Bosustow dans les années 1950.

Or voici ce que pensait René Goscinny de ce genre de dessin : « J’ai été emballé par les premiers Bosustow, les « Gerald MacBoeing-Boeing », les « Mister Magoo »… Je me suis un peu refroidi car Bosustow a envoyé le dessin animé sur une mauvaise pente, par par volonté d’ailleurs, mais parce que l’on s’est aperçu que son style état non seulement facile à piquer, mais encore économique. Dès lors, on a commencé à exagérer dans l’économie et on a inventé cette aberration qui est le style télévision. Or, le style télévision, ça n’existe pas. Donnez un Walt Disney à la télé, il passe très bien. Seulement comme la télévision, partout et même aux États-Unis, paie très mal, on fait des dessins animés très bon marché. Or, c’est Bosustow qui nous a mis sur la voie avec ses personnages où seule la bouche remue. Très vite, après le premier enthousiasme, j’ai compris que c’était un cul de sac. Ça a fait du mal, je le crois vraiment.  »

Ce graphisme de gouacheur appliqué à Spirou est un véritable hiatus dans un univers où le dessin a toujours été roi. Il n’y a pas que le graphisme qui ait été attenté dans ce dernier album : à aucun moment, le scénario de Trondheim ne développe un univers qui appelle l’aventure. Cela a été une suite de saynètes hystériques et grimaçantes dans un huis-clos qui n’était qu’une parodie grinçante. L’insistance avec laquelle les éditeurs de Dupuis soulignent que la série « Spirou & Fantasio de… » n’a rien à voir avec la série régulière est en soi un aveu de leur gêne. Espérons que cette parenthèse soit définitivement close.

Spirou & Fantasio T51 : Alerte aux Zorkons

Une reprise réussie

Dire que nous sommes entièrement satisfaits du nouvel album de Yann & Vehlmann, Spirou & Fantasio : Alerte aux Zorkons est peut-être aller au-delà de la réalité. Mais nous sommes pour le moins rassurés.

Yoann ne trahit pas l’esprit de la série. La plupart des dessinateurs de Spirou restaient dans une tradition de dessin « franco-belge » héritée de Walt Disney et synthétisée par Franquin : un trait ample et rond, mais néanmoins réaliste, nerveux et enjoué, susceptible de développer un univers aux personnages et au décor loufoques, avec une justesse dans les gestes et les mimiques qui, chez Franquin, avait atteint des sommets.

La principale réussite d’Alerte aux Zorkons est d’avoir réintroduit une ménagerie fantastique qui était la marque de fabrique du créateur du Marsupilami et des Brothers. La « jungle » champignacienne est à ce titre exemplaire et on sent que les auteurs se sont amusés à créer cette galerie de personnages extraordinaires. Le dessin de Yoann le place dans les meilleurs animaliers de la série après Franquin et Roba.

Spirou & Fantasio T51 : Alerte aux Zorkons

Au niveau du scénario, Vehlmann agit en orfèvre et joue très bien des contradictions entre les conventions de la série et la perception du lecteur contemporain. Déjà, dans le précédent album de Spirou qu’il avait réalisé avec son complice, les Géants pétrifiés, il s’était débarrassé du costume du groom, ce qu’il se garde bien de faire ici.

À ce propos, j’ai une anecdote à raconter : à Mexico City dans un festival de BD, j’ai été amené à faire une animation devant une classe d’élèves du Lycée Français. Je leur montrai la couverture du premier Spirou & Fantasio de Yoann & Vehlmann. Comme j’essayais d’attirer leur attention sur l’abandon du calot et du costume pour le personnage, je leur posai la question : comment est-il habillé ? Ils ne s’étaient même pas aperçu que notre groom n’était pas costumé comme à l’ordinaire. L’un d’eux lâcha cependant : «  Il a des Converse !  » faisant allusion aux baskets étoilées portées par le personnage. Cela illustre la force de la convention. Vehmann joue très bien avec elle et le seul reproche que l’on pourrait lui faire dans cet album, est qu’il est encore mal à l’aise dans une définition crédible du rapport entre les personnages. Entre Spirou et Fantasio, entre Champignac et Zorglub, les rapports restent artificiels. Mais on peut comprendre que comparés aux 22 ans du règne de Franquin et aux 14 ans de celui de Tome et Janry, ce court récit de 54 pages ne lui ait pas encore permis de prendre ses marques. C’est pourtant là qu’on l’attend.

Il n’empêche que cet album convainc par ses qualités d’écriture, par l’intelligence de ses dialogues et par sa capacité à développer en quelques pages un univers complètement ébouriffant qui rend hommage, autant qu’il l’enrichit, à la série initiale. Vehlmann ne s’est pas fichu de nous : il a tout ce qu’il faut pour devenir le Chris Claremont de la série régulière de Spirou [1]

Relooker Spirou sans toucher à l’icône, tel est le défi des auteurs
Dessin de Yoann et Vehlmann pour la carte de voeux 2010 de Dupuis

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Le calendrier Spirou dans ces prochains mois
OCTOBRE 2010 : Intégrale Spirou Tome 10
NOVEMBRE 2010 : Fac Simile Spirou & l’aventure de Jijé
NOVEMBRE 2010 : Le Petit Spirou T15
FEVRIER 2011 : Intégrale Spirou Tome 11
AOÛT 2011 : Compil Le Petit Spirou
SEPTEMBRE 2011 : Spirou & Fantasio T 52
OCTOBRE 2011 : Intégrale Spirou T12
FEVRIER 2012 : Long métrage d’animation Spirou & Fantasio
FIN 2012 : Série de dessins animés Le Petit Spirou

Lire l’interview de Fabien Vehlmann et de Yoann

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Lien vers le site de Yoann et le blog de Fabien Vehlmann
Illustrations : © Yoann, Vehlmann & Dupuis

[1Chris Claremont passe pour être celui qui a renouvelé la série américaine des X-Men, personnages phare de la Marvel.

 
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16 Messages :
  • L’exceptionnelle rentrée de Spirou 2010
    27 septembre 2010 16:43, par Non, Didier, non.

    Non, Didier, non.
    Le Spirou de Trondheim et Parme est bon. Il est dans une veine franquinienne.
    Le Spirou de Yoann et Vehlmann est bon aussi. Il est dans une veine toméjanryste.

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    • Répondu par ishimou le 27 septembre 2010 à  21:08 :

      Ouf ! ça a été dur, ça a pris du temps, mais on est quand même arrivé à sauver une partie de notre patrimoine, à faire comprendre à cet éditeur, Dupuis, qu’assumer le style d’une école, c’est être intemporel, être au-dessus des modes. Non au tout publiable ! retour de la qualité, oubliées les fausses pistes, mangaga et autres sfarinades.
      c’est beau, c’est fort, vous nous régalez, merci.
      Bravo Johan ! Bravo Velhman !

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    • Répondu par PPV le 29 septembre 2010 à  15:47 :

      boarf, moi je n’ai pas trop vu cette parenté franquinienne, c’est plutôt l’histoire qui m’a déçue, c’est de loin le plus mauvais album des "spin-offs". Les ventes en diront plus, je devine que ce seront les pires, l’album ayant été moyennement soutenu par les libraires

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    • Répondu le 30 septembre 2010 à  19:09 :

      Je suis entierement d’accord avec toi ; ce sont deux très bon albums

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  • L’exceptionnelle rentrée de Spirou 2010
    27 septembre 2010 21:12, par Sébastien

    Rhô Didier tu es dur avec Parme et Trondheim. Et le nouveau Spirou, s’il est sympathique, lorgne beaucoup quand même du coté de Tome & Janry (le bestiaire renvoie très clairement à La Vallée des Bannis). Scénaristiquement, les Géants pétrifiés étaient plus originaux, et les liens entre Spirou, Fantasio et Champignac beaucoup plus justes qu’ici. Mais allez, attendons la suite !

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  • c’était sa nostalgie en toc pour un style de dessin popularisé par Stephen Bosustow dans les années 1950.
    Or voici ce que pensait René Goscinny

    Le Spirou de Parme tient bien plus de Raymond Macherot que du style UPA, et ce qu’en pense Goscinny est hors-sujet puisqu’il parlait de dessin animé, pas de bd, si "seule la bouche bouge" ça se voit en animation, pas en dessin fixe, d’ailleurs le dessin de Parme est très dynamique et pas du tout "animation restreinte".

    Relisez les Clifton de Macherot et vous verrez la parenté de Parme, bien plus qu’avec Mister Magoo.

    Il est totalement inutile de descendre encore et encore le très réussi Panique en Atlantique pour dire que le Yoann/Velhmann est une vraie réussite et fait entrevoir l’avenir de Spirou sous les meilleurs augures. Joie !

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    • Répondu le 28 septembre 2010 à  17:46 :

      Le style "UPA" est un terme générique pour parler de plein de personnalités différentes, souvent des ex-employés des studios Disney (suite à la grève des années 40). Des créateurs qui étaient passé d’un réalisme académique presque documentaire sur une production comme "Bambi" à des films didactiques pour l’armée américaine (une formation où l’efficacité était essentielle). Bosustow n’était qu’une de ces personnalités.

      C’était également des créateurs ouverts sur le monde du design, de la musique Jazz, de la peinture qui leur était contemporaine (Klee, Picasso, Dufy etc.). Des adeptes de l’adage "Less is more". Ils étaient ouverts et sur la peinture figurative et sur la peinture abstraite.

      A mon sens, l’album de Parme et Trondheim ne représente pas ce mouvement mais plutôt les productions plus tardives d’Hanna et Barbera comme les "Jetsons". Le style UPA s’est éteint aux Etats-Unis dès la fin des années 50. L’ouvrage "Cartoon Modern" d’Amid Amidi est un bon départ pour mieux comprendre les nuances de ces esthétiques du cartoon. Nuances qui ne semblent pas comprises par Parme lui-même qui amalgame toute une production sous un terme générique.

      Macherot, comme Will, Rosy, Bara, Jijé ou encore Uderzo connaissaient ces productions cinématographiques. Les premières pages d’Astérix (59) ne sont pas très éloignées du style que l’on retrouve dans les premiers Flinstones (60).

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      • Répondu le 29 septembre 2010 à  07:47 :

        "Le style "UPA" est un terme générique pour parler de plein de personnalités différentes."

        "Nuances qui ne semblent pas comprises par Parme lui-même qui amalgame toute une production sous un terme générique."

        C’est contradictoire, non ?

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        • Répondu le 29 septembre 2010 à  10:26 :

          Oups ! en effet. Ce que je voulais dire c’est que Parme présente UPA comme un style en soi alors que ce sont des centaines de créations très différentes. L’article ci-dessus présente également Bosustow comme un maître qui a fait école alors que ce n’est qu’un des très nombreux auteurs de ces années là. Je trouve que les termes utilisés sont trop génériques.

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          • Répondu le 30 septembre 2010 à  07:14 :

            Dans ce cas, le terme Nouvelle BD est trop générique aussi. Parme a des influences UPA mais n’a pas cherché à faire un Spirou. De plus, Parme connaît très bien le dessin animé américain de cette période. S’il utilise le terme "style UPA", c’est pour faire passer un message.
            Avez-vous déjà discuter de tout cela avec lui ?

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          • Répondu le 30 septembre 2010 à  07:21 :

            Est-ce Parme qui présente UPA comme un style en soi... ou les médias qui simplifient les choses ?

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  • L’exceptionnelle rentrée de Spirou 2010
    29 septembre 2010 15:42, par McFall

    Supposons qu’effectivement, le dessin du Spirou de Parme et Trondheim vire plus vers le "graphisme" et les "codes" que le dessin de Yoann (et de Franquin, Janry..) qui vire plus vers de la representation/expression.
    Même en validant cette supposition, je me dis deux choses :
    1-le dessin de Yoann, Franquin et Janry reste malgré tout très "codifié", géométrique, usant de formes simples et de compositions et cadrages qui ont plus à voir avec la communication qu’avec la représentation de la réalité. Simplement cette codification est recouverte, complexifiée, par un traitement du trait qui emprunte aux techniques de la représentation realiste : hachures, traits nerveux, contours moins réguliers. Mais je ne suis pas sur que l’essence de leurs travaux soit si différent de l’essence du dessin de Parme, dans l’intention. Je note la différence d’effet que cela fait à la lecture, mais j’ai du mal à les opposer dans le fond.
    2-Il me semble que c’est tout à fait cohérent, dans la carrière de Trondheim de faire un Spirou qui vire vers le graphisme "code", le graphisme "communication", et non pas le graphisme "expression" (je categorise de maniere caricaturale, volontairement pour essayer d’expliciter mon idee, mais je n’y arrive peut-etre qu’a moitié). Trondheim a toujours eu cette logique de dessin "code" dans ses propres albums. Que la collection "Le Spirou de.." n’ait pas une regle stricte qui dit "il faut aller dans le sens de la serie mere plus que dans le sens de la carriere de l’auteur a qui il est demandé de donner sa version de Spirou" est somme toute assez sain.

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    • Répondu par spip le 29 septembre 2010 à  21:09 :

      Superbe album. Les codes du dessin répondent parfaitement à la rigueur et la vélocité du scénario. La série semble partie sur de très bon rails. Bravo à ce nouveau couple.
      Un album qui rassemble petits et grands. Un spirou quoi.

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  • L’exceptionnelle rentrée de Spirou 2010
    16 octobre 2010 09:54, par jj

    pour moi les dessins de ce nouveau spirou sont horribles. Je n’aime pas du tout. Ou est la ligne claire ? les couleurs sont fades, ça donne pas envie.Je ne retrouve pas "mon" spirou.Pour la premiere fois depuis trés longtemps, je ne vais pas acheter cet album, je vais attendre qu’on me l’offre à noel

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    • Répondu le 16 octobre 2010 à  17:53 :

      Moi, je le trouve très bon ; mais ce qui me surprend, c’est qu’on puisse souhaiter en cadeau de Noël un truc qu’on n’aime pas du tout.

      Mais chacun ses envies... ;)

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  • L’exceptionnelle rentrée de Spirou 2010
    6 janvier 2011 17:36, par glz92

    Bonjour,

    Je crois que certains journalistes n’ont toujours pas compris l’intérêt du one shot. Il s’agit pour un auteur de donner sa conception graphique et scénaristique d’un spirou pour 1 et 1 seul album. La série des one shot n’a pas sa place dans la série normale et si des incohérences chronologiques apparaissent c’est tout à fait normal. SPIROU est intemporel et vouloir mettre de l’ordre là dedans est un peu une quadrature de cercle. Après on aime ou pas tel ou tel vision de spirou de tel ou tel auteur c’est l’avis de chacun. Perso. le spirou de parme sort des sentiers battus et le spirou tel qu’il apparait peut effectivement dérouté comme le one shot de yoann et vehlmann m’a dérouté au début. Après leur spirou de la série normal est pas mal du tout.
    SPIROU est une franchise et fort heureusement car c’est ce qui fait la longévité du personnage.

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